Cf. plus haut, p
3. Cf. Les Lumières... pour faire voir les calomnies, basses flatteries et autres défauts 'le Se. Dupleix. par Mathieu de Mourgues, dit Saint-Germain, 1636; Observations du maréchal de Bassompierre, sur l'histoire de Dupleix, à la suite des Mém. de Beauvais-Nangis, 1665, t. II. — Sur son discrédit, Le.nglet di: Fresnoy, Méth. hist., t. VIL p. 289, t. XII, p. 108 ; Nicéron, t. XLIII, p. 85- 8.7, VI ; 1']. Benoît, Hist. de l'Édit de Nantes, préf. du t. IjBayle, Cril.gén. de i'Hist. da Calvinisme, XII, n° v; Le Long, Bibl. hist. de lu France, t. III, Mém. hist. — Un racontait que le Cardinal avait revu lui-même, avant l'impression, dans l'histoire de Dupleix, le récit îles deux derniers règnes. David Ancillon prétend de plus que Dupleix recevait une pension des Jésuites.
î. Vby. plus loin, I. 111, ch. n, n° iv.
quelle différence entre la façon dont ils lancent contre l'Eglise réformée une accusation aussi grave, et celle dont Bossuet la soutient ! Si l'on veut que l'auteur des Variations ait ici reçu quelque chose de la controverse contemporaine, il n'a pu, certes, lui emprunter rien de plus que la formule toute nue de la thèse qu'il adopte ; car ces controversistes de métier, historiens d'occasion, sur qui nous aurons à revenir plus loin i , ne prenaient la peine d'apporter à l'appui de leurs imputations aucune preuve sérieuse. C'est à Mézeray et à Davila, — c'est-àdire aux historiens qui, comme nous l'avons vu, avaient cru, l'un au caractère confus et indistinct, l'autre à l'origine simplement politique des guerres du seizième siècle, — c'est à eux que Maimbourg et ses pareils empruntent, sans discernement, des textes opposés à leur dessein et des preuves qui les contredisent. L'abbé Soulier, l'un des coryphées de cette polémique inintelligente, déclarait que le dépit des princes du sang et des Montmorencys éloignés de la cour « fut la source et l'origine de tous les maux de la France, » et cela, au seuil même d'un livre où il se fait fort d'établir que seul le Calvinisme en a été coupable 2.
Bossuet, en se ralliant à cette thèse, — si tant est qu'il ait puisé ses convictions sur ce point ailleurs que dans une étude directe des textes originaux, — a le mérite d'avoir cherché à faire la preuve. Et cette exactitude l'amène à insister sur un certain nombre de faits, qui, comme il a raison de l'observer lui-même, « n'avaient jamais été assez relevés3 » jusqu'alors.