‹ Bossuet orateurChapitre 191 sur 192 · Troisième sermon tur la l'a* X.-S. Jésus- Ch rist · texte numérisé non relu

Troisième sermon tur la l'a* X.-S. Jésus- Ch rist

2e point.

Au contraire, c'est par là qu'il finira, de dessein prémédité; la transition est sans art :

Mais au sujet de ces haines injustes , je me souviens, chrétiens, que je ne vous ai rien dit dans tout ce discours de ce que V amour déskonnéte avait fait souffrir au divin Jésus. Toutefois , je ne crains point de le dire , aucun crime du genre humain n'a plongé son âme dans un plus grand excès de douleur1.

Et il s'arrête à parler des douleurs dont le cœur de Jésus a été percé par ces joies dissolues et « cette intime attache au plaisir sensible, qui pénètre la moelle de nos os. »

Presque aussitôt 2 vient la conclusion du discours, un appel véhément et pathétique à la pénitence. En écoutant le cri de Jésus qui expire, chacun voudra mourir avec lui :

Ah! mes frères, il agonisait , il défaillait peu à peu, attirant avec peine d'une bouche toute livide et traînant lentement les derniers soupirs par une respiration languissante. Cependant il fait un dernier effort pour nous inviter à la pénitence, il pousse au ciel un grand cri qui étonne toute la nature, et que tout l'univers écoute avec un silence respectueux; il nous avertit qu'il va mourir, et en même temps il nous dit qu'il faut mourir avec lui. Quelle est cette mort ? C'est qu'il faut arracher son cœur de tout ce qu'il aime désordonnément , et sacrifier à Jésus ce péché régnant qui empêche que sa grâce ne règne en nos cœurs3.

1. Fin du 2* point, Ms., t. XIII, f. 340-341. — 2. F. 341.— 3. F. 343.

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