XXVII. — Sentiment conforme de Malaval
Par la même raison l'on y pouvait joindre non seulement Molinos, mais encore Malaval, avec son acte qu'il appelle universel : qui comprend éminemment tous les autres actes du chrétien, et exempte aussi de l'obligation de les pratiquer. Car c'est un acte « comme permanent, par une continuelle et insen-
ible réitération, par une simple résolution de ne point sortir le la présence de Dieu », le spirituel « s'y conserve incessamment, [uoi qu'il fasse » : aussi a-t-on vu, selon cet auteur, que l'Épouse Le dit plus à un cher Époux : « Je me donne à vous » : il suffit le l'avoir dit une fois ; c'est un acte qui ne passe point : la proestation une fois bien faite de vouloir entièrement être à Dieu, levient Mutuelle, c'est-à-dire, dans ce langage, devient un acte abituel et continu ou, comme parle l'auteur, un acte non nterrompu, non point par cette intention qu'on nomme viruelle; celle-là, dit-il, ne suffit pas, n'étant pas assez actuelle , son gré. C'est pourquoi il a inventé une intention êminente; ar il n'y a qu'à trouver un mot qui éblouisse le monde, c'en est ssez pour dire sans preuve tout ce qu'on veut, et pour décharger ?s fidèles du soin de renouveler les actes les plus importants.