I. Racine, Athalie
la sanction suprême annoncée dans un autre passage du texte sacré : u les puissants seront un jour tourmentés puissamment. » Bossuet a cité ces paroles terribles à la fin de son ouvrage, et il a ajouté : u ILufiJaut ni réflexion, ni cojnmen- (( taire. Les rois, comme ministres de Dieu, qui « en exercent l'empire, sont avec raison mena- « ces, pour une infidélité particulière, d'une jus- « tice plus rigoureuse et de supplices plus exquis. (( Et celui-là est bien endormi, qui ne se réveille (( pas à ce tonnerre ^ » L'idole de Bossuet, ce serait donc un dieu d'argile perpétuellement menacé par le grondement de la foudre ; on ne se représente pas bien le grand évêque tremblant devant un semblable fétiche. Le monarque absolu selon le cœur de Bossuet eût été un bon père aimant tendrement son peuple, c'eût été Henri IV \ moins les scandales de sa vie privée.
Dernières années de Bossuet ; conclusion.
Il me reste à parler, pour ne rien omettre, des relations de Bossuet avec Louis XIY et