CHAPITRE VI
catt'}^(jnes d assi.sUints ; mais nous ne ?uivrons pas notre auteur dans ce détail, noi: plus (jue dans les savantes discussions de ce petit traité, où rien n'est omis. C'est atTaire aux ecclésiastiques de s'instruire de tant de choses qui font partie de la science de leur ministère.
En passant, liossuet saisit une occasioa d'appuyer sa théorie relative à l'autorité des choses qui sont établies par la tradition, sans qu'il y ait de textes préci> de l'Ecriture Siiiiite. Nous savons combien les ministres prolestants fondaient de reproches sur ce i^enre de griefs. C'est à saint Basile que Bossuet emprunte ici les termes de sa réponse :
« Il y a des dogmes noa écrits, (pi'il faut recevoir comme venus des apolres, avec autant do vénération cpie ceux qui sont écrits... Nous ne nous contentons pas des paroles qui sont ra|»porlées par l'Apùlre et les Évangiles .. mais nous y en ajoutons • l'aulres devant et apn'S, comme ayant heaucouj) «le force pour les mystères, les(|uelles nous n'avons apprises que de celte doctrine non écrite 1) ».
Ihibemus confilenlem reum , crieront les ministre^ : IK^^lise romaine avoue elle-même qu'elle a des croyances purement humaines. — Mais, leur répondra-t-on, qu'est-ce (|ue vos interprétations philosophiijucs des myslcres enseignés par l'I-icriture 1 Ne sonl-ce pas des idées humaines? Vous auriez honte de la foi simple (jes catholiciues. Vous avez peur des railleries des philoso[)hcs ! Mais pensez-vous que vous ne conservez pas, dans vos croyances, assez de mystères pour vous e.xposer à la moqu»Tie des .I.-J. Rousseau el des Voltaire? .luMpi'à quel degré faudrail-il détruire la religion pour satisfaire ces implacables ceuseurs ? Avez-
•JIO HOSSUET KT LE IMIUTESTANTISME
VOUS (Iccouvert la limite (jui, à leurs yeux, sépare la loi clireiieniie de riinbéciilité .^ Nous avons bien pour pour vous, si vous vous Foumettez au tribunal des ju^cs de ce carac'icre. Vous penclicz trop de notre côté pour être véritablement du leur. Vot)*e haine pour nous est bien une haine de frères. Nous sommes les aînés, et vous les puînés: la différence ne va pas plus loin, et les antipathies n'ont guère d'autre fondement que les rivalités et les ambitions nées de cette dillerence d'âge.
Cependant ces divergences sont c liées si loin, que Hossuet résume en ces termes l'opposition des deux communions :
« Il n'y il point de salut pour eux (c'est-à-dire à leur avis) (ju'en condamnant tous nos Pères, et démentant toutes les prières qu'on fait à Dieu depuis tant de siècles, en Orient comme en Occident, et par toute la terre habitable (1) ».
Ce n'est pas Bossuet qui les écarte ainsi, c'est eux qui rejettent la communion de l'Église catholique par cette sorte d'excommunication.
CHAPITRE VII Instructions pastorales sur les promesses de l^ Église (2).
L'évêquede Meaux tente toutes les voies pour ramener les dissidents à la foi de TEglise catholique. Il ne se contente pas de leur adresser lui-même des uppels ou des traités particuliers sur tous les points par lesquels