‹ BotaniqueChapitre 83 sur 206 · f,rnin ilo jiollon fin V fpoTYlŒfl · texte numérisé non relu

f,rnin ilo jiollon fin V fpoTYlŒfl

matière à laquelle on a donné le nom de fovilla, formée d'un fluide épais et d’une foule de petits corpuscules granuleux, auxquels viennent fréquemment s'associer des gouttelettes huileuses et, beaucoup plus rarement, se substituer des granules de fécule. Les corpuscules sont en général de deux sortes ( fig . 31 9 [), la plupart extrêmement petits et sphériques ; quelques uns (fig. 320) beaucoup plus gros, globuleux eux-mêmes, ou ellipsoïdes, ou allongés en courts cylindres, amincis à leurs extrémités. On a cru reconnaître dans ces derniers des mouvements de contraction ou de flexion, rappelant jusqu’à un certain point ceux des animalcules infusoires. Mais ces délicates observations, sujets de nombreuses controverses, demandent à être encore soigneusement vérifiées.

§ 369. Les grains de pollen se présentent le plus fréquemment sous la forme d'un ellipsoïde (fig. 311, 312), plus ou moins aminci à ses deux bouts ( pp ), qu’on peut appeler ses pôles; de même qu'on peut appeler équateur la ligne circulaire (e) qui, également distante de ces deux extrémités , la partage en deux moitiés égales. Cette ligne, le plus ordinairement idéale, est quelquefois marquée par la présence de certains points particuliers, ainsi que nous le verrons tout à l'heure. Dans le cas où le grain est un ellipsoïde , comme dans le cas le plus rare où c’est un sphéroïde, la surface offre une courbe continue. D’autres fois sa surface n’offre pas cette régularité, mais semble formée par la rencontre de plusieurs segments courbes. Une forme assez commune est celle qui résulte de la rencontre de trois de ces segments , et alors on dit que le pollen est trigone (fig. 321).

Enfin, il n’est pas rare que les grains de pollen affectent la forme d'un polyèdre. Alors des faces planes ou à peine courbes sont séparées par angles solides, quelquefois même saillants en manière de crêtes. Ces faces peuvent être toutes semblables entre elles; mais, dans le plus grand nombre de cas, elles ne le sont pas toutes, et, par exemple, on trouve celles qui correspondent aux pôles p différentes de celles qui correspondent à l’équateur c (fig. 310).

§ 370. Nous devons faire remarquer que la forme du pollen se modifie suivant le plus ou moins grand degré d’humidité dont il est pénétré. Si on le laisse quelque temps exposé à l'air, il se dessèche, se rétrécit ; ses pôles ou ses angles tendent a devenir de plus en plus aigus (fig. 318, 1 ). Si, au contraire, on le place dans l'eau, il se go n Ile [fig. 31 8, 2) ; ses angles s'effacent, et il ne tarde pas à prendre l’apparence plus ou moins complète d'un globule. Sa forme véritable doit être cherchée entre ces deux extrêmes : c’est celle qu’il a dans l'intérieur de l’anthère encore close, dans un milieu humide, mais non liquide.

Etamine, pollen.

§ 371 . La déhiscence du pollen résulte de la faculté inégale qu'ont ses deux membranes de s’étendre lorsqu’elles sont mises en rapport

a\ec, un liquide. L extérieure, qui la présente à un degré moindre

SIO. Grain de pollen île la Chicorée ( Chicorium iiltybus).

• 1. Pollen d un Ail (A Ilium fixtulosum). — p Pôle. — c Equateur. — \ Grain vu sur une face. 2 Sur la face opposée. — 3 Sa tranche transversale, suivant l’équateur, • ! °^cn 1111 Liseron ( Convolvulus Iricolor). Les lettres et numéros ont la même

signification que dans la figure précédente.

•>1.1. Grain de pollen d’une Graminée ( Ihirlylis glomerala).

