loquet, t. I, p. 42b et suiv
PANÉGYRIQUE DE SAINTE THÉRJ 20o
nièce du cardinal, celle qui devait être comptée plus tard parmi les saintes de la cour. Dans la foule pressée autour de la chaire, Loret signale encore, sans les nommer,
Multitude de personnages, Savants, qualifiés et sa.i:
C'était ] "élite de la cour de France, que le hasard des i irconstauces amenait, si loin de Paris, comme à point nommé, pour consacrer la réputation naissante d'un orateur destiné à être bientôt une des splendeurs du règne. Louis XIV avait dix-neuf ans. Bossuet en avait trente, l'âge de Corneille lorsqu'il donna If Cid. Quoique le Panégyrique de sainte Thérèse n'ait pas eu le même retentissement, il mérite aussi de faire époque : c'était dans la chaire un coup de maître; on sent que Bossuet a tenu à honneur de remplir dignement sa tâche et de justifier la promesse de ceux qui s'étaient engagés pour lui '. Aussi fut-on ravi de la personne de l'orateur et de l'excellence du discours; et les habiles purent sans crainte prédire qu'une telle éloquence ferait un jour grand bruit dans f Eglise -.
Il est certain que ce discours est un chef-dœu-
1. C'est, Madame, à ce grand spectacle que l'Eglise invite Votre Majesté... 11 ne faut rien méditer de bas quand on parle de sainte
■ et qu'on a l'honneur, Madame, d'entretenir Votre Majesté.» ( Kxurdu.;