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MORPHOLOGIE DES SEMENCES

FIg. 7î.

l'amande avec les d«ui CDlflédons c, c ; la planUite dans laquelle on dislingue la radicule r, la ligelle t, et la

damner un loi suspect, ilfautle soumettre k un essai de germination.

B. Amaade. — Dans l'amande, nous trouvons :

1" Un embryon : c'est la plante en miniature, dans laquelle nous découvrons déjà une lige {ligelle), une racine (radicale) et un bourgeon terminal (gemmule) [fîg.

■ 72 et 73) ;

2* Une réserve : c'est le magasin dans lequel la plantule s'alimente jusqu'au moment où elle est capable d'emprunter sa nourriture au sol et à l'atmosphère.

Dans le haricot, la réserve est représentée

par deux feuilles de nature spéciale fixées à la ligelle; elles dépendent par conséquent de l'embryon. Ces feuilles, gorgées d'amidon et d'aleurone, s'appellent cotylédons et plus rarement feuilles séminales.

Les cotylédons embrassent l'embryon ; sur un haricot dont on a enlevé le tégument, il apparaît sous la forme d'un petit corps presque cylindrique; la pointe de la radicule se termine tout près du hile ou ombilic, {fig. 72, A), petite tache qui correspond au point d'attache du haricot à la plante mère.

Dans le grain de blé, la réserve, composée d'amidon el de gluten, porte le nom d'albumen ; l'embryon, niché à la base du grain, repose sur ce qu'on appelle le sculellum [fîg. 73), que l'on considère comme un cotylédon. Le haricot est une dicotylédone, le blé une monocotyédone. Dicotylédones et monocotylédones constituent es deux grands embranchements du groupe des phanéogames.

Supériorité des grosses semences, — Les embryons

sont très petits, si on les compare à la réserve ou à la masse totale de la semence.

L'expérience démontre que les semences les plus grosses, les plus lourdes, sont celles qui renferment les embryons les plus développés.

Nous avons constaté qu'elles donnent naissance aux plantes les plus productives et les plus résistantes au froid, aux champignons, etc. .

L'emploi des semences lourdes constitue la mélhode d'amélioration la plus recommandable pour les agriculteurs qui ne peuvent sou- ^ mettre les plantes cultivées à une

sélection méthodique, permettant de Fig.73 — Groindebié découvrir les individus les plus parcoup" ^"1 on pmudî'- faits, susceptibles d'être utilisés nsiepassani parla comme reproducteuFs. Suivant les p*Br^i'a*lo do'Tem' espèccs, OH sc Sert de tamis, de bryoD. trieurs, de solutions de différentes

r, radicule; ', li- densités, de tarares pour extraire K^ne;g. gemmule;», ^'m, \q^ donné les semences les plus pyie. ' ' précieuses.

PHYSIOLOGIE DES SEMENCES Germination. — Chez les plantes, la première phase de ce qu'on appelle la vie manifeslée, porle le nom de germinal ion.

Elle s'étend depuis le moment où la semence sort de son état de torpeur, jusqu'à celui où laplantule, pourvue de matière verte, puise sa nourriture dans le sol et dans l'atmosphère. La germination est la période d'incubation de Vœuf végétal.

Conditions nécessaires à la germination. — Pour que la germination s'engage, il faut que la semence d'une part, le milieu d'autre part, satisfassent à un certain nombre de conditions.

PHYSIOLOGIE DtS SEMENCE?. SL

A. Conditions auxquelles doit satisfaire la graine. — Les coaditioDs de semences, qu'on appelle ausgi conditions internes ou conditions intrinsèques de la genDJuatioji, sont au nombre de quatre:

1° 11 faut que la semence soit bien constituée dans toutes ses parties; ■ 2" Que le tégument soit perméable à l'eau;

3° Que l'amande soit mûre inlérleuremenl ;

4» Il faut enfiD, qu'ayant acquis la malurité interne, elle ne l'ait pas perdue.

1° Conslilalion de la semence. — 11 est évident qu'une semence dépourvue d'embryon ne saurait germer.

