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FIBRES

§ 7. Les détails dans lesquels nous sommes entré au sujet des cellules nous dispenseront d'en donner d'aussi étendus au sujet des libres, puisque c'est par la forme seulement qu'elles différent, et. que, leur développement étant le même, l’apparence de leur surface doit offrir des modifications analogues.

Nous avons déjà vu que la longueur des fibres est variable : peu prononcée chez les unes, qui se rapprochent des cellules et ont même reçu de beaucoup d’auteurs le nom de cellules allongées ; très grande dans d’autres , qui se rapprochent des vaisseaux , et qui ont été souvent classées avec eux sous le nom de vaisseaux fibreux.

Le tissu qui est formé par la réunion de ces fibres a reçu le nom d eprosenchyme. Celles qui s’y trouvent placées à peu près à la même hauteur se touchent parleurs côtés; mais, à leurs extrémités amincies, elles laissent nécessairement entre elles des intervalles libres , dans lesquels viennent s’intercaler les extrémités analogues des fibres situées au-dessus et au-dessous (fkj. 32). Dans le parenchyme, au contraire, les cellules supérieures et inférieures se posent l’une sur l'autre par les faces planes (pg. 19, 21 qui les terminent [cellules parcnchymatis sibi exlremitatibus impositœ sunt , prosenchymatis apposilæ ).

Leur paroi est en général épaisse et assez dure : elle est formée d’abord d'une membrane unique et continue, qui peut acquérir, sans l’addition d’aucune l\ I autre, un certain degré d’épaisseur. Mais, ordinaireij ’ ment, plusieurs couches secondaires se forment suc-

' cessivementde l’extérieur à l'intérieur, de telle sorte

à-. que la libre, dont l'axe creux se rétrécit de plus en plus et se réduit enfin presque à rien , peut paraître pleine ou entièrement solide.

r- 11 en résulte que la section du proscnchy me montre

11110 niasse en général compacte dans laquelle la proportion des parties pleines l’emporte de beaucoup sur celle des vides ; la cavité intérieure des fibres est au plus un canal oblong otgrôlo, tandisque leurs surfaces cxléi.'f. rieurcs se touchent entre elles assez exactement pour

Fibres prises dans la Glémnlile commune (C.lnnntis vilolbn). !!.'{. ( loupe transversale des mêmes.

ORGANES ELEMENTAIRES. Il

que les méats intermédiaires soient presque nuis. Une autre conséquence de cette juxtaposition est l’aplatissement des côtés en contact , de telle sorte que la paroi de la fibre devient prismatique extérieurement , tandis qu’intérieurement elle reste cylindrique, (l'est ce que montre clairement la coupe transversale d’un prosenchyme suffisamment développé [fig. 33).

Nous avons déjà dit que le développement des fibres est le même que celui des cellules. L’accroissement de l’utricule primitif ou de la membrane extérieure détermine leurs dimensions en longueur et en largeur ; la formation plus tardive des couches intérieures détermine leur épaisseur, et l’apparence définitive de leur surface, qui peut conséquemment présenter les mêmes modifications que celles des cellules. Il arrive néanmoins assez fréquemment que la couche interne tapisse exactement l’externe, sans solution de continuité , de sorte que la fibre reste aussi lisse qu’elle l'était dans le principe. La seconde couche peut aussi ;

se montrer sous la forme d’un fil spiral ou bien de bandelettes unies entre elles en manière de réseau ; mais cet état ne se rencontre pas souvent.

L’existence des fibres fendillées, et surtout ponctuées [fig. 34), est au contraire extrêmement fréquente. Ces ponctuations répondent, comme dans les cellules, aux points où la membrane extérieure n’est pas doublée par les intérieures, et où aboutissent les petits canaux sans issue résultant de ces solutions de continuité. Elles sont particulièrement remarquables

dans le bois du Sapin et des autres arbres analogues qu'on désigne vulgairement sous le nom d’arbres verts, et qui forment la famille des Conifères, que nous apprendrons h connaître plus tard. L('s ponctuations y sont assez grandes pour (pi on ail pu d'abord les prendre pour de véritables trous; elles se montrent disposées sur deux séries rectilignes occupant les deux côtés opposés de la fibre, et sont souvent environnées chacune d une aréole plus ou moins latge (/ig. 33). On est parvenu a se bien rendre compte de cotte disposition : si I on examine avec un bon microscope une tranche très

•H. I Ibrcs ponctuons prises dans la rebord nild d'une graine de lliguouo. d.i. libres prises dans le Imis du l’in commun ( l'intls sulvcslrm).

3lj. Coupe longitudinale des mémos.

Ü0TAN1UUE.

minco de la libre coupée suivant un plan qui passerait par les deux lignes parallèles des ponctuations, on voit à l’endroit de la ponctuation la paroi de la fibre s’infléchir à l'intérieur, en déterminai!, ainsi un petit enfoncement dont le pourtour est circulaire ou elliptique [fig. 36). C’est cet enfoncement, autrement éclairé que le reste de la surface dont il fait partie, qui forme l’aréole, et à son centre vient aboutir un court canal latéral analogue à ceux de toutes les cellules ou fibres ponctuées, et qui forme la ponctuation centrale; et, comme ordinairement les ponctuations de deux fibres voisines se correspondent, il y a à ces points correspondants un petit espace vide de forme lenticulaire, comme on en aurait entre deux verres de montre appliqués l’un sur l’autre par leur contour.

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