‹ BotaniqueChapitre 182 sur 206 · Diagramme de la fleur · texte numérisé non relu

Diagramme de la fleur

040. Sa Coupe verticale. — c Calice. — j> Corollo. — a Ses appendices. — e Élamines. — o Ovaires, dont deux coupés. — 8 Style.

(!41. Un des carpelles coupé verticalement. — p Péricarpe. — l Téguments do lit graine. — e Embryon.

oOi BOTANIQUE.

ni fera. et le Nicundra physalodes produisent des effets semblables, quoique moins intenses. Ceux des feuilles du Tabac, dus également a la présence d'un alcaloïde particulier ( la nicotine), sont très violents lorsqu il est pris a 1 intérieur; mais ce n est que comme médicament qu'il est ainsi administré, et, dans l'usage habituel , il n’est mis en rapport qu avec les parties les plus extérieures de la membrane qui tapisse le tube intestinal : avec les narines, en poudre: avec la bouche, mâché ou fumé, forme sous laquelle son effet doit être singulièrement affaibli, et cependant ne laisse pas d'ètre énergique lorsqu'on n'en a pas l'habitude. C’est de l’Amérique qu'il nous est venu. Les habitants d Haïti le nommaient y ali , et le nom de tabac, qu’ils donnaient a la pipe, fut appliqué par les Européens à la plante. Waller Raleigh l'introduisit en Angleterre en 158(3; mais il était cultivé dès 1560 en Portugal, d’où il fut apporté en France par l'ambassadeur Nicot, dont on a donné le nom au genre botanique ( Nicoliana .). Son usage fut d’abord sévèrement défendu par plusieurs souverains, mais s’établit malgré les menaces et les punitions, et finit par être un objet de faveur et même de monopole, en devenant une branche importante des revenus publics, comme il l’est aujourd’hui. Répandu sur toute la surface de la terre, sa culture s'est aussi généralisée, et l'on pourra s'étonner de trouver jusqu’en Écosse et en Suède celle d'une plante originaire des contrées tropicales : mais il est facile de s'expliquer cette diffusion, si l'on réfléchit que c’est une herbe annuelle, qui no demande pour parvenir à sa perfection que peu de mois de chaleur, et qui d’ailleurs, dans son pays natal, croît sur les hauteurs, par conséquent dans un climat plus tempéré. Plusieurs espèces sont cultivées : le Nicoliana tabacum y fleurs roses, le plus généralement ; lo N. rustica à fleurs jaunes, de préférence dans l’Afrique occidentale et b Egypte, ainsi que dans le midi de l'Europe, où l’on en prépare le tabac de Salonique et probablement aussi de Ealakié. Celui de Shiraz est le N. persica , peutêtre originaire de cette contrée, ce qui pourtant est loin d'ètre certain. Il est assez singulier dans cette famille, à côté de ces produits vénéneux, d'en trouver d'autres d’une nature entièrement différente. Les fruits du Piment (Capsicmn) sont extrêmement piquants au goût et même Acres, mais se mangent impunément; et ceux de la Tomate (Lycopcrsicum cscnlcnlum), de Y Aubergine (Solanum melongcna) et 'le quelques autres, sont tout à fait doux et comestibles. Mais c'est surtout la Tomme de terre [Sotanum lubcrosum | /<;/ (3 i 2-0 17 1) dont l’emploi fait contraste avec tous les narcotiques que nous avons cite.d’abord. Il est vrai que ce! aliment si usité est fourni par une autre partie de la plante cl tout, autrement modifiée, par les rameaux inferieurs et souterrains (§ 158, fig 160) qui forment en se renflant

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de riches dépôts de fécule. C’est, aussi de l'Amérique que nous est venu ce végétal si utile ; mais de quelle contrée précisément? On l a

«H. * ou.

trouvé sauvage dans les montagnes du Chili, vers le 33e degré de latitude australe; dans celles du Pérou, où peut-être il avait été porté par les Incas ; récemment sur les pics du Mexique, où cepen dant il n'était pas connu du temps de Montezuma, etco fut de Virginie que Raleigh le rapporta en Angleterre. Mais il est bien difficile de déterminer si une plante d’uno propagation aussi facile a toujours crû spontanément dans un certain lieu, ou si elle y a été laissée par le voisinage de l'homme à une autre époque. Quoi qu'il en soit, la Pomme de terre a ou plus de peine que le Tabac à s’établir en Europe, et chez nous on peut regarder sa culture en grand comme ne datant que de ce siècle. Elle était plus tôt en usage dans le midi de la France ; mais il fallut les efforts les plus persévérants d'un philanthrope éclairé, Parmentier, pour la faire adopter dans le Nord. C'est un fait qui a droit de nous causer aujourd'hui un singulier étonnement.

§ 603 ScrofulnriiiécK. — Elles ont les rapports les plus intimes avec les Nolnnées, dont elles diffèrent seulement par l’irrégula-

612-617. Organes do la fruclilicallon du Soldnuni lubci'osuin.

fi 12. Diagramme do lit finir.

6t:t. Sa coupe verticale. c Calice. — ;i l’arlio inférieure tic la corolle. — c Étamines. .v Ovaire. - s Slylo et stigmate.

OU. Fruit.

fi lé. Le meule, coupé liorlzoïlIitlcttletlL

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