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sera la lête, av(>c une hiérarchie d'archevè(iucs et d'évé(iues raéthothquement subordonnés. Ce n'est plus, à vrai dire, l'Eglise romaine, c'en est une contrefaçon protestante.
Quant aux questions de foi et aux nombreux dissentiments des deux Eglises sur la justification, sur le mérite des bonnes œuvres, etc., en un mot sur les conditions du salut, et sur quelques points particuliers du culte, comme la communion sous les deux espè»'.es, l'invocation des saints, la prière pour les morts, le culte des images, etc ; sujets mainte et mainte fois débattus, comme nous l'avons vu, dans les controverses des deux partis ; Tabbé Molanus avait travaillé à concilier les opinions en montrant par où elles pouvaient T'tre rappi'ochées ; de telle façon qu'il ne restât plus qu'à prendre, dans une assemblée commune des théologiens autorisés de l'une et de l'autre Eglise, une résolution ferme de considérer les deux peuples 'comme d'accord sur ces points-là (1). Jj'abbé de Lokkum concilia ainsi une cinquantaine de propositions, les assembla sous le titre de
(1) On se croit obligé encore ici de reniari|iier l'ascendant (|iie prend le protestantisme, même (|uand il daigne se prêter à un accord. On verra en même temps combien est faux le portrait trop souvent reproduit de Bossuct sous la ligure d'un êvêque hautain et dominateur. La vérité pure est que la méthode de Bossuet lui-même, dans ces elVorts si longtemps soutenus de conciliation, est toujours d'accepter au moins i)rovisoirenu'iit les dogmes et interprétations des protestants comme la vérité même, et la doctrine de Luther comme le tribunal devant lequel le catholicisme est cité pour se défendre. Toute cette argumentation du prélat consiste h prouver (|ue la doctrine catholique nVst pas reprélunsible, puiscjue. bien entendue, et expliquée d'après les anciens Pères, la tradition de l'Eglise et les conciles, elle est identique aux oracles des docteurs de la confession d'Augsbourg. Le raisonnement, dans son ensemble, et dans mainte et mainte controverse de détail, pourrait se réduire, quoiiiue un peu trop humblement, en ces termes : « Notre doctrine bien expliquée est identii|ue a celle des Luthi-riens ; donc elle est irréprochable, elle est pure, elle est sainte; elle mérite donc (\\u'. nous soyons admis dans la véritable église de Jésus-Christ par ceux qui eu ont pris la garde, par les disciples de
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Pensées particulières (Coijilaliones priiat:r) ci les communi(|ua, selon l'ordre de la duchesse de Hanovre, à Tévêque de Meaux « pour êtreexaminées en la crainte de Dieu, à condition de n'être pas encore publiées ».
Cette communicati(jn fut faite par l'entremise de Mme de Hrinon, cette ci-devant supérieure de la maison de Saint-Cyr.qui avait été transportée par disgrâce à l'abbaye de Maubiiisson, et placée sous l'autorité de la princesse abbesse. Cette dernière recevait de la duchesse sa sœur les envois des théolo^^iens de Hanovre, et les faisait parvenir par Mme de Brinon,dont tout le monde estimait fort la capacité et la discrétion.
Les Pensées parliculiéres, en dépit de ce qu'elles pouvaient renfermer au fond de déplaisant pour le catholicisme, ne heurtèrent pas Bossuet, dont l'esprit chari- Uible n'y vit sans doute que les intentions chétiennes des théolo[;iens de Hanovre, avec une préoccupation naturelle, et après tout légitime, de placer leurs ministres dans une bonne position. Il traduisit ces pensées en français (l|, sous le titre de Projet de réunion, et donna un peu plus tard ses propres Héflexions sur l'écrit (le M. iabbé Molanus (2).
Dans l'intervalle et sur le même sujet s'enga-^ea une des corrc-pontlances 1(\< plus iiUDorlantcs dont l'histoire