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ÉTAMINE. DÉVELOPPEMENT

mais déjà partagée extérieurement en quatre lobes par quatre sillons profonds. •

Plusieurs botanistes, comme MM. Nægeli et Hofmeister, admettent au contraire une formation libre intracellulaire (§ 246, 2"), et c’est ce qui paraît résulter aussi des observations de M. Decaisne sur celle du pollen du Gui. Il a vu en effet dans la masse granuleuse qui remplissait l’utricule pollinique ( fg.

304, I ) se dessiner plus tard quatre noyaux ou nucléus [fig. 304, 2), autour de chacun desquels la matière s’est condensée de manière que plus tard la cavité contenait quatre globules distincts ( fig.

304, 3 et 4), chacun avec son nucléus. Il est vrai que concurremment s’organisaient des cloisons qui ont fini par déterminer une logette particulière pour chaque globule, cloison qu'il attribue à la solidification de la matière d’abord liquide qui remplissait la cavité de l’utricule.

Quoiqu’il en soit, que la formation de ces utricules nouveaux qui constitueront chacun un grain de pollen , ait lieu tantôt suivant un mode et tantôt suivant un autre, ou que le second rentre dans le premier, il y a toujours ici à signaler une différence essentielle avec, la multiplication ordinaire des cellules par division. F.n effet, ces quatre cellules nouvelles, ces quatre grains de pollen, qui viennent de se former, ne constitueront pas un tissu continu, mais resteront libres dans leur logette particulière. Bien plus, les utricules mères et les cloisons qui en sont émanés disparaîtront peu à peu par résorption, si bien que les grains de pollen, cessant d'ètre clos, se trouveront libres et immédiatement en rapport dans la cavité générale

304. Développement du pollen dans le Gui (Viscurn album). I. Deux utricules polli— niques remplis par une masse granuleuse. — 2. Appnrilion de quatre noyaux dans celle masse. — 3. Séparation en quatre masses correspondant chacune à un noyau ou à un

nouvel ulricule. — 4. lltricnlepollinique où res utricules intérieurs sont déjà désunis.

5. Deux do ces derniers ou jeunes grains de pollen retirés de l'ulricule mère. — 0. I.es grains rie pollen à l’état parfait.

de U anthère, qui se montre définitivement ainsi remplie d’une sorte de poussière.

Mais auparavant, encore renfermé dans la logette de l'utricule pollinique, le grain de pollen n'a pas tardé à se revêtir d’une membrane transparente, et l’on peut à cette époque, en pressant doucement et faisant crever l’utricule mère, en faire sortir les grains de pollen encore réduits à cette membrane (fig. 304, 5). Plus tard il se couvre d’une nouvelle enveloppe extérieure, plus dure, plus épaisse et plus opaque [fig. 304 , 6 ), qui paraît sécrétée à sa surface , et qu’on pourrait comparer à la cuticule.

Ce ne sont pas seulement les utricules polliniques qui se dissolvent et disparaissent graduellement ; c’est aussi la couche (/îg. 303 ci) intermédiaire à l’épiderme et aux logettes. C’est ainsi que les deux logettes voisines finissent par se rapprocher et se confondre en une seule qui est la loge , et la couche cp par former la paroi sous-épidermique de l’anthère. Il arrive quelquefois que cette résorption de la couche ci n’est que partielle, et si elle persiste entre les deux logettes, chacune de celles-ci devient une loge , et c'est alors que l’anthère est quadriloculaire.

§ 365. Le mode de formation du pollen, tel que nous venons de l’exposer, laisse quelquefois des traces dans l'anthère mûre, soit par l’existence d’une matière visqueuse qui empâte les grains (comme

dans les Onagraires), et semble un reste de la substance des utricules polliniques incomplètement dissoute et disparue , soit parce que les grains restent agglutinés par quatre (fig. 305) ou par multiples de quatre [fig. 306), conservant ainsi leur rapport primitif. Mais c’est un cas fort rare , et habituellement les grains, définitivement libres dans une cavité commune , la remplissent comme une sorte de poussière et s'éparpillent lorsqu’ils en sortent. Ces grains, avons-nous déjà dit, sont eux-mêmes des utricules ; nous avons donc a y étudier deux parties : l’une contenante, ou l’enveloppe; 1 autre contenue.

§ 366. Lorsque le grain de pollen est mûr, son enveloppe est généralement double, composée d’une membrane externe {exline ou exhymenine ) et d’une interne ( intine ou cndhymcnine). La seconde, comme nous l’avons vu (§ 364), s’est formée d abord et s est doublée plus tard de la première. Dans quelques cas rares, on trouve une troisième membrane intermédiaire. Dans quelques cas, h au

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