\,’ra!n 'J” f’011'’" ,l" Chanvre (Cannabis saliva). — c Équatour. — pp pôles,

' ’ ■' ■ , !n de pollen du Corydalis caprcolata.

oo Opereuh s'" ll'"ne Passdloro (Passl/lora kermcsina), avant la déhisoenro.

,lc. ?.?l,n? lln, 1,1 Co»rge ( Cucurbila pepo), au moment do la déhiscence, 'l’interne ' ' ,J" ‘S0Pî,r'JS ,ln rosto de la momhrane exlerne par autnnt de saillies de

dom^ trois rM>rré«! r"0" *Sî,licnîro Wmim salicaria), où l’on observe six [dis, sans nnre -- n^ ii'i'" P°rC Vi°"r m',UUI ’ lr"is !lll|rcs alternant avec les premiers cl de telle snr|(, nu’il ' ' ^ P.quntenr. — 1 Grain sec. — 2 Le même goutté dans l’eau,

hranc fins la forme globuleuse et que ses pli» se sont déployés. La mem-

" interne commence à faire saillie ù travers les pores.

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que 1 intérieure, doit, à la fin, pressée par celle-ci, lui donner passage. Ce passage a lieu à travers des ouvertures, soit accidentelles, soit ménagées d’avance sur la surface du grain.

Le premier mode a lieu lorsque sa surface est parfaitement homogène dans toute son étendue, comme elle l’est, en effet, dans un certain nombre déplantés. Alors, si l'humidité se trouve appliquée à une certaine place du grain, la partie correspondante de la membrane interne tend à se distendre plus que les autres, tandis que celle de la membrane externe ramollie lui oppose un moindre obstacle, et, poussée de dedans en dehors, finit par se rompre.

§ 372. Mais, dans la plupart des pollens, les choses ne se passent pas ainsi, parce qu’il se trouve d’avance sur la surface de la membrane externe des places plus faibles que d'autres ; soit qu’elle s’y montre seulement amincie, soit qu’il s’y rencontre de véritables solutions de continuité. Ces amincissements se présentent, en général, sous l'apparence de plis saillants vers l'intérieur du grain ; ces solutions de continuité, sous celle de petites ouvertures circulaires qu’on a nommées pores, mais qui, comme celles des cellules auxquelles on donne le môme nom (§16), ne sont peut-être le plus souvent que de petits espaces extrêmement amincis eux-mêmes, et par conséquent susceptibles de se rompre beaucoup plus rapidement. Tantôt les grains d’un même pollen n’offrent que des plis sans pores, tantôt que des pores sans plis, tantôt les uns et les autres.

§ 373. Le nombre des plis varie suivant les plantes auxquelles appartient le pollen. Le plus fréquent est l’unité qu’on observe dans la majorité des plantes monocotylédonées ( fig . 31 1), ou celui de trois qui se rencontre au contraire dans beaucoup de dicotvlédonées [fig. 312). L’existence de deux ou de quatre plis s'observe peu ; celle de six beaucoup moins rarement. On peut en trouver jusqu à douze et même au delà.

§ 374. Les pores varient, de même que les plis, par leur nombre, et offrent sous ce rapport les mêmes combinaisons, c est-a-dire qu on en trouve souvent un seul , et cela le plus ordinairement dans les Monocotylédonées, par exemple dans les Graminées (/if/. 313); souvent trois, et cela dans les Dicotvlédonées; quelquefois deux, d autres fois quatre ou davantage. Lorsqu il y en a ainsi plusieurs, ils peuvent être rangés régulièrement en cercle, et ce cercle est celui de l’équateur (fig. 31 4); ou bien dispersés sur foule la surface avec une régularité sensible ou sans ordre bien apparent (/if/. 315).

Les pores se dessinent extérieurement de différentes manières, mais bien mieux après qu’on a fait gonfler le grain en le mouillant. On voit alors le pore sous la forme d’un petit rond formé par une membrane transparente, soit l'intérieure se présentant à I ouverture

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