H) § XXXIV-XI.IV
saint Grégoire le Grand sont aussi appelés en témoignage par notre grand évêque (1), qui, après avoir ramené à 15 propositions la doctrine enseignée par lui, peut bien conclure « qu'elle est vraie, sûre, certaine, enseignée par les évêques, disciples des saints Pères ».
ARTICLE IV
Les saints Pères
et la Polémique de Bossuet contre les apologistes
du théâtre.
En même temps qu'il luttait contre « les relâchements honteux et les ordures des Casuistes », le grand évêque de Meaux tonnait contre le théâtre, Tune des grandes passions de tout son siècle.
On sait qu'il parut en IGOi une édition des Comédies de Boursault , précédée d'une Dissertation , sous forme de Lettre d'un théologien , où l'on soutenait que les Pères de l'Église, qui avaient condamné les spectacles , n'avaient songé qu'aux spectacles indécents de leur temps; mais que, dans un siècle où l'immoralité et les discours déshonnêtes étaient bannis de la scène , la fréquentation du théâtre n'avait rien de contraire à la pureté de la vie chrétienne. Cette Lettre était publiée sous le nom du P. Caffaro, professeur de philosophie et de théologie depuis dix-sept ou dix-huit ans au collège des Théatins. On s'émut de cette apologie du théâtre, et aussitôt Bossuet écrivit au P. Caffaro une lettre « en secret, entre vous et moi », lui disait-il, selon le précepte de l'Évangile.
« Je ne perdrai point le temps à répondre aux autorités de saint Thomas et des autres saints , qui , en général , semblent approuver ou tolérer les comédies. Puisque vous demeurez d'accord... que celles qu'ils ont permises doivent exclure toutes celles qui sont opposées à l'honnêteté des