SIÈGE DE JÉRUSALEM
de la lettre, avec les menaces de Moïse, avec celles de Jésus-Christ. A travers ces épouvantables calamités, que l'Écriture avait prédites,, le théologien poursuit, inflexible, la confirmation de sa doctrine et l'inévitable accomplissement des prophéties. On souffre de l'entendre conclure avec l'accent du triomphe :
Voilà, voilà, chrétiens, la prophétie de mon Évangile accomplie de point en point... c 0 Jérusalem, te voilà pressée de tous côtés , ils t'ont mise à l'étroit , ils t'ont environnée de forts *. » Ce sont les mots de mon texte...
Puis l'orateur prend quelque plaisir à montrer Dira lui-même qui étend sur les Juifs endormis un ciel de fer ; car Dieu leur fait ouvertement une guerre à outrance. A peine en croit-on ses veux, lorsqu'on arrive à ces derniers mots :
Il fallait à la justice divine un nombre infini de
victimes; elle voulait voir onze cent mille hommes couchés sur la place dans le siège d'une seule ville. Et après cela encore, poursuivant les restes de cette nation déloyale, elle les a dispersés par toute la terre...
En demandez-vous la raison? Bossuet la donne comme il a donné celle de tous les faits que Josèphe a racontés; pour le faire mieux entendre, il usera d'une comparaison. Quelle comparaison ! Il avertit lui-même qu'on en frémira, et il poursuit :