LE PREMIER ÉDITEUR DES SERMONS. XTII
Le président était mort à son tour * (1751), et les papiers, restés en la possession de sa veuve, complètement négligés depuis tant d'années, couraient, on le voit, les plus grands périls, lorsque les Blancs-Manteaux répandirent dans le diocèse de Metz, comme dans ceux de Meaux et de Troyes, leur appel à tous ceux qui pourraient leur communiquer des écrits égarés ou inconnus de Bossuet. Mme de Chasot, avertie par le président de Montholon, son frère, et par le conseiller Choppin d'Arnou ville, son gendre, céda aux premières sollicitations, et Déforis reçut ainsi, de cette même ville de Metz où Bossuet a prêché d'abord, mais par une rencontre de circonstances tellement imprévues qu'il se plut à y reconnaître le secours de la Providence, des sermons et des esquisses de sermons en assez grand nombre pour remplir quatre gros volumes, dont les trois premiers parurent en 1772 2, et le quatrième en 1778 3.
Dix ans plus tard, il dut y ajouter un nouveau volume 4, composé de sermons qui lui avaient été communiqués dans l'intervalle, et qui tirait son principal intérêt de quinze Panégyriques retrouvés, à Metz encore, chez l'abbé de Montholon, doyen de la Cathédrale et frère du président, auquel on peut croire que M. de Chasot les
1. Emm. Michel, Biographie du Parlement de Metz. Metz. 1863, in-8°, article Chasot. — 2. C'était la seconde livraison des Œurn-s de Bossuet (t. IV, V, VI. Paris, Bouder, 1772). Les Sermons furent publiés à part la même année en neuf volumes in-8° et in-12. — 3. Tome VII des Œuvres de Bossuet. Il contient des sermons détachés, la plupart des sermons écrits pour les fêtes de la Vierge, tous les sermons de vêture et trois panégyriques.— 4. Tome VII, 2° partie (le dix-neuvième et dernier volume de la collection, publié en 1 7 Il contenait tous les panégyriques, à l'exception des Panégyrique* de saint Sulpice, de saint François de Sales et de saint Benoît, publiés en 1778.