ÉTAMINE. DÉVELOPPEMENT
rapproche de la ligne suivant laquelle doit se faire la déhiscence de 1 anthère, et sur cette ligne elle s’interrompt complètement. Ces petites lames très élastiques et hygrométriques doivent se tendre , se détendre, s’allonger et se recourber de manières diverses, suivant que l'anthère est plus sèche ou plus humide ; et ces variations doivent suivre, d une part, le développement de l’anthère, dont les sucs, d'abord abondants, se résorbent ou s’évaporent peu à peu ; de l’autre part, l'état variable de l’atmosphère. Le tissu qui forme la paroi de l’anthère, soumis ainsi à une suite de tractions en sens divers , se rompt naturellement là où il n’offre que peu de résistance, c’est-à-dire sur la ligne ou sur le point où la couche fibreuse est interrompue ; et c'est ainsi que la loge finit par se fendre et communique avec l'extérieur de manière à permettre la libre sortie du pollen renfermé dans la cavité, sortie que les contractions continuées du tissu élastique favorisent ensuite et complètent.
§ 364. Développement «le l'étamine, particulièrement «le l’anthère et du pollen. — Dans l’étamine, l’anthère se développe avant le filet, et par conséquent on la trouve toujours sessile dans le bouton très jeune. C’est d’abord un petit mamelon qui s'allonge peu à peu, et dont la surface égale dans le principe montre un peu plus tard, par l’apparition de sillons , diverses inégalités, indices de la séparation en deux loges et de leurs lignes de déhiscence. Le tissu cellulaire dont est entièrement composée la jeune anthère a commencé par être homogène : les cellules qui le composaient offraient toutes à peu près la même forme et les mêmes dimensions
301)- Un peu plus lard, ce tissu semble se détruire à plusieurs places situées a une certaine distance de la périphérie, et de sa destruction résultent autant de lacunes, d’abord étroites et linéaires, puis de plus en plus élargies. Ces lacunes sont , en général , au nombre de quatre, deux pour chaque moitié de la masse totale de 1 anthère , moitié qui constitue définitivement une loge. Un lluide mucilagineux, formé sans doute aux dépens du tissu détruit, remplit les lacunes, et bientôt on le voit s’organiser lui-même en cellules (/if/. .102 et 303 ): les extérieures, plus petites (cp), ce sont elles qui plus tard formeront l'cnveloppo fibreuse [fig. 300 cf) de l’an- Ihore , les intérieures (up), beaucoup plus grandes , non seulement que celles qui viennent de se former en même temps qu'elles, mais aussi que toutes celles qui préexistaient. On leur a donné le nom d utriculcs volUniques , ou cellules mères du pollen, parce que c’est dans leur cavité (|ue ce pollen va se former. En effet, ces utricules ne tardent pas à s'obscurcir par la présence de nombreux granules qui se ramassent peu à peu en une masse (fig. 303, up), laquelle se ( ivisf [> us tri r (*n quatre par la formation fie oloisons qui s’avancenl
progressivement ( fg . 303, 2) de la paroi vers le centre où elles finissent par se réunir. Alors la cavité primitivement unique se trouve séparée en quatre logeltes, chacune remplie par la masse qui lui correspond [fig. 303, 3), et qui n’est autre chose qu’un grain de pollen. Nous avons là un nouvel exemple de la multiplication des cellules par division (§ 246 ), et cette origine est mise hors de doute par les observations de M. Mohl, qui a pu extraire de l’utricule pollinique, avant l’achèvement complet des cloisons, la masse encore unique,
301. Tranche horizontale d'une anthère de Cucurbita pepo, prise dans un bouton qui
n'a encore que 2 millimètres de long. r
302 Tranche horizontale de la même, dans un bouton un peu plus avance. — ce Louche extérieure des cellules qui forment l’épiderme, - ci Couche intermediaire de ce - Iules sur plusieurs rangs , dont la plupart seront résorbées. — Logcttes remplies par un tissu à cellules beaucoup plus grosses iip, et qui sont un premier état des Utnculos polh-
1 303 1 Tranche horizontale de la même, encore plus avancée. Même signification poulies mêmes lettres. — cp Couche de cellules plus petites tapissant les logeltes et qui decnla celle des cellules fibreuses. - 2. Deux u.ricles pollinique. qui ont commence a se partager par la formation de cloisons , extraits d’une anthère un peu P>“ “
3. Utricule polliniquo complètement divisé en quatre logeltes. t n des grau 1 été par une légère pression chassé hors de la sienne.