‹ Bossuet orateurChapitre 190 sur 192 · B0S8UET ET LOUIS XIV · texte numérisé non relu

B0S8UET ET LOUIS XIV

Je pourrais recueillir çà et là, daus les discours suivants, plus d'un retour de la pensée de Bossurt a la même préoccupation. Négligeons les détails pour aller droit à la fin de la station, qui offre, de ce point de vue, un rapport étroit avec le commencement. D'abord, ce n'est qu'un mot dit en passant :

Faisons retentir le Calvaire de nos cris et de nos sanglots ; pleurons amèrement nos péchés ; irritons-nous saintement contre nous-mêmes; rompons tous ces indignes commerces; quittons cette vie mondaine et licencieuse; portons en nous la mort de Jésus-Christ1.

L'orateur cherche alors longuement, dans les circonstances de la Passion, les motifs qui doivent nous rendre à Dieu en nous détachant des créatures. Cette attache aveugle à la créature revient incessamment sous sa plume ; il est vrai qu'il en parle d'une façon générale : on voit paraître tour à tour dans ses peintures toutes les amitiés de ce monde, qui nous trompent par leurs apparences, ou nous corrompent par leurs flatteries, ou nous accablent par leurs secours à contre-temps anssi bien que parleurs changements imprévus; puis, les raffinements de la haine et les honteuses faiblesses de la vertu imparfaite. Il semble que, parmi tous ces pièges tendus i notre confiance par notre attachement au monde, Bossuet n'ai t pas voulu nommer T amour dé shonné te.

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