du Pteroccphnl us pnimlinus
COROLLE. 2o"
surface [pg. 251 /, comme dans le Pissenlit). Mais alors même, en le regardant à travers une loupe, on aperçoit en général cette surface toute hérissée de petites aspérités ; lorsqu'elles se prononcent assez pour figurer autant de petites dents facilement visibles, l’aigrette est dite dentelée.
§ 331. La durée du calice est variable suivant les différentes fleurs. Dans les unes il se détache du torus en se désarticulant (comme la feuille du rameau qui la porte [§ 1 1 9]), soit en plusieurs, soit d’une seule pièce ; il est caduc ( deciduus ), et tombe le plus souvent avec la corolle après la fécondation, quelquefois beaucoup plus tôt, dès que la fleur commence à s’épanouir ( c. fugace, c. fugax , cctducus), comme, par exemple, dans les Pavots. Dans d’autres fleurs le calice reste attaché à sa place même après que la lloraison est achevée ; il est persistant ( persistens ), par exemple, dans les Labiées, les Personées, les Borraginées, etc. Mais tantôt il cesse de vivre, se fane et se dessèche ; tantôt, au contraire, il continue à végéter et prend quelquefois môme de l’accroissement, comme dans le Physalis alkekengi. On le dit dans le premier cas marcescent, dans le dernier accrescent.
§ 332. Corolle ( corolla ). — La corolle est l’enveloppe colorée de la fleur, intérieure au calice, composée de parties qui tantôt continuent la série spirale commencée par les folioles calicinales (§ 238). tantôt , et plus ordinairement , s’agencent en un verticille et alternent régulièrement avec ces mômes folioles. Nous savons déjà que celles de la corolle sont nommées pétales ( petala , de wetocXov, feuille). Cette étymologie et le nom de feuilles qu’on donne, dans le langage commun, à ceux de la Rose et de beaucoup d’autres fleurs, prouvent que I idée de les comparer aux feuilles véritables est loin d'ôLre nouvelle. Nous avons cherché à faire voir que, dans beaucoup de cas, le passage des sépales (dont la nature foliacée est incontestable) aux pétales se fait presque insensiblement, et que les règles qu’on peut déduire des rapports de position s'appliquent aux seconds aussi bien qu aux premiers. Voyons si leur structure anatomique soutient également la comparaison.
§ 333. Un pétale, considéré isolément, est une lame do forme variable, le plus ordinairement élargie supérieurement et rétrécie à la base; assez fréquemment ce rétrécissement a une certaine longueur, comme dans le pétale de I OLillet, et prend alors lo nom d onglet (unguia), tandis que l’expansion supérieure reçoit celui de lame ou limbe ( lamina , limitas). L'onglet paraît, par rapport à la lame, ce que, dans la feuille, le petiole est au limbe ; les faisceaux fibrovasculaires marchent rapprochés et unis dans l’un, s’écartent et s épanouissent dans l'autre Ces faisceaux sont formés de trachées
déroulables et de cellules allongées; leur intervalle, occupé par du tissu cellulaire qui tantôt le remplit complètement ( auquel cas le bord du pétale entier est circonscrit par une ligne courbe continue), d autres fois s'interrompt vers le bord, de manière à laisser saillir les extrémités des faisceaux sous la forme de dents, de franges [fimbriœ [fuj . 259, p. 262]), de lobes plus ou moins profonds. Ces diverses modifications sont, indiquées en général par les mêmes termes . que les modifications analogues des feuilles. Beaucoup plus mince que celles-ci, le pétale ne présente pas dans son tissu intérieur, formé par un petit nombre de rangs de cellules, ces couches différentes que nous avons décrites dans la feuille; mais son parenchyme peut être souvent analogue seulement à celui de la couche supérieure de cette fouille (/îg. 1 15, p s), c’est-à-dire serré, ou seulement à celui de sa couche inférieure {fig. 1 15, pi), c’est-à-dire caverneux. L'épiderme qui le revêt est aussi beaucoup moins distinct du reste ; il l est plus sur la face externe où il est quelquefois percé de stomates , mais beaucoup moins nombreux et moins constants ; ils manquent presque toujours sur l’interne. Les cellules superficielles ou épidémiques, surtout de cette face interne, font quelquefois une saillie plus ou moins prolongée, obtuse ou conique, et c'est de l’ensemble de ces saillies que résulte le velouté du pétale.
§ 334. La couleur verte est très rare dans la corolle, quoiqu’on la rencontre franche dans quelques unes, comme dans celles de certains Cobæas, de quelques Asclépiadées (Hoya virüliflora, Gonolobus viridiflorua, Pentatropis spiralis ), etc., etc. Lorsqu’elle existe, elle se montre le plus souvent pâle et délayée par d’autres teintes, ou panachée par des taches tout autrement colorées. La présence de la chlorophylle est donc rare dans les cellules, qui sont habituellement remplies par des granules ou par un liquide d’autre couleur (§ 24) ou vides.
§ 335. Dire que la chlorophylle manque dans les pétales, c’est annoncer que les phénomènes chimiques de la respiration diurne ne s’y passent pas comme dans les feuilles (§216). Les corolles et toutes les autres parties de la fleur non colorées en vert, sous 1 influence de la lumière, absorbent de 1 oxygène en exhalant de 1 acide carbonique. La présence d’une grande masse do fleurs, ornées de teintes plus ou moins brillantes, a donc pendant le jour, sur 1 atmosphère, une action tout opposée à l’action salutaire d une masse de feuilles vertes. Mais cet effet n'est pas lo seul et se complique souvent de l’exhalaison dos huiles essentielles et autres principes odorants si souvent concentrés dans cette même partie du végétal.
§ 336. La consistance des pétales est variable, le plus souvent mode et délicate, quelquefois épaisse et charnue (Slnpelin) , quel-