EMBRYON. 3S
rieure forme l’embryon, borné d'abord à un seul utricule, composé bientôt de plusieurs associés en une petite masse (fii 7. 418,
2, 3 e). Souvent le suspenseur t s’arrête à ce degré de ténuité ; d'autres fois, il s’allonge et se fortifie par l'addition de cellules nouvelles ; mais , néanmoins, il finit presque toujours par disparaître lui-même, lorsque l’embrvon, quelque temps suspendu par lui au sommet du sac , a acquis un certain volume.
§ 463. Nous avons déjà (§§ 27, 28) exposé les changements progressifs, les parties constitutives et les principales modifications de l'embryon. Nous avons vu que cette petite masse cellulaire, d’abord indivise, montre plus tard une sorte de division propre à établir la distinction de plusieurs parties; qu’on y distingue un axe et de petites excroissances latérales, ébauches des premières feuilles ; que parmi ces premières feuilles une ou deux, qu’on nomme cotylédons, offrent une forme et une structure particulières, et que, suivant l'unité ou la pluralité des cotylédons, s’établit dès lors entre les végétaux une différence fondamentale qu’on verra se prononcer de plus en plus à mesure qu’ils continueront à se développer. Mais nous n’avons examiné l’embryon qu’indépendamment de la graine, et nous l'avons d’ailleurs traité d’une manière beaucoup trop générale pour qu’il no soit pas nécessaire d’y revenir ici avec beaucoup plus de détails.
C’est l'axe qui se forme le premier, tournant une de ses extrémités vers le suspenseur et l’autre du côté opposé. Or la première est toujours celle d'où partira plus tard la racine, et prend dans l’embryon le nom de radicule ; la seconde est celle qui s’allongera en tige, en se couvrant de feuilles, et qui pour commencer émet les cotylédons. On distingue donc une extrémité radiculaire et une extrémité cotylédonaire. La radiculaire, se continuant immédiatement avec le suspenseur, regarde par conséquent le sommet du nucelle et le micropylequi lui correspond; la cotylédonaire, directement opposée, devra donc regarder la base du nucelle, c'est-àdire la chalaze; et ces premiers rapports se maintiendront presque
41 S. Premier développement do l'embryon du l)raba verna — .? Suspenseur.
v Vésicule embryonnaire. — e Embryon. — I Première époque, où l'on n'npcrçoil encore que la vésicule embryonnaire doublée. — 2 Deuxième époque, où plusieurs ntricules se son! formés dans celle vésicule. — 3 Troisième, où l'embryon est. devenu plus manifeste par In forrnalion et l'agglomération d'un plus grand nombre d'iilriciiler»
an,
toujours, de telle sorte qu’à l’inspection de la graine il suffise de pouvoir déterminer la chalaze et le micropyle, pour déterminer avec un assez grand degré de certitude les deux extrémités correspondantes de l’embryon encore caché sous ses enveloppes.
§ 464. Dans la graine d’un petit nombre de végétaux, notamment de plusieurs de ceux qui vivent en parasites, l'embryon est borné
à l’axe, alors indivis, comme on peut le voir, par exemple , dans la Cuscute (fuj. 419); ou, si les cotylédons existent, c’est à l’état rudimentaire, et souvent tellement petits , qu’on a de la peine à les reconnaître (clans le Pekea, par exemple [fig. 420 ]), qu’il faut quelquefois même le microscope pour v parvenir (comme dans les Orchidées).
Ces cas sont assez rares, et ordinairement on observe dans l’embryon mûr, outre les cotylédons plus ou moins volumineux, les feuilles qui suivront, ramassées alors en un premier bourgeon extrêmement petit qu’on a nommé gemmule.
Ces différentes parties offrent des différences assez marquées, suivant que le cotylédon est simple ou double. Examinons-les successivement dans l’un et l’autre cas.
§ 465. Embryon inonocotylédonè. —
La forme la plus habituelle des embryons monocotylédonés est celle d’un cylindre arrondi à ses deux extrémités ou celle d'un ovoïde plus ou moins allongé [fig. 422). A l’extérieur, il est difficile d’y distinguer différentes parties; mais, en la coupant verticalement par le milieu, on observe, à une hauteur variable, un petit mamelon niché dans une cavité immédiatement au-dessous de la surface. C’est la gemmule, terminaison supérieure de l’axe, auquel appartient toute la portion située au-dessous ; portion qui se compose presque entièrement de la pe-