Gros granules de fovilla de V Hibiscus pnlustvis
321 . Grain de pollen de l'Onagre ( Œnolhera biennis), entier.
322. Lo même émettant par l'un de scs angles entrouvert un prolongement de sa membrane interne sous forme d'un tube.
CARPELLE.
seul lorsqu’elle est, de plus, nue (§ 3 1 3). Nous avons vu que ce pistil est composé de feuilles modifiées ou carpelles, dont le nombre varie suivant les plantes et peut être réduit à l'unité ; que ces carpelles tantôt restent distincts les uns des autres (§ 289), tantôt se soudent entre eux en un seul corps (§ 294). 11 nous reste à faire connaître la structure et les diverses modifications do ce corps simple ou composé, que nous n’avons examiné jusqu’ici que dans ses rapports de position. Pour mieux nous faire comprendre, nous examinerons d'abord un carpelle isolé, et nous considérerons ensuite les cas où plusieurs de ces carpelles se trouvent réunis dans une même fleur, et les rapports divers qu'ils peuvent alors présenter avec les autres parties de celte fleur.
§ 379 Le Cerisier nous offrira la preuve du passage de la feuille au carpelle. Si nous prenons, en effet, une fleur double de Cerisier, nous verrons son centre occupé par de petites feuilles parfaitement conformées et à peine pliées ( /i<j . 323), élargies inférieurement en un limbe vert (l) , rétrécies supérieurement en un prolongement qui semble la continuation de la nervure moyenne (s). Mais dans une fleur simple, à la place de ces deux feuilles centrales, nous
^yu botanique .
trouverons un seul corps (324, 325, o), inférieurement renilé et creux, avec un corps plus petit (g), renfermé clans sa cavité, à la paroi de laquelle il est attache; on appelle ovaire ( ovarium , ou plus anciennement germen ) ce corps ainsi creusé à l’intérieur; loge ( locu lus), sa cavité; ovule ( ovulum ), cet autre corps plus petit (g) renfermé clans celle cavité et adhérent à un point de sa paroi: c’est lui qui plus tard deviendra la graine. Le prolongement cylindrique (l) qui surmonte l’ovaire et semble le continuer (comme dans la fig. 323 la nervure médiane prolongée au-dessus du limbe), est ce qu'on nomme le style (stylus), et sa dilatation terminale (s) le stigmate [stigma). Nous retrouvons donc ici la feuille [fig. 323) que nous avons vue au centre de la fleur double, avec cette différence que son limbe s’est épaissi, et, par le rapprochement et la soudure de ses bords, a formé une cavité close ou loge dans laquelle s’est développé un ovule. *
§ 380. Un carpelle complet se compose de ces trois parties: l’ovaire, ou cavité close, qui renferme un ou plusieurs ovules ; le style, prolongement supérieur rétréci et plein; le stigmate, qui termine le style et s’en distingue assez souvent par un renflement, toujours par une différence de tissu. Quelcpiefois ce tissu, au lieu d’être porté sur un style qui l’écarte plus ou moins de l’ovaire, se trouve immédiatement ou presque immédiatement sur la surface extérieure de cet ovaire ; le style alors manque, ou est tellement raccourci, qu’on le considère comme nul, et l’on dit que le stigmate est sessile (fig. 362).
§ 381 . L’ovaire, comme le limbe d’une feuille qu’il représente, se compose d’un parenchyme parcouru par des faisceaux fibro-vasculaires et revêtu par un épiderme. Le parenchyme, quelquefois très mince, est souvent assez épais, plus charnu et plus riche en sucs que celui de la feuille. L’épiderme extérieur, qui correspond à celui de la face inférieure de la feuille, est comme lui parsemé de stomates plus ou moins nombreux. Quant à l'épiderme intérieur qui tapisse la cavité de la loge, soustrait à l'action do la lumière, il est, en général, beaucoup plus pâle ou blanchâtre, et toujours dépourvu de stomates,
§ 382. Le style, qui paraît le plus souvent à la première inspection un cylindre plein, vu plus attentivement et avec un grossissement suffisant, se trouve avoir son axe occupé par un canal très étroit (fig. 325 c), terminé d’une part à la paroi interne de 1 ovaire, de l’autre au stigmate. Mais ce canal lui-même est en général rempli par un tissu cellulaire différent de celui qui forme le corps du style, l.âchc, composé de poliles vésicules saillantes (fig. 326 et 327 /;) nuxquoHe3 viennent quelquefois plus tard son associer d autres