ÉTAMINE. POLLEN
coup plus rares encore, on n’en trouve qu’une seule, et alors elle est analogue à l’interne par sa texture.
C’est la membrane externe qui donne au grain de pollen sa forme et sa couleur, constante dans une même espèce de plante. Elle est, en effet, ordinairement assez dure et ferme, tantôt lisse, tanlôt toute parsemée de petites ponctuations {fig. 307), ou souvent même de granulations ( fuj . 308), qui lui donnent sous le microscope l'apparence de peau de chagrin ; tantôt hérissée de mamelons ou même de petites éminences qui, grossies de même, représentent autant de poils ou d’aiguillons {fig. 317). Il arrive quelquefois que ces éminences, distribuées avec une grande régularité, et unies par une matière analogue , presque gélatineuse, dessinent ainsi un réseau saillant à la surface des grains , qu’on pourrait dire alors gaufrés {fig. 309). Il esta remarquer que, dans tous les cas où la surface
extérieure se couvre ainsi do granulations ou d'autres saillies encore plus prononcées, elle suinte, en général, un liquide huileux et coloré : c’est, ce qui lui donne sa couleur, tandis qu'elle n’en a pas ordinairement lorsque le grain est parfaitement lisse ; et alors il laisse apercevoir son intérieur à travers ses enveloppes transparentes. Dans d’autres cas, on n’obtient celte transparence qu'après avoir dissous l’enduit huileux au moyen de réactifs convenables, par exemple, d’une huile grasse ou essentielle.
§ 367. Quant à la membrane interne, elle est toujours identique dans tons les pollens différents, unie , très mince et transparente, extrêmement extensible. Dans quelques plantes, les Graminées, par exemple, (die adhère dans toute son étendue à la membrane externe ; dans d autres, à certaines places seulement ; dans la plupart, elle s'en détache en totalité.
^ 368. Au dedans de cette enveloppe interne est renfermée une