Réfut. du Catéch. de Ferrt/j part, u, cli. m sqq
"2. Il n'oublie cependant pas les protestants. Voy. le second punit, du sermon pour le samedi après les Cendres, sur l'Église, prêché à Paris, en 1660, aux Nouveaux convertis.
3. Cf. Floquet, Etudes sur lu vie de Bossuet, t. III. — Eu 1665, Bossuet travaille aussi à la conversion de l'anatomiste danois Nicolas Stenon.
i. B. Simon, Critique d'E. du IJin, t. II, p. 359 sqq.
dance et des entretiens, dont le but avoué était « d'acheminer aussi loin que possible le rapprochement des protestants, jusqu'au moment où la piété du roi pourrait intervenir1. » Dès 1668, Y Exposition de la foi catholique était faite. En 1668 et 1669 enfin, il achève de se mettre au courant des « moyens de procurer la réunion des religionnaires » par de longues conversations avec Félix Vialart, évêque de Chàlons , un des prélats les plus distingués du temps, et aussi, notons-le, un des amis publics de Port-Royal2. La réconciliation du protestantisme à l'Eglise prend désormais, et pour longtemps, dans l'esprit de Bossuet, le premier rang3.
Deux influences durent alors l'engager puissamment à donner sans retard cet emploi à son activité : les volontés du roi et les conseils de Port-Royal.
Louis XIV et Bossuet étaient déjà, vers 1668, en relations directes et personnelles. Sans doute, dans les quelques stations que Bossuet avait données à la cour, sa franchise avait pu lui nuire ; mais si le roi, gêné par le prédicateur incommode dont l'appui d'Anne d'Autriche encourageait les hardiesses, le rappelait plus rarement devant lui que d'autres orateurs moins éloquents, mais plus timides, il avait cependant reconnu le mérite de ce prêtre savant et actif, et quels services il pouvait rendre. C'était déjà une grande distinction pour Bossuet qu'il eût été question de lui, en 1665, pour le poste de précepteur du Dauphin. L'année suivante . quand le doyen de Metz se mit en relations avec Ferry, il était investi, semblet-il, d'une commission presque officielle du roi 4. Dès cette date, du reste, il paraît avoir fait partie avec les Pères Annat et Le Tellier, avec Turenne et quelques docteurs