PISTIL. OVAIRE
hauteur plus ou moins grande jusqu'à laquelle les styles sont soudés. On indique leur nombre par le mot ou le chiffre joint à la désinence parti ou ficle [bifidus, tripartitus, i-fidus, G -parti tus , etc.) : ce sont les expressions usitées dans toutes les descriptions les plus anciennes ; dans les plus modernes on trouve souvent le même fait exprimé par 2-3- 4, etc. , styles soudés jusqu'au milieu, ou au-dessus ou audessous (shjli usque medium, supra medium , infra medium coalili). Enfin, quoique les carpelles soient complètement réunis, les styles peuvent rester tout à fait indépendants ( ficj . 347, 354, 357), et l'on décrit alors 2-3-4-5-plusieurs styles libres, ou bien un ovaire à plusieurs styles ( ovarium %-3-multistylum). Ces styles d’un ovaire composé, soit qu’ils % restent distincts , soit qu’ils se soudent à la base, peuvent être eux- mêmes simples ( fuj. 347) ou divisés fig. 354). Nous avons déjà dit que leur nombre peut, en général , indiquer à l’extérieur celui des carpelles ou des loges, et qu’ils répondent à l’angle interne do celles-ci, alternant par conséquent avec les cloisons.
Les styles varient par leur forme assez souvent différente de celle que nous avons décrite comme la plus générale : dans l’Iris ils prennent celle d'un pétale (, Pti . 503 s). Ils varient aussi par leur longueur et leur direction (qu’on a l’ habitude de comparer à celle des autres parties de la Ileur, mais plus particulièrement des étamines), par l’état de leur surface glabre ou veluo.
Ils se hérissent quelquefois de poils différents de ceux des autres surfaces et qu’on a nommés collecteurs, parce qu’ils paraissent destinés à recueillir le pollen (fig. 673). Dans la grande famille des Composées, ces poils assez roides couvrent le pourtour du style à une certaine hauteur et dans une étendue plus ou moins grande ( fuj . 356 pc, 083, 684, 685, 68G, 687, 688, 689) ; et comme ce stylo, en se développant plus tard que les étamines, s'élève au milieu des anthères qui 1 entourent immédiatement, cos poils en passant agissent sur les
355. Pistil d’une Mauve (Malm alcea). — o Ovaires au nomhro de neuf, soudés en un seul, sur lequel so dessinent autant do sillons. — t Colonne forméo par les neuf sljles soudés entre eux jusque vers leur sommet, où ils se séparent en divergeant et se réfléchissant, termines chacun par un stigmalo s.
3.10. Sommet du style l d'un Aster, partagé en doux branches terminées chncuno en un cône couvert de poils collecteurs pc. — Le stigmate s s'observe au-dessous, sur la face interne des brandies, «mis la forme d'une petite hnnde.
loges de celles-ci comme des sortes de brosses, et se chargent ainsi de la poussière pollinique.
§ 401 . Stigmate. — Nous avons vu que, dans un carpelle simple, le stigmate peut être sessile , c’est-à-dire situé immédiatement sur l’ovaire (§ 380 [fi g. 580 s]), ou bien porté sur le style (§ 383), soit à son extrémité supérieure seulement [fig. 325, 330, 331), soit sur ses côtés [fig. 329), soit sur un de ses côtés seulement (fig. 328), cas auquel il peut regarder ou le dedans ou le dehors de la fleur. Nous avons vu, de plus, que les utricules dont il se compose tantôt forment une surface unie, tantôt s’allongent en saillies plus ou moins prononcées, en simples papilles ou en véritables poils. Ceux-ci sont quelquefois ramassés en une sorte de pinceau ou bien de goupillon, ou dispersés de manière à imiter le duvet d’une plume [stigmate plumeux), comme dans un grand nombre de graminées [fig. 357 s, 488 s).
Lorsque le style se divise, le stigmate doit se partager également pour former la terminaison de chacune de ces divisions, et il est probable même que souvent c'est lui seul qui la constitue. Il tend en effet à se lober par bifurcation, comme on peut le voir dans les Graminées et les Composées où il est double, quoiqu'il n’y ait qu’une loge unique.
Mais le plus souvent , ses divisions , de même (pie celles du style , indiquent qu’on a affaire à un pistil composé de plusieurs carpelles sou-
357. Pistil d'une Graminée- (Cyiwdon dactylum). — o Ovaire. — s Stipulâtes. 358-301. Stipulâtes ,v de diverses fleurs, avec le sommet du style / tjui les porte.