Trnclicc prise dans un l’oliron ( Cucurbita prpo
ORGANES ELEMENTAIRES. 2$
microscope, a f laissée et vide, ou seulement avec quelques traces d'un dépôt solide, si l’évaporation a laissé à sec quelques corps auparavant en dissolution , comme la gomme ou le sucre dans l'eau , la résine dans une huile volatile. Tl peut aussi s’opérer quelques changements chimiques dans la nature du contenu pendant l'observation qui, l’enlevant à. ses rapports vitaux, le met nécessairement en contact avec de nouveaux agents , l’air ou l'eau, etc., etc. Cette recherche, dont les résultats ont tant d’importance pour éclairer la vie du végétal , a donc dû exiger plus de précautions, des méthodes moins directes et plus variées , et elle doit nécessairement être moins avancée que celles dont nous nous sommes occupé jusqu’ici.
§ 19. Ce n’est pas' seulement dans la cavité dos cellules que se trouvent ces diverses matières ; ce peut être dans l’épaisseur même de leur paroi qu elles imprègnent comme une substance qui, pénétrant à l'état liquide dans une éponge, se solidifierait ensuite et ferait corps avec elle. Elles viennent ainsi modifier les propriétés de cette paroi dont elles font dès lors partie , appartenant plutôt au contenant qu’au contenu , et c’est leur présence qui a jeté tant d'incertitude sur la nature de la membrane cellulaire quelle fait varier dans ses differents âges et ses différentes couches.
Lorsque ces matières imprégnantes sont inorganiques (des terres, des alcalis, des acides métalliques), leur présence est plus facile à démontrer. 11 suffit, en effet, de brûler doucement sur une lanTo do verre une petite portion de cos tissus. Le feu détruit la substance organique, mais non la substance minérale dont elle était pénétrée et qui, restant déposée sur la lame, y dessine le squelette du tissu organique qui a disparu : désagrégé, ce résidu formerait ce qu’on appelle la cendre. On peut montrer, comme existant, ainsi constamment dans certaines parties de certains végétaux, la chaux et la silice. G est celle-ci que présentent à un degré remarquable les liges des graminées qu’on connaît vulgairement sous le nom de paille ; ccst elle qui leur donne leur dureté, et c’est là l’origine de ces masses vitrifiées qu on trouve quelquefois dans les débris d’une meule de blé incendiée.
L imprégnation des parois cellulaires par des matières organiques n est pas moins générale. Telle est relie qu on nomme le //- •jneux, et qu'on trouve dans les fibres du bois, d'autant plus abondante quelles sont plus avancées en Age. Telles sont, répandues plus généralement encore dans les tissus, les substances azotées qu on peut reconnaître a la couleur jaune cpic ces tissus prennent au contact de la teinture d’iode. Ce réactif, ainsi quo divers autres, exerçait une action complètement différente sur les parois de-
cellules tout nouvellement formées. On doit donc en conclure qu elles ne contenaient pas encore ces matières qui ne les ont remplies que plus tard, soit en s’ajoutant, soit en se substituant en partie à une autre substance qui les constituait, seule primitivement. On peut d'ailleurs les en dépouiller par l’immersion dans la potasse caustique qui leur restitue leur composition et leurs propriétés primitives.
