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d'tln Genévrier ( Juniperui nacrocarpa

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assez cohérentes pour former, par leur réunion, un corps unique en apparence. Ce corps, qui, malgré son nom, est loin de montrer la forme conique dans les différentes plantes de cette famille, prend plutôt celle d’un sphéroïde lorsque ses écailles sont en très petit nombre (comme dans le Cyprès [fig. 398]); et même dans les Genévriers (fig. 399), ainsi groupées en globe, de plus charnues, et par suite soudées ensemble, elles simulent une baie, dont ce fruit porte à tort, mais vulgairement, le nom.

§ 438. Maturation «lu péricarpe. — Il nous reste il reehercher quels changements s'opèrent dans la matière qui forme le péricarpe depuis le moment où il est passé de l’état d'ovaire à celui de fruit jusqu'à sa parfaite maturité. Dans cette recherche, nous devons examiner séparément les péricarpes qui conservent jusqu'à la lin leur consistance foliacée et ceux qui la perdent en devenant charnus.

L’analogie des premiers avec les feuilles se montre dans leur nutrition aussi bien que dans leurs caractères extérieurs. Comme les feuilles (§§ 21 0, 2i 1), quoique à un degré plus faible, sous l’action de la lumière, ils prennent dans l’air environnant de l'acide carbonique en dégageant de l’oxygène ; la nuit, ils prennent de l'oxygène en dégageant de l’acide carbonique. Leur vie passe par les mêmes phases ; leurs tissus, d'abord mous et riches en sucs, se solidifient graduellement, et, arrivés à une certaine période, commencent à se dessécher, à perdre la couleur verte pour en prendre une autre, soit celle de feuille morte, soit des teintes différentes analogues à celles que certaines feuilles revêtent en automne ; et le péricarpe, flétri, continue à rester attaché à l'arbre, ou tombe en se désarticulant. C’est un phénomène de désarticulation que le retrait qui a lieu, aux soudures des faces carpellaires accolées en cloisons, des faisceaux accolés en sutures, et qui détermine la déhiscence. Dans quelques péricarpes plus épais et indéhiscents, la maturité amène des phénomènes plutôt comparables à ceux que nous observons sur l'écorce ; leurs couches externes se détachent en se fendant irrégulièrement par une sorte de décortication.

Dans la vie des péricarpes charnus, on distingue deux phases: la première, où ils se comportent comme la plupart des précédents, colorés en verts, dégageant de l'oxygène pendant le jour. et. de l'acide carbonique pondant la nuit; la seconde, où ils cessent de dégager de l'oxygène : c est 1 époque de la maturité et celle qui 1 avoisine. C’est par un grand développement cellulaire que le fruit grossit; les faisceaux vasculaires ne so multiplient que peu ou point, ou, s’ils le font, la chair filandreuse n’acquiert pas la qualité qu'on v recherche. L'eau qui arrive avec la sévo est, relativement au vo-

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