La destruction à peu près totale de la réserve et du tégument, soit par lé battage, soit par l'attaque des atucites, des bruches, des charançons, etc., n'entratne pas l'incapacité germinative.

Mais de pareilles semences Tournissenl des plantes chélives. Les semences défectueuses qui se distinguent des semences normales, ou par une moindre densité, ou par un moindre volume, sont faciles à éliminer par un vannage ou par un criblage; s'il s'agit de semences assez denses, on les jettera dans l'eau : les plus légères remonteront à la surface.

2° Tégument. — Nous avons déjà parlé des semences dures (page 87) ainsi que des pratiques très simples auxquelles il convient de recourir pourenlamer le tégument et ouvrir un accès à l'eau extérieure.

3" Malurité interne de l'amande. — On dit généralement qu'une semence est mûre, quand, arrivée à son complet développement, elle se détache sans difficulté de la plante mère. Nous désignerons désormais cet état, sous le nom de maturité externe ou malurité morphologique, qu'il ne faut pas confondre avec la maturité interne ou maturité physiologique. Pour germer, les semences doivent élre mûres intérieurement, c'est-à-dire renfermer des diastases susceptibles d'en dissoudre les réserves et de les rendre ainsi assimilables pour le jeune embryon. Chez les graminées, la maturité interne pré-

«s LEIS SEMENCES.

cède la maturité externe. Du blé, du seigle, du raygrass, etc., récoltés quand l'amande esta peine formée, germent aussi complètement, aussi rapidement que les semences de grosseur normale ; la Faculté germinative des graminées ne donne point par conséquent la mesure de leur valeur agricole ; elles peuvent très bien être de médiocre qualité, et cependant germer convenablement.

Arrachons des pommes de terre lorsque les tiges sont complètement desséchées; plaçons-les ensuite pendant plusieurs semaines et même pendant plusieurs mois dans une terre chaude et Fraîche, elles refusent obstinément de pousser. Plaçons également dans les conditions les plus favorables à la germination, des semences nouvellement récoltées de ravenelle, de moutarde des champs, semences bien conformées, à tégument perméable : 2 à 3 p. 100 à peine entreront en germination; les autres pourront, durant des années, rester dans le sol exposées aux alternatives de sécheresse et d'humidité, de chaleur et de froid, avant de sortir de leur inertie physiologique.

Ce n'est qu'après un temps plus ou moins long, variable d'un individu à l'autre, que la maturité interne est atteinte.

Lorsqu'elles ne sont pas dures, la plupart des semences de plantes sauvages (coquelicot, nielle, bourse-à-pasteur, etc.) se comportent comme la moutarde et la ravenelle ; on s'explique que les meilleurs agriculteurs eux-mêmes, emploient des années àpurger le sol des germes de mauvaises plantes qui les empoisonnent.

Le cerfeuil bulbeux, la clématite, le lilas, l'aubépine, le pêcher et la plupart des semences de fruits à noyaux, commencent à germer la deuxième année qui suit la récolle.

Certaines années, le blé, que nous venons de voir germer avant même d'être entièrement formé, lève lentement et incomplètement pendant les premières se-

maines et parfois pendant les premiers mois qui suivent la moisson.

C'esl lorsque la maturité et la récolte s'étant poursuivies par un temps humide, les semences renferment un excès d'eau. En les séchant partiellement, nous avons constaté que la levée devient plus rapide et plus complète. Chacun sait que les brasseurs ne mallent pas d'or^ indigène nouvelle, dont la germination est lente et capricieuse; ils attendent qu'elle ait passé l'hiver.

Ces considérations nous montrent combien il importe de déterminer la faculté germinative des semences quels qu'en soient l'âge et la provenance.

4° Longévité des semences. — Des phénomènes d 'oxydation lente, phénomènes du même ordre que ceux qui font acquérir aux semences la maturité interne, leur font perdre leur vitalité. La longévité des semences est très variable. Celles qui possèdent un tégument imperméable ou chez lesquelles la maturité interne se faitaltendre, vivent extrêmement longtemps; des sauves extraites des débris de démolition d'une chapelle vieille de trois siècles au moins ont germé normalement.

