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ÉTAMINE. POLLEN

béanle; soit plutôt l’extérieure extrêmement amincie, poussée un peu en dehors. Quelquefois celle-ci a conservé toute son épaisseur et se détache circulairement comme une sorte do couvercle : on dit alors que le pollen est operculé (/ iij . 316, 317).

§ 373. Enfin, les mêmes grains, dans un grand nombre de plantes appartenant toutes aux Dicotylédonées, peuvent offrir en même temps des plis et des pores: tantôt les uns correspondent aux autres, ou un seul pore au milieu de chaque pli, ou deux pores aux deux extrémités d’un même pli; tantôt les plis n’offrent des pores que de deux en deux, de telle sorte qu'on trouve, par exemple, trois seulement des premiers pour six ou neuf des seconds {fig. 318); tantôt, enfin, il y a des plis et des pores séparés et alternatifs.

Dans les grains polyédriques, ceux de beaucoup de Composées, par exemple, les pores sont situés ou sur les angles ou sur le milieu des faces.

§ 376. Si le grain de pollen ost maintenu quelque temps dans l'eau, il continue à se goniler, sans doute par l’effet de l’endosmose, parce que cette eau, moins dense que la fovilla, doit s’infiltrer en grande quantité dans la cavité qui renferme celle-ci. Les membranes se trouvant ainsi distendues, si l’extérieure est partout homogène, elle se rompt dans un point quelconque ; si elle a des plis, cette portion, plus mince et plus extensible, se prête quelque temps encore à cette augmentation de volume, et forme une saillie avant de se rompre elle-même. La membrane interne, qui jouit de cette propriété h un degré beaucoup plus élevé, fait saillie à travers ces ruptures de l’extérieure, ou bien plutôt à travers ses pores, s’ils préexistaient. Dans ce derhier cas, on la voit sortir par tous ces porcs sous forme d’autant de petites ampoules [fuj. 313, '318, 319), et elle donne le meilleur moyen de bien constater leur distribution sur la surface du grain : on aide cotte action en ajoutant à l’caii un peu d’uti acide assez énergique, le nitrique, par exemple. Ainsi tiraillée dans un grand nombre de points, la membrane interno ne tardo pas à céder elle-même, se crève en un de ces points, et laisse échapper la fovilla sous la forme d’un jet plus ou moins long (/ ig . 319 /). Los anciens botanistes, observant toujours la déhiscence du polloii dans l’eau, avaient reconnu ce dernier phénomène, l’éruption du jet, (pii, comme le plus apparent, avait dû arrêter leur attention, et ils en avaient naturellement conclu que c’était de cette manière que dans la vio le pollen so vidait de sa fovilla lorsqu’il se trouvait sur la surface humide du stigmate.

§ 377. Mais il est clair que, dans ce dernier cas, lo grain en contact par une petite partie de sa surface seulement avec le liquide, n’est plus dans les mêmes conditions qu’environné de tous côlés

par de 1 eau ; que son gonflement est plus lent ; que les membranes distendues ainsi graduellement, et seulement d’un côté, peuvent s allonger bien plus sans se rompre. C’est ce qu’on observe facilement sur le pollen en contact, soit avec le stigmate même, soit avec une surface légèrement humide. Alors ce n’est plus par tous ses plis, par tous ses pores, que la membrane interne tend à faire hernie au dehors, c’est seulement par l’un d’eux (fig. 322), par deux

31D. dit).

rarement ; mais l’ampoule qui s’est montrée d’abord s’allonge ensuite et peu à peu en une sorte de boyau qui finit par former un tube plus ou moins long, tube à travers les parois duquel on peut apercevoir les granules de la. fovilla, qui ont suivi en partie au dehors la membrane qui les renfermait immédiatement. Dans quelques cas môme, on les a vus dans ce tube se mouvoir en courants, de ce mouvement que nous avons appelé rotatoire (§ 203). Ce tube ou boyau pollinique est, avons-nous dit, formé par la membrane interne ; mais à sa base il peut être doublé par l'externe, qu’il aura entraînée quelquo temps avec lui avant de la rompre. S'il en existe une troisième intermédiaire, plus analogue à l’interne, elle la suit aussi plus loin.

PISTIL ( pistillum).

g 378. Nous avons déjà plusieurs fois parlé du pistil qui occupe le centre de la fleur, qui se présente entouré des enveloppes et des étamines dans la fleur hermaphrodite et complète (§ 288), des enveloppes seulement dans la fleur femelle (§ 309), et qui la forme

319. Grain (le pollen de l'Amandier nain (Amygtlalus nana), dont la membrane interne a commencé à faire saillie par les (rois porcs sous forme d’nulanl d’ampoules l, et s'est crevée à l’extrémité d’une d'elles en donnant issue au jet de fovilla f , où l’on peut apercevoir des grains de diverses grosseurs.

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