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FONCTIONS DE SES PARTIES

§ 253. Le inonde attache l’idée d e fleur à cette partie de la plante colorée de teintes plus ou moins brillantes et ordinairement différentes de la verte, souvent odorantes, qui se développe en général après les feuilles, et, après une existence passagère , est remplacée un peu plus tard par le fruit. Le botaniste ne s’arrête pas à ces apparences ; pour lui la Heur en est souvent dépourvue, et alors elle passe presque inaperçue des autres. Nous chercherons à la connaître sous toutes ses formes, à tous ses degrés de réduction : mais pour le moment prenons-en une bien complète, qui soit une (leur pour le vulgaire aussi bien que pour le savant, par exemple une de ces Renoncules qui en étéémaillent nos prairies de leurs boutons d’or. En l’examinant de l’extérieur à l'intérieur nous verrons qu'elle se compose en dehors de cinq lames ovales et verdâtres, qu’on appelle folioles clu calice; puis plus en dedans de cinq autres lames jaunes, plus développées, qu’on appelle pétales; puis d’un assez grand nombre do filets terminés chacun par un rendement jaunâtre, qu’on appelle étamines; enfin au centre d’un amas de petits corps vofts, ovales et comprimés, qu’on nomme des carpelles.

§ 236. On s'accorde assez généralement aujourd’hui à considérer toutes ces parties, bien que différentes de formes et de couleurs comme autant de feuilles plus ou moins modifiées. On so fonde sur plusieurs considérations.

-I» Dans un grand nombre de plantes, on peut voir les feuilles se modifier insensiblement à mesure qu’elles se rapprochent des fleurs tellement qu' entre los plus proches et les folioles du calice on ne lrou\ e

presque plus aucune différence. Dans certaines fleurs (celles du Magnolia , par exemple, et du Tulipier), se montre le passage des folioles du calice 'aux pétales, et dans d’autres (comme on peut si bien l’étudier sur le Nénuphar blanc [fïg. 179]) celui des pétales aux étamines. Beaucoup de carpelles (parmi lesquels nous citerons ceux du

Baguenaudier et surtout du Sterculia platanifolia) se présentent comme une véritable feuille repliée sur elle-même. Les formes des

feuilles et des parties de la fleur sont donc quelquefois presque identiques , et d'autres fois , quoique si différentes en apparence, se lient par des transitions insensibles.

2° Même rapport dans leur structure.

Développées, elles offrent également des nervures disposées d’une manière analogue et dont les intervalles sont remplis par du parenchyme. Elles commencent toutes do même par un petit mamelon ou amas celluleux , dans lequel plus tard s’organisent des faisceaux fibro-vasculaires.

3° Les rapports de position sont les mêmes entre les parties de la fleur qu’entre les feuilles. Si elles sont disposées par verticilles, les parties de deyx verticilles successifs alternent régulièrement entre elles;

170. Fleur du Nénuphar ( Nymphœa alba), vue d'en haut cl plusieurs fois moindre <|iie nature. — cccc Les quatre folioles du calice. — pppp Pétales. — e Étamines. — à On peut suivre les dégradations de forme des parties do l’extérieur à l'inté-

rieur cl d'ailleurs on a placé séparément h côté une série de folioles modifiées, depuis la verte’ du calice c et la blanche de la corolle p 1 , jusqu’aux étamines, de plus en plus caractérisées par la différence de la forme e 4, 5.

180. partie centrale de la fleur du Tulipier ( Liriodcndron tulipifera), composée de

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