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DERNIERS SERMONS PRÊCHES A METZ

I. Panégyrique de sa int c Thérèse, prêché dans la cathédrale de Meiz, en présence de la Reine-Mère (15 octobre 1657). — Discours de Fénelon sur le même sujet. — Le mysticisme dans les sermons de la jeunesse de Bossuet.

II. Activité de Bossuet. Diversité de ses travaux. — Sermons et conférences. — Mission de 1658. — Panégyrique de saint Jean, prêché à Saint-Jean de la Citadelle.

III. Oraisons funèbres de Madame Yolande de Monterby (décembre 1656) et de Messire Henri de Gournay (octobre 1658). — Fm du séjour de Bossuet à Metz. — Conclusion.

Bossuet était de retour à Metz vers les premiers jours du mois d'octobre 1657 K II y venait reprendre sa place au chœur, et préparer les voies à une mis-

1. Floquet, t. I, p. 424. Le Ie' octobre, Bossuet signe à Paris l'approbation d'un livre ; le premier dimanche du mois, il prêche pour la Conférence du Ptosaire. à Navarre ; le 15, il prononce à Metz le Panégyrique de sainte Thérèse.

siuii projetée de concert avec M. Vincent, dont il avait offert de partager les travaux; peut-être y était-il rappelé aussi par la reine-mère, arrivée à Metz dès le 19 septembre, avec le roi et la cour, et qui devait faire dans cette ville un séjour de six semaines.

Anne d Autriche était alors très occupée d'oeuvres de charité et de dévotion. Les recueils du temps témoignent en particulier de son empressement à suivre d'église en église les prédicateurs en renom, qu'elle se plaisait, du reste, à faire venir soit au Louvre, soit dans sa chère abbaye duVal-de-Gràce, en attendant qu'elle obtint pour eux, en récompense de leur zèle, un bénéfice ou un évèché. Il est naturel qu'elle éprouvât, à Metz surtout, le désir d'entendre un jeune orateur, sur qui la haute estime de la duchesse de Schomberg, le témoignage de M. Vincent, de M. Cornet, et, depuis quelques mois, la voix publique elle-même avaient attiré son attention. Comment ne pas croire, par exemple, qu'on avait entretenu la reine-mère de ce Panégyrique de saint Joseph, qu'elle pria Bossuet de redire pour elle1, deux ans plus tard, dans la chapelle des Carmélites? Selon toute vraisemblance, c'est elle qui avait fait choix du sujet2 aussi bien que de l'orateur, lorsque Bossuet prononça devant elle le Panégyrique de

1. Bossuet le dit en propres termes dans son exorde : ce II lui platt (à V. M.) d'ouïr de ma bouche ce panégyrique du grand saint ' i. Elle m'ordonne de rappeler en mon souvenir des idées que

le temps avait effacées. » — 2. Lor§t le dit expressément (Musc

sainte Thérèse, la sainte espagnole : non pas en 1658, comme on l'avait dit, ni à Paris, mais dans La cathédrale de Metz, le 15 octobre 1657, comme la gazette de Loret en a fourni la preuve à M. Floquet1. La pensée peut se plaire à chercher le souvenir d'une telle journée dans une église que Bossuet a aimée, qui devait lui plaire par la majestueuse simplicité de sa nef, une des plus élevées et des plus austères que nous ait laissées le moyen âge, et dont l'immensité mettait à l'aise cette voix puissante qu'on a entendue regretter les limites de l'enceinte étroite où elle avait peine à se contenir.

Ni le roi, ni le cardinal de Mazarin ne faisaient partie de l'auditoire : le cardinal était retenu chez lui par un accès de goutte ; Louis XIV, que Ton attendait, ne revint pas au jour lixé d'une excursion qu'on lui avait fait entreprendre pour voir de ses yeux, les places fortes de Trois-Evèchés et de la Lorraine. Le compliment d'usage, dont Bossuet avait en la précaution de jeter sur le papier deux variantes, fut donc adressé à la reine. Anne d'Autriche avait à ses côtés son second fils et la princesse de Conti,

' ,-u-e, 27 octobre). Il annonce de Paris, sur de bons avi* Tenus de Metz, que Bossuet prêcha l'autre jour

Dorant notre reine et sa cour, Ayant pris pour matière et tèze Les vertus de sainte Thérèse.

Cette reine (dit-on au->i) L'ordonnant et voulant ainsi.

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