XVII
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prié la sainte-Vierge Marie d'aider une vierge qui était en péril (1) », Bossuet défend les Pères du concile d'Éphèse, les Pères du concile de Nicée, Athrnaç/oras;, qui affirme « que Dieu est un Etre immense, éternel, incorporel (2) » , les Pères qui ont précédé le concile de Nicée , pour lesquels il renvoie Jurieu au P. Thomassin, au P. Petau, au protestant anglais BuUus, enfin saint Çf/prii'n, « dont la doctrine est la nôtre « sur la justification, et saint Auf/ustin, cité à contre sens par Jurieu, si bien, ajoute Bossuet, que « si j'avais eu à choisir dans tous ses ouvrages un passage exprès contre ce ministre, j'aurais préféré celui (qu'allègue Jurieu) à tout autre... Après cela, fiez-vous à votre ministre, quand il cite des passages (3). »
Il cite aussi à faux le P. Petau, « quand pour nous faire accroire » que la théologie des Pères était imparfaite sur le mystère de la Trinité » , il lui fait dire en propres termes (( qu'ils ne nous en ont donné que les premiers linéaments ». Mais ce savant auteur dit le contraire à l'endroit que le ministre produit , qui est la Préface du tome II des Dogmes catholiques : car il entreprend d'y prouver que la doctrine catholique a toujours été constante sur ce sujet ; et dès le premier chapitre de cette Préface, il démontre que « le principal et la substance du mystère » a toujours été bien connu par la tradition; que les Pères des premiers siècles conviennent avec nous dans le fond , dans la substance , dans la chose même , « quoique non toujours dans la manière de parler » : ce qu'il continue à prouver au second chapitre, par le témoignage de saint hjnace , de saint Polijcarpe et de tous les anciens docteurs; enfin, dans le troisième chapitre, qui est celui que le ministre nous objecte en parlant de saint Justin , celui de tous les anciens qu'on veut rendre le plus suspect, ce savant Jésuite décide que ce saint martyr « a excellemment et clairement proposé ce qu'il y a de principal et de substantiel dans ce mystère » ;