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PIQUANTS

morphose de plusieurs axes de différents degrés, comme dans la Vigne , on observe souvent , à la naissance de cbacpie fdet latéral, une petite feuille rudimentaire relativement à laquelle il est axillaire.

PIQUANTS (.Sp?/ife).

§ 169. Une autre forme tout à fait différente, et presque inverse, sous laquelle se déguisent souvent tous ces mêmes organes, est celle de piquant. Au lieu d'un fdet ilexible et mou qu’on avait dans la vrille, on a une petite branche raccourcie, roide et terminée en pointe, également simple ou rameuse.

Ce sont les rameaux qui offrent le plus fréquemment cette métamorphose. Tantôt ce sont tous les rameaux d’une plante, comme dans les Ajoncs, les Colletia; tantôt ce ne sont que les derniers, et quelquefois même seulement l'extrémité qui , au lieu de s’épaissir en un bourgeon terminal, s’aiguise et se durcit. Ces rameaux épineux peuvent conserver encore en partie leur caractère en se chargeant de feuilles et même de fleurs ( comme dans le Prunier épineux | fiij. 162]), ou bien, nus dans toute leur étendue, le perdre complètement à l'extérieur (comme dans le Gledilschiu).

Mais l'examen anatomique de leur intérieur montrerait toujours une structure identique avec celle du rameau.

Ce sont plus rarement les pédoncules qui se terminent on épines (par exemple, dans ÏAlyssiun spinosum ).

Dans la feuille , ce peuvent être les faisceaux appartenant à ses différentes parties : 1° Les nervures médianes ou principales, soie qu une portion du parenchyme réunisse encore leur base, et qu’on ait ainsi un limbe terminé ou bordé de pointes plus ou moins longues, comme dans les Chardons; soit que le parenchyme disparaisse complètement, comme cela est fréquent dans U Épine-vinette (/î^. 163/). Le piquant est quelquefois formé par le pétiole seul. Souvent ce n’est qu'en vieillissant qu’il prend cette forme : le rachis de la feuille pennée de l'Astragale adragant et autres (/?</. -164), par exemple, après la chiite des folioles qu’il a portées pondant la jeunesse de la plante 2" Les stipules endurcies en deilx épines plus courtes à la

U-2. Hameau du Prunellier (Prunus sji'uiom) t lormimi en piqit-inl.

103 Rameau Je l'Épine-vinette (Derbevis vulgaris), dont les feuilles fl) oui piis la forme de piquants rameux. De l’aisselle de chacune naît une rosette rn de feuilles

régulièrement conformées. ... , , .

tOi Feuille composée d’un Astragale ( Astragnlus massiltciisis ), dont le rachis i ve termine en piquant. — a Stipules péliolaircs. — f Folioles groupées en neuf paires.

I 05. Rase de la feuille composée du Faux Acacia ( llubinia i>seudo-ucacia ) , dont le» «■•îiiiiIch ss ont pris la forme de piquants. — b Branche. r Rachis.

100. Rameau du Groseillier k maquereau ( Mes uvn-crhj m 1 , où l’on voit les cous-

base delà feuille, comme dans noire Acacia ( llubinia pscudc-uccicia

\p rj. 1 6o] ). Le coussinet, quelquefois lui-même spitiiformc (/»’(/. IGG;.

pon.s. us

s en distinguera aisément s'il forme une seule pointe immédiatement au-dessous de la feuille ; mais s’il se redresse en une double pointe, la distinction deviendra moins facile. Il n’est pas besoin d’expliquer comment l’origine des piquants se détermine par leurs rapports de position avec les autres parties de la plante , ainsi que pour les vrilles.

AIGUILLONS laculei).

§ 170. Nous commencerons par les aiguillons , transition naturelle après les épines , dont nous venons de nous occuper , et avec lesquelles on les avait longtemps confondus. Celles du Rosier, ainsi qu’on les nomme vulgairement, peuvent nous servir d’exemple. Si nous les considérons extérieurement, nous voyons tout de suite qu’elles n’occupent aucune place fixe sur la branche, tantôt écartées, tantôt rapprochées sans ordre. ; nous voyons aussi qu'elles n’y tiennent que faiblement et s’en détachent par un léger effort sans rupture. Leur examen microscopique les montre toutes composées d’un tissu cellulaire analogue à celui de l’enveloppe subéreuse, comme lui bientôt sec, et ne conservant la vie qu'a sa base, par laquelle il peut continuer à s'accroître, épais et durci sur toute la superficie. Ces épine; du Rosier ne peuvent donc être assimilées à celles qui résultent de la métamorphose d’un organe fondamental ou d'une de ses parties, et qui par cela même affectent une position régulière et une texture (ibro-vasculaire. On les comparerait avec plus de raison aux poils, dont ils diffèrent seulement par la plus grande épaisseur et par l’agglomération des cellules plus nombreuses qui les composent. Les aiguillons se montrent non seulement sur la tige et ses ramifications, mais sur les feuilles et sur les parties mêmes de la llour qui conser vent le plus le caractère de celles-ci, mais presque exclusivement sur les pétioles et les nervures. Leur forme est généralement celle d'un cône, quelquefois droit, le plus souvent recourbé en crochet, ordinairement aplati dans un sens.

poils ( püi ) .

£ 171. Nous avons en déjà plusieurs fois occasion de parler dos poils, mais seulement à leur plus grand état de simplicité, lorsqu ils résultent chacun de •l’allongement d’une seule cellule épidermique '/*!/■ 83). Cette cellule, enfoncée par sa base au milieu des autres, fait par le reste de son corps saillie au dehors, dirigée tantôt pei

■'incls cccc dos fcnillos développas clincim on un piquant simple ou triple, fff Hase des

rouilles. bb Bourgeon» unissant de Pois«t*lle de ces feuilles.

pendiculairement à la surface de lepiderme ( fig . 167, -1), tantôt obliquement, soit le plus souvent de bas en haut, soit en sens contraire (pili relrorsi [fig. 83]), tantôt enfin presque parallèlement 1 a „ ( pili adpressi ). Sa surface est

lisse ou assez souvent toute hérissée de petites aspérités ( fig . 4 68, 4); sa forme la a plus ordinaire est celle d'un cône Ion g et grêle (fig . 4 67, 1], d’une aiguille; mais elle peut quelquefois être à peu près cylindrique et même se renfler en massue à son sommet. Enfin elle peut se diriger à la fois dans deux ou plusieurs directions [fig. 167, 2), devenir rameuse {fig. 167, 3), quoique présentant toujours à l’intérieur une seule cavité continue. Ce n’est pas toujours dès sa base, ce n’est quelquefois qu’à une certaine hauteur qu’elle se ramifie ainsi.

Beaucoup de poils sont formés, non plus par une cellule unique, mais par une suite de cellules unies bout à bout ;.et comme les sur-

dC7.

107. Poils formés d'une seule cellule sortant de l'épiderme c. — d. Poil simple. — 2. Poil bifurqué pris sur le Sisymbrium sophia. — 3. Poil noueux pris sur la feuille de

VArabis alpina. „ , ^ . ,, .

108. Poils composés, formés par la réunion de plusieurs cellules, — c Epiderme d ou

«ait le poil. — d. Poil cloisonné simple, pris sur la tige de la Uryone (Dryonia alla). 2 Poil milieux, pris sur la fleur du Nicandra anomala. — 3. Poil en étoile, pris sur 1:, feuille de la rose tremiére (Altliœa rosea). — 4. Poil monilifor.nc, pris sur le l.yrlnm vhalccdonica ; on -voit sa surface toute hérissée de petites aspérités.

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