‹ Bossuet orateurChapitre 117 sur 192 · e point. — 2. Exorde. — 3. 3e point · texte numérisé non relu

e point. — 2. Exorde. — 3. 3e point

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sain! Paul, on peut bien sans doute proposer aux orateurs ordinaires, comme un idéal, la simplicité toute-puissante de sa parole : mais peut-on aller jusqu'à leur imposer l'étroite obligation de reproduire dans leurs discours des étrangetés de raisonnement et des rudesses de style faites pour compromettre la parole de Dieu, si l'Esprit, qui souffle où il veut, ne daigne plus les soutenir? Bossuet exige donc seulement, au nom de saint Paul, que la prédication ne soit pas regardée « comme un divertissement de l'esprit. »

« N'exigeons pas des prédicateurs, continue-til, lés agréments de la rhétorique, mais la doctrine des Ecritures. » Ces agréments qu'il n'exige pas, il a

ssé de les proscrire; il ne refuse même pas de reconnaître que les dégoûts des délicats peuvent contraindre l'orateur « à chercher des ornements étrangers » pour les a attirer par quelque moyenà l'Evangile du Sauveur Jésus; » et alors ces ornements auront leur prix comme l'innocente simplicité, pourvu que l'on distingue ac l'assaisonnement de la nourri turc solide, î> et qu'au milieu - des discours qui plaisant, » on soit résolu à n'estimer a que les enseignements qui édifienl .

Bossuel revenait ainsi aux idées de Pas cal, à la docr trine de sainl Augustin '. faisanl de l'éloquence une servante de la vérité, mais une servante qui p tut rendre de bons offices, et souffrant les Heurs de l'é-

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