Avant-propos. Ms., t. XII. i. 368. — 2. Joan., xi
3 RMON SUB LA MOftT. iJi
voyez, u mortels^ venez coDtemplerle speetaole des - humaines. 0 nommes, venez apprendre ce que c'est que L'homme '. »
Tout Le premier poinl du discours a pour objet «le désabuser Les âmes, de Les désabuser éternellement de tous les biens que la mort enlève. » Nous avons déjà rencontré plus d'une fois sur notre chemin - cette pensée qui fera encore Le fond invariable des Oraisons funèbres. Mais je ne vois rien chez met qui mérite plus d'être admiré que ce don de renouveler sans cesse un sujel dont il semblait qu'il eût chaque fois épuisé toutes Les ressources. On verra dans Le sermon mr h/ Mort avec quelle énergie, quelle concision, quelle simplicité éloquente, il reprend, pour le miens dire, ce que tant d'autres avaienl dit, ce qu'il avait si bien dit lui-même, de la brièveté el du néant de notre existence. Il coupe court à un raisonnement « invincible, » mais abstrait et qui sent L'école, pour interroger la mort; c'est elle qui dira aux hommes ce qu'il faut penser de notre être, ou plutôt c'est David qui dira pour elle qu'en regard de l'immuable éternité de Dieu, dos jours qui se mesurent h notre substance qui péril m' sonl rien \ La beauté du texte est rel dépassée peut-être par celle du commentaire :
Qu'est-ce que cent ans? qu'est-ce que mille ans, puis-