‹ Bossuet orateurChapitre 17 sur 192 · JUGEMENTS PORTÉS SUR LES SERMONS DE ROSSUET. XXIII · texte numérisé non relu

JUGEMENTS PORTÉS SUR LES SERMONS DE ROSSUET. XXIII

rates de style, ou, tout au moins, des habitudes d'amplification et un penchant à la prolixité, qui ne sont point de son génie. Les sermons qui donnaient lieu à ces déplorables interpolations ont tous été altérés par le premier éditeur d'une façon plus ou moins profonde.

Heureusement, ces sermons-là font exception ; et toutes les fois que Déforis a eu sous les yeux un texte unique, plus ou moins compliqué, il l'a reproduit tel qu'il l'avait lu, et il l'a lu, à très peu de chose près, tel que Bossuet l'avait écrit. La plupart des sermons les plus connus ont été publiés ainsi, dès le principe, sans aucune altération grave. Je le dis pour rendre justice à Déforis. Je le dis aussi pour rassurer les lecteurs sincères auxquels on s'est trop plu depuis quelque temps à faire croire qu'ils s'étaient bonnement trompés du tout au tout, trompés au point de prendre du Déforis pour du Bossuet. Il est, d'ailleurs, nécessaire que nous puissions, d'après certaines règles, estimer par conjecture le degré de confiance, assez variable, que mérite le texte de plus de cinquante discours dont les manuscrits, dispersés de nouveau, on ne sait comment, ont échappé jusqu'à présent à toutes les recherches.

Il est certain queMaury connaissait mieux que Déforis les dispositions du public et les moyens de réussir. Si le choix qu'il conseillait de faire parmi les sermons avait pu être publié d'abord, sans péril pour le reste des manuscrits et sans préjudice pour l'avenir, il est permis de croire avec lui qu'un seul volume, rempli de chefsd'œuvre, aurait excité sur-le-champ de très vives admirations. Quoi qu'il en soit, c'est une chose curieux- et triste de voir combien le recueil complet fut accueilli

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