‹ Bossuet orateurChapitre 159 sur 192 · Pensées de Pascal, éd de M. Havet, III, 7 : « Il est · texte numérisé non relu

Pensées de Pascal, éd de M. Havet, III, 7 : « Il est

mort, sa famille abaissée, tout en paix et le roi rétabli, » L'entrée de Charles II à Londres est du 8 juin 1600. On peut rapprocher de cette pensée de Pascal la seconde rédaction du troisième point d'un sermon prêché par Bossuet, à la Visitation de Chaillot, devant la reine Henriette de France, le - juillet de la même année. (Floquet, t. II. i». 74 et 75.) — 2. Ibid., XXIV. 69, et la note de M. Havet. — 4. Ibid., XXV: 17. — Ô. Ibid., XXIV, 16.

résigné d'ailleurs à l'impuissance, il ne s'était plus occupé d'aucun travail suivi ; et sa sœur, Mnlti Périer, dit expressément que, pendant les quatre dernières années de sa vie, « il n'a pu en tout travailler un instant à ce grand ouvrage qu'il avait entrepris pour la religion. »

Ce que Mme Périer appelle « la dernière année de son travail » commence évidemment au lendemain de la XVIIIe Provinciale (24 mars 16o7) et a pu se continuer jusque vers le milieu de l'année 1658; telle est la date certaine1 des pensées qu'il avait recueillies en vue de son livre ; pour qu'on y trouvât la trace sensible des prédications de Bossuet, il faudrait remonter aux discours isolés que l'archidiacre de Metz prêcha dans la capitale au temps même de la publication des Provinciales, c'est-à-dire à une époque où Pascal était trop engagé dans ses voies pour qu'aucun exemple pût avoir sur lui de fortes prises, et où Bossuet, d'ailleurs, quelles que fussent déjà les promesses de son éloquence, ne s'était pas encore élevé assez haut pour qu'un Pascal, s'il l'eût trouvé sur son chemin, pût être tenté de s'incliner devant lui comme devant son maître.

Est-ce-à-dire qu'il faille, au contraire, reconnaître dans les sermons le souvenir manifeste du livre des Pensées ? Et serait-on fondé à réclamer au même titre pour l'un et pour l'autre ouvrage de

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