§ 20. Si, de la matière qui imprègne l'épaisseur de la paroi des cellules, nous passons à celle qui est contenue dans leur cavité, nous verrons qu elle varie encore plus à difl'é- —, -n rentes époques. Au début, ce sont encore des
ô r~i K matières azotées qui y existent à la fois sous une 0 jri &-n triple forme : 1° celle d'un amas de granules, — r f-< en forme de boule ou de lentille, remplissant / f.j- é?-1 ■ 11 d’abord la plus grande partie de la cavité, mais V r'" qui , à mesure que la cellule se développe , 5,ji n'augmente pas dans la même proportion qu'elle, n’en occupe plus tard que le centre ou se trouve rejeté sur le côté , et finit , dans un grand nombre de cas , par se dissoudre et disparaître entièrement. C’est ce qu'on a nommé nucléus ou noyau de la cellule, nom auquel M. Schleiden a proposé de substituer celui de Cijtoblasle (/.ûtoc, cavité* utric.ule; bourgeon, germe), à cause des fonctions
qu’il lui attribue, celle de produire par son développement ultérieur la cellule dont il serait en quelque sorte l’état embryonnaire; 2° celle d’un fluide visqueux, trouble, de couleur blanchâtre, mêlé de petits grains, qui entoure le nucléus et a reçu le nom de protoplasma ; 3° celle d’une membrane mince granulée [ïutricule primordial de .M. Molli) qui enveloppe cette masse fluide et s’applique sur la paroi cellulaire sans lui adhérer, comme on peut s’en convaincre en plongeant les jeunes cellules dans l'alcool, ou dans les acides chlorhydrique ou nitrique, dont l'action, en condensant le protoplasma, détache et éloigne Ïutricule primordial de la surface interne, et permet de l’apercevoir plus facilement recroquevillé au milieu de la cavité La teinture d’iode aide encore l'observation , surtout si l’on emploie concurremment l’acide sulfurique. Car, tandis que la paroi cellulaire se teint en bleu ou violet, Ï utricule primordial avec son contenu se colore en jaunâtre.
Un peu plus tard le protoplasma, ne pouvant plus remplir la cavité qui continue à croître, se creuse de petites vacuoles, à la manière de l’écume, ou se distend en filaments irréguliers qui vont
50. Jeunes cellules avec leurs nucléus un H, prises émis la Bellcrnvc.
du nucléus à la paroi. Il finit par empâter soit les autres corps qui se sont formés dans la cellule, soit les parois avec lesquelles il se confond en les incrustant, et ne se laissant distinguer qu'à l'aide dos réactifs qui le font apparaître comme une couche intérieure d une couleur différente.
ij 2 1 C'est la solution d iode qu'on emploie à cet usage le plus communément et le plus commodément. Dans un grand nombre de cellules plus avancées, si on les soumet à son action, on voit socolorer rapidement en bleu ou violet des grains contenus dans leur intérieur, ordinairement très inégaux entre eux, tantôt épars en petite quantité , tantôt nombreux et quelquefois même à tel point que, serrés les uns contre les autres [fig. (12), ils obstruent et en quoique sorte solidifient toute la cavité. On est averti par cette action do l'iode, que ces granules sont ceux d'une matière différente de la précédente, entièrement exempte d'azote, qui est extrêmement répandue dans les végétaux et joue un rôle important dans leur nutrition , la férule. Si l'on examine ceux-ci sans les colorer, on peut les reconnaître d ailleurs à certains caractères de formes. C'est en général celle d’un sphéroïde ou d'un ellipsoïde irrégulier, souvent comprimés en lentille , ou d'un polyèdre: corps sur lesquels on voit se dessiner plusieurs cercles concentriques autour d'un point ou d’une ligne centrale [fig. 61) ou excentrique (fig. 60). Ce point, qu on a nommé le hile du grain , est l’extrémité d’une sorte d'axe un peu plus mou que le reste, autour duquel s’emboîtent l’une dans I autre des couches successives d'autant plus épaisses qu elles se rapprochent plus de l’extrémité opposée, probablement d'autant plus anciennes qu elles sont plus extérieures. Il peut arriver que deux ou trois grains extrêmement voisins se confondent en un seul, dans lequel on remarque alors deux ou trois hiles distincts (/if/. 60 ,
mais 1 accroissement ultérieur se fait toujours par un seul d'entre eux sur lequel se coordonnent le- lames formées après celte réunion Si 1 on veut entrer dans plus de détails, on voit la forme varier dans
00. Cellule remplie dp groins de férule , lirée dîme Pomme de lerrc.
01 . Crains de fende du Blé. Dans la première ligure il esl représenté il l'état naturel ; dans la deuxième , après l'action de la chaleur, ipii a fait fendiller le hile ; dans la troisième , apres 1 action de l'eau (pii, en le gonflant , a rendu pins visibles ses diversi s courbes,