ENVELOPPES DE LA FLEUR
§ 322. Nous savons que deux verticilles de parties ordinairement différentes dans l'un et l’autre par leur forme et leur coloration, le calice et la corolle, composent les enveloppes de la fleur lorsqu'elles sont au complet. Nous savons aussi qu’il n’est pas rare d’en trouver un seul; que, dans ce cas, c’est presque toujours la corolle qui manque, et qu'on dit en conséquence apétales les fleurs qui présentent cette disposition.
Ce terme n’a donné lieu à aucune objection pour les Dicotylédo • nées, où, lorsque les enveloppes florales se bornent à un seul verticille floral , elles offrent en général manifestement l’apparence et tous les autres caractères d’un calice. Mais dans les fleurs des Monocotylédonées, il n’en est pas toujours ainsi. Nous avons annoncé (§ 290) que leurs enveloppes sont le plus généralement formées de six parties disposées trois par trois sur deux cercles concentriques. Très souvent toutes les six sont semblables entre elles, et alors elles peuvent être vertes (dans la fleur de l’Asperge, par exemple); mais plus souvent elles sont peintes de couleurs différentes et quelquefois fort vives, comme dans le Lis (fiy. 242), la Jacinthe, la Tulipe, etc. D'autres fois les trois extérieures différent des trois intérieures : les premières vertes et semblables à un calice, les secondes colorées et semblables à des pétales, comme dans les Éphémères, le Plantain d'eau ou Alterna, etc. Dans ce cas on serait tenté d appeler on effet le verticille extérieur calice, et l'intérieur corolle; mais, par une conséquence nécessaire, il faudrait leur appliquer les mêmes noms dans toutes les autres fleurs de Monocotylédonées, où pourtant les