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chées; dans co cas, les faces en contact par lesquelles les soudures doivent avoir lieu ne sont plus les latérales, mais un carpelle se joindra par sa face supérieure avec l'inférieure de celui qui se trouve au-dessus do lui, et les cloisons seront horizontales ou obliques. Ce cas, extrêmement rare, paraît se présenter dans l’ovaire du Grenadier, divisé assez irrégulièrement en plusieurs étages de loges. Le plus ordinairement , lorsque ces sortes de soudures ont lieu entre les carpelles disposés en spirale sur un axe allongé , ils ne se confondent que par leurs bases et restent distincts dans la plus grande partie de leur étendue, de manière à ne laisser aucun doute sur leur pluralité , comme on peut le voir dans plusieurs Magnoliacées, par exemple.

§ 398. Nous avons déjà vu (§295) que les carpelles peuvent se souder non seulement entre eux, mais aussi avec les autres verticilles de la fleur, et qu’alors c’est en général avec le calice ; de telle sorte que les verticilles intermédiaires se trouvent compris dans cette soudure, et que toutes les parties de la fleur se trouvent ainsi confondues inférieurement en un seul corps. Les termes de calice adhèrent el d'ovaire adhèrent indiquent tous deux également cette circonstance : on la désignait autrefois sous ceux de calice supère et d'ovaire infère , parce qu’ alors le limbe ( fuj . 350 /) qui constitue la portion distincte du calice paraît naître au-dessus de 1 ovaire (o), avec lequel se confond sa portion inférieure ou son tube. Le tissu de l’ovaire et celui du calice sont dans ce cas continus, quoique souvent quelques différences sensibles établissent la démarcation de 1 un à l’autre; mais on ne laisse pas do les décrire comme 1 ovaire, quoique l'épiderme ot la couche sous-jacente appartiennent véritablement au calice. Quelquefois leur union n’a lieu que dans leur portion inférieure, et ils se dégagent l'un de l’autre supérieurement, ce qu’on indique par 1 expression de calice ou dorai/ e senti— adhèrent (fiçj. 352, 353). Par opposition, lorsqu'ils restent complètement indépendants l’un de l’autre, on les dit libres; autrefois on disait calice infère et ovaire supère. C-'est en général un caractère important que ce rapport du calicoa 1 ovaire, d autant plus que 1 adheicnte entraîne nécessairement la périgynie ou I epigynic dos étamines, il faut donc le constater avec soin en commençant 1 examen de toute fleur. On reconnaît souvent avec facilite 1 ovaire adliei ont au rendement (|ui sn prononce au-dessous dos divisions calicinales //</. 350 et 351 o). La section transversale de ce renflement constate si Ion a un seul corps creusé d’une ou de plusieurs loges parfaitement doses, comme dans la fleur du Pommier, par exemple. En coupant do môme celle du Hosier , où l’on a un renflement, si considérable, où voit au contraire une cavité ouverte à son sommet, et toute cou-

PISTIL. OVAIRE. ^()-i

verle de carpelles distincts {fig. 333). On prononcera donc qu il v a un ovaire adhérent dans le Pommier, plusieurs ovaires libres dans le Rosier {fig. 333).

350. Fleur du Melon ( Cucumis mr.lo). — a Kenflomenl inférieur corrcspondnnl à l'ovaire adhérent avec le calice — l Partie supérieure du calice dépassant l'ovaire ou limbe. — p Corolle.

351. Fleur du Fuchsia coccinca, séparée en doux moitiés nu moyen d’une section horizontale menée par le milieu de son ovaire n. — On a laissé intnrle la moitié inférieure 2 pour faire voir les quatre loges avec les ovules attachés à leur angle interne : la Hll. 313 montre cette tranche encore plus grossie. — On a coupé verticalement la moitié' supérieure 1 pour montrer des ovules n disposés en séries dans chaque logo ; le calice confondu inférieurement avec l'ovaire se prolongeant au-dessus de lui en un tube t, et se divisant à son sommet en plusieurs segments / ; les pétales p insérés sur ce tube à la hauteur ou il se divise ; les étamines r insérées do même, alternativement plus grandes et plus petites; le style s'élevant du sommet do l'ovaire et terminé par un stigmate Ovoïde s.

352. Four d'une Saxifrage (Saxifvaya yeum), coupée verticalement pour montrer son ovaire o adhérent jusqu'à la moitié de sn hauteur avec le calice r. — p Pétales. — e Étamines. - s Styles et stigmates.

3.i.i. Pistil d’une autre plante do la même famille {Hotcia .lapnnica), coupé verticalement de manière à montrer l'intérieur de ses deux loges. — o lieux ovaires soudés en un seul adhérent jusqu'à la moitié de sa hauteur avec lu calice e.' /.Styles. — .v Stig-

mates. - p Placentas exiles et saillants, tout couverts d’ovules. — pc Hase des pétales.

§ 399. La forme de l'ovaire, soit libre, soit confondu avec le calice, varie beaucoup. La plus commune est celle d un sphéroïde, ou plus souvent d un ovoïde. Lorsqu’il y a plusieurs loges , leur existence est souvent manifestée au dehors par celle d’autant de sillons, plus ou moins profonds, étendus de la base de l’ovaire jusqu'à l’origine du style et indiquant les lignes suivant lesquelles les divers carpelles soudés se réunissent, alternes par conséquent avec, les loges. Le milieu de la face dorsale de chacun de ces carpelles ou loges est quelquefois marqué par un autre sillon plus superficiel ou, au contraire, par une côte ou un angle saillant. D’autres fois, toute la surface de l’ovaire, parfaitement unie, n’accuse pas ses divisions intérieures. Lorsque les faces dorsales , très bombées, sont séparées par des sillons très profonds , on dit que l’ovaire est lobé (ovarium imi-bi-tri-quadri-quinquelobim , etc.).

Cette même surface est glabre ou diversement velue. Les termes par lesquels on désigne les divers degrés et modes de villosité ont déjà été définis (§ 174). On remarque fréquemment dans une même plante une assez grande analogie pour la nature et la disposition des poils entre ceux qui couvrent l’ovaire et ceux qui revêtent les feuilles et les jeunes pousses.

tyle a pris son nom du mot grec oréXc; ,

Quand l’ovaire est à plusieurs loges, les styles qui leur correspondent peuvent se souder en un seul dans toute leur longueur; et dans ce cas , comme dans celui du style indivis pour un carpelle unique, on dit le style simple (Stylus simplex | /if/ . 35 I ]). I) autres lois ils ne se confondent qu’en partie, par l'inférieure généralement, et alors on décrit un style multiparti ou multilido (/></. 333), suivant la

35V Fleur femelle d’une Eiipliorbiacéo (Emblka nftlrinalis). — c Calice. — )))> IV- I„IpS. — / Tube membraneux entourant l’ovaire. — o Ovaire surmonté de trois slxles s chacun lieux fois bifurqué.

colonne ou stylet, parce qu'en effet il se présente fréquemment sous une forme qui rappelle ces corps , celle d'un cylindre plus ou moins allongé, souvent graduellement aminci, soit le plus ordinairement de bas en haut, soit, au contraire , quelquefois de haut en bas Le style appartenant à un carpelle est souvent indivis, souvent aussi tend à se diviser par bifurcation (/ ig . 228, 2 .s), et quelquefois chaque branche de celte fourche se divise do môme à son tour (fuj. 354 .s).

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