cule distinct (««), M. Mirbel le nomme
tissu cellulaire interposé. 11 est clair qu’il joue ici le rôle de la
55. Partie centrale il'uno jeune racine ilo (Initier. — non Cellules. — b b b üsmi cellulaire interposé (le M. Mirbel.
ORGANES ELEMENTAIRES.
matière intercellulaire de M. Molli, quoiqu’on lui attribue une origine tout à fait différente.
8 16. Moyens «le communication «les organes élcmentaircs. — Si le mode d’union des organes élémentaires peut donner lieu à quelques incertitudes, leur mode de communication est bien évident. Nous avons vu, en effet, qu’ils sont clos par une membrane mince et simple, et que lorsqu'elle vient à s’épaissir, ce n'est pas uniformément sur toute sa surface interne, mais qu elle reste constamment à nu sur un grand nombre de points. Or, la perméabilité d'une telle membrane est constatée par des expériences nombreuses et décisives. Les gaz ou les liquides contenus dans les cavités des vaisseaux et des cellules trouvent donc toujours , pour passer de Tune à Tautre* une foule de canaux latéraux, fermés seulement par un diaphragme membraneux. Plusieurs auteurs ont même nié l'existence de ces diaphragmes : ils ont nommé pores et fentes ce que nous avons nommé points et raies. Il est fort vraisemblable qu’en effet la membrane disparaît quelquefois dans ces espaces où elle reste à nu ; nous l'avons vu sur les extrémités en contact des fibres ou des utricules qui, par leur série, forment les vaisseaux. Quelquefois le tube membraneux d’un vaisseau finit par disparaître complètement, et ses anneaux ne se trouvent plus soutenus que par les parties voisines qui, dans les intervalles, forment la paroi du cylindre. L’existence de véritables trous a été mise hors de doute sur les utricules do certains végétaux , ainsi que nous l'avons vu §6,/iSf. 31).
Dans deux cellules contiguës, les canaux latéraux de Tune correspondent ordinairement ii ceux de l’autre, tellement qu’on général deux canaux appartenant à des cellules différentes semblent en former un seul (/ig. 56 a),
sans que de I une à l'autre sa continuité soif interrompue autrement que par une mince cloison. Le passage d’un fluide est donc toujours ou entièrement libre, ou facile, ou au moins possible d’une cavité il une autre.
mettant, en communication les deux cavités,
2i BOTANIQUE.
rompue au coude, les vaisseaux qui suivent cette direction nouvelle viennent s’accoler par leur extrémité ( fig . 57 apa) auprès de
celle de vaisseaux qui concouraient à la formation du faisceau primitif.
11 se passe donc ici à peu près ce qui a lieu à chaque point de réunion de fibres ou utricules dont la série rectiligne forme un vaisseau , la perforation partielle ou complète des faces accolées; seulement il v a une légère déviation des bouts qui se joignent de cette manière.
Quoique les embranchements vasculaires aient presque constamment cette origine, on a cependant quelques exemples de tubes spiraux véritablement rameux sans articulation. Ainsi on voit quelquefois une trachée à double spirale se bifurquer en formant deux trachées à spirale simple [fig. 58), par l’écartement angulaire des deux spires qui auparavant s’enroulaient dans un parallélisme complet. Mais cette disposition a été observée si rarement que beaucoup d’auteurs mettent- en doute sa réalité.
§4 8. Contenu des organes. — Nous avons vu le tissu végél al tout criblé de cavités de formes diverses, occupant l'intérieur des cellules, fibres ou vaisseaux, ou ménagées dans leurs intervalles. 11 nous reste à rechercher ce qu’on observe dans ces cavités, si elles sont vides, ou remplies par d’autres corps.
Elles paraissent souvent absolument vides; mais ordinairement alors, en les ouvrant sous l’eau, on voit s’échapper de petites bulles qui annoncent la présence d’un gaz. Tous les degrés intermédiaires, depuis cette consistance aériformo jusqu’à la plus solide, nous sont olferts par les matières contenues dans les cavités du tissu végétal , et qui peuvent être à l’état de gaz , de liquide limpide ou épais, de gelée, do pâte, de granules épars ou réunis en une masse, de pierre ou de cristal. Il est clair que leur observation est d’autant plus facile qu'elles se rapprochent plus d’un solide : à l’état de gaz, il faut, pour les déterminer, appeler la chimie à son aide; à l’état do liquide, outre que dans beaucoup de cas, elles se dérobent à l’observation par leur transparence, elles tendent souvent à s’évaporer du tissu mis à nu; et la cellule qui, pendant la vio, était gonlléo par un liquide, peut sc montrer, sous le