‹ Bossuet orateurChapitre 64 sur 192 · e partie, chap. XX. — 2. JO'ul., cliap. XXII · texte numérisé non relu

e partie, chap. XX. — 2. JO'ul., cliap. XXII

que leur Christ s'était fait Turc, et avait abandonné la loi de Moïse I,

C'est seulement à Me aux, dans des instructions familières , adressées d'abord à des femmes , que Bossuet a pu parler du siège de Jérusalem et de la dispersion des Juifs sans aucun reste de mépris et d'amertume. Là, s'il raconte que le temple a été livré aux flammes et n'a pu être reconstruit, il répétera sans doute qu'il le fallait, parce que Jésus- Christ l'avait dit. Mais le dessein de Dieu n'est pas seulement un dessein de colère et de vengeance :

Dieu voulait punir les Juifs, et en même temps, par un excès de miséricorde, leur montrer qu'ils devaient chercher dans l'Église un autre temple, un autre autel et un sacrifice plus digne de lui. Ainsi les justices de Dieu sont toujours accompagnées de miséricorde , et il instruit les Juifs en les punissant. Il instruit les Juifs en deux manières: il leur fait sentir leur crime en frappant jusqu'à sa maison; en la détruisant, il les détache des ombres de la loi et les attache à la vérité2.

Un tel langage pouvait être entendu des Juifs euxmêmes et les inviter à chercher dans le temple nouveau les lumières et les espérances qu'ils avaient perdues en voyant l'ancien tomber pour toujours. Les malheurs du siège sont décrits encore, mais

1. IIe partie, chap. xxii. — 2. Méditations sur VÈcangile, sermon de N.-S., 67e journée.

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