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FLEUR EN GÉNÉRAL. INFLORESCENCE

si elles sont disposées à différentes hauteurs, la ligne qui passe par leurs insertions successives forme une spirale. Ces spirales s’aperçoivent clairement , pour peu que les parties se multiplient sur un axe allongé, comme les folioles calicinales des Camellias, les étamines et carpelles des Magnolias et du Tulipier [fig. 180 c).

4° La nature nous montre assez souvent dans des fleurs monstrueuses le retour de ces parties à la forme et à la couleur des feuilles, tantôt complet et tel qu’à la place du pétale ou du carpelle on a une feuille véritable, tantôt incomplet, et tel qu’on a des parties ambiguës et intermédiaires, demi-feuilles, demi-pétales ou demi-étamines.

On conclut de ces rapports si nombreux, que la fleur est un amas de feuilles modifiées et rapprochées sur un axe raccourci ou presque nul, une véritable rosette (§ 136).

Mais ces nouvelles feuilles qui constituent les parties de la fleur diffèrent des véritables, non seulement par leur forme, leur couleur et par quelques points de leur structure intime ; elles en diffèrent en outre en ce qu’elles ne produisent jamais à leur aisselle de nouveaux bourgeons, non plus que l’axe qui les porte. Cet axe ne peut donc ici se ramifier ni s’allonger ultérieurement. C'est là une différence essentielle entre les feuilles de la fleur et celles du reste de la plante. La végétation des branches chargées de feuilles devra se continuer indéfiniment par la production de nouveaux bourgeons, si la mort, l'avortement ou quelque cause étrangère ne viennent l’arrêter. La végétation d’une branche chargée d’une fleur à son extrémité s’arrête naturellement à ce bourgeon terminal d’une nouvelle sorte et qui n’en produit pas d’autres.

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