‹ BotaniqueChapitre 130 sur 206 · MOUSSES · texte numérisé non relu

MOUSSES

on le sait (§ 225), à la fécule, approche autant qu il est possible de ses propriétés dans ces végétaux , où elle bleuit même par 1 iode. C'est elle qui, étendue en gelée par une certaine proportion d’eau, et relevée par le mélange d'un principe légèrement amer contenu dans les cellules , peut fournir dans les Lichens un aliment doux et un peu tonique. Des espèces différentes sont remarquables par l’abondance d’un principe colorant , qui néanmoins ne devient apparent que par la préparation. En effet, dans la nature, leur tissu est grisâtre ; mais après qu’on les a fait fermenter avec un alcali (la potasse ou l'urine, si riche en ammoniaque), on obtient une couleur rouge, puis, si l'on force en potasse, bleue. La Parelle et surtout l'Orseille sont particulièrement, employées à cette extraction ; plusieurs autres Lichens fourniraient le même principe , mais en moindre proportion.

§ 547. Mousses {Musai). — Chacun connaît ces élégants petits végétaux si abondants à la surface de la terre , des rochers , des écorces, qu'ils revêtent d’un tapis vert, croissant quelquefois sous beau. En les examinant de près , on les voit formés par des tiges grêles, simples ou rameuses , couvertes de feuilles menues d’une texture entièrement cellulaire, mais au milieu desquelles une série d’autres cellules allongées commence à ébaucher la nervure médiane. Nous voyons dans l’intérieur des cellules de ces plantes apparaître la chlorophylle : aussi la surface extérieure sur quelques points est-elle parsemée d’ouvertures ou stomates propres à les mettre en rapport avec l’air atmosphérique. Leurs organes reproducteurs sont'dc deux sortes : 4° des anthéridics (§ 495, fig. 448) groupées au milieu de rosettes terminales do feuilles ou situées à leur aisselle, ordinairement entremêlées de filets stériles ou paraphvses ; 2° des archégones d’une forme particulière. Ceux-ci dans le premier Age isolés ou réunis plusieurs ensemble, tantôt éloignés des anthéridics sur fies pieds différents ou à une autre place du même pied, tantôt environnés par ces corps, représentent autant do | sacs en forme de bouteille et sessiles. Do plusieurs archégones ainsi f groupés un seul se développe ordinairement, tandis que les autres î se tlétrissent. A lors celui-ci s’allonge, et en s’allongeant rompt lo sac i extérieur qui l'enveloppe et l’emporte avec lui posé sur son sommet ; en manière de bonnet de nuit , d'où lui vient lo nom de coiffe ( cau Igptra [ fig. 471 c; 472 c] ). On distingue alors deux portions dans h la partie intérieure développéo : un pcdiccllc inférieur et grêle, appelé ! quelquefois la soie [scia | fig. 471 pj); un rendement supérieur, glo- 1 buleux ou ovoïde, ou souvent en forme d’urne, capsule, thèque ou urne ( llieca | fig. 471 u]). La capsule à I intérieur présente une ca- I vité parcourue au centre par uno sorte d’axe plein, la c olumelle {coin-

TllU [fig ' 473 C]) remP,ie tout autour de cet axe par une multitude

m£lo7lUlfTeS !ibreS.par «»*** d. leurs ceMulesoaroï ’deïïM TrdT ® prmcipe réunissait la columelle aux paroi, de la capsule. Celle-ci, à la maturité, souvre en manière de

pvxideparla séparation d’un couvercle ou opercule (o) conoïde longtemps caché sous la coiffe, mais qui après sa chute se dessine nettement du reste de la capsule par un sillon annulaire. Lorsqu’il se sépare lui-même, il laisse celle-ci ouverte au sommet : cette ouverture porte le nom do péristome. Le péristome est entouré par un

rebord tantôt entier

ou nu .

tantôt tout garni do petites dents

(J irj . 472 p ) souvent allongées en soies droites, ou tordues. Cos dents

47 \ . Une Mousse (le Fündrid hihjrOinctricd), Un peu grossie. — /'Feuilles. — u Urne portée sur un long (Ilot ou pédiCcllo jj. — n Opercule. — c Coill'e qui persiste sur l'uno des detix urnes et est déjà tombée de l'autre.

472. Urne de VFncdlyptn culf/drls, — « Urne. — 0 Opercule. — s Sommet du pédlcOlte. — \ Avant la déhiscence, et encore enveloppée de ta coilîe c, à travers laquelle on l'aperçoit. — 2 Après la déhiscence, lorsque l'opercule détaché a mis à découvert le péristome p bordé de 1 0 cils oit dents.

47.'). L'urne encore très jeune du Splaehnum , coupé dans sa longueur. — a Apophyse, — c Coluincllc. — x Cavilé ou loge tournant tout autour do la coluincllo cl remplie parles spores. — Le tégument de l'urne csl formée de l'extérieur à l'intérieur par plusieurs couches cellulaires différentes : la première c, qui forme i'épidorme el s’épaissit au sommet pour former l'opercule n; doux intermédiaires, qui se déchiquèleront plus tard à leur sommet pour former les dents du péristome ; une intérieure s, qui forme la paroi de la loge ou sac spnrifère.

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