Dans un échantillon de trèfle des prés, à demi décomposé, de la récolte de 1877, nous avons trouvé en 1900, des semences dures parfaitement saines.

On cite de nombreux exemples plus extraordinaires encore. La très grande majorité des semences de nos plantes cultivées, conserve toute sa vitahté pendant plusieurs années, à la condition d'être bien sèches ; la dessiccation artiScîelle, qu'elles supportent beaucoup mieux qu'on ne l'admet, rendrait certainement de grands services aux marchands grainiers pour la conservation des semences délicates.

Il n'y a aucun inconvénient à se servir de semences surannées, à la condition toutefois que la proportion de semences germantes et l'énergie avec laquelle la germination s'engage, ne soient pas inférieures à celles des semences nouvellement récollées.

Notons que les semences de saule, de peuplier ne

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germent que si oii les met en terre dès qu'elles se détachent de l'arbre ; les semences forestières, exception faite de celles dés conifères, perdent très vite leur faculté gerrainalive. i

■ B. Conditions auxquelles Doit satisfaire le sulieu EXTÉRIEUR. — La germination étant un phénomène vital, pour se produire, le milieu extérieur doit être : 1' aéré ; 2° humide ; 3" suffisamment chaud {Voy. p. 50). . 1° Influence de l'air. — Remplissons un verre de blé ou de haricots et versons-y de l'eau, de façon que les semences en soient complètement recouvertes, Sila température du local est favorable, seules, les semences de la surface etitreronlen germination ; celles du fond du verre, privées d'oxygène, seront asphyxiées et tomberont bientôt en décomposition. En renouvelant l'eau t)lùsieurs fois par jour, pour qu'elle reste aérée, la germination sera complète.

2° Influence de Vhumidilé. — L'humidité ramolli^, le tégument et le prépare à se rompre pour livrer passage à la jeune plante ; les cellules de l'amande qui ont absorbé de l'eau, deviennent turgescentes, se gonflenitet déchirent le tégument; enfin, Teau dissout et charrie les réserves.

Dans les terres humides, l'eau stagnante privée d'oxygène asphyxie les semences; dans de l'eau Courante au contraire, la germination se poursuit normalement. Ce n'est pas l'excès d'humidité, mais le défaut d'aération qui nuit à la germination.

3' Influence de la (empéràture-. — Les semences que nous mettons en terre à l'automne et au premier priniemps, commencent à germer & partir de 1° ; elles pouç7 sent sous la neige lorsque celle-ci tombe sur une terre 'dont la température dépasse 4° environ. Les plus exigeantes sont les semences d'espèces originaires des régions méridionales ■ (maïs,' millet, sorgho, alpiste, haricot, lupin, 'tabac,^c.) ; étant' habituées de longne date à des températures élevées, elles sortent de leur inertie 3èu)emen£ à partir de 8^10°; de là,,rQbli^lion

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de 8efner Irèg avant dans ta saison et parfois même sur eouches afin de gagner du temps.

La température la plus favorable, sensiblement la même pour toutes les espèces agricoles, oscille autour de 25-28". Plus on s'en rapproche, moins longue est la durée de la germination .

A partir de So-SS", la germination devient impossible.

Influence favorable d'une tempéralure variable, — Les petites semences, celles des graminées fourragères notamment (paturin, dactyle, etc.), doivent être à peine enterrées pour se développer normalement ; elles subissent par conséquent des variations marquées de température aux différentes heures du jour et de la nuit ; adaptées à ces conditions spéciales, plusieurs d'entre elles ne germent bien dans le laboratoire, que si on réalise ces conditions; il est indispensable de faire varier la température du local où se poursuit l'expérience; aussi, dans les stations d'essais de semences, Les étuves de germination sont-elles chauffées pendant dix-huit heures à 20°, et pendant six heures à 28°.

Phénomènes morphologiques de la germination. — Une semence mise en germination absorbe de l'eau, puis fait éclater le tégument qui l'emprisonne. C'est d'abord la radicule qui, sous forme d'un cône allongé d'un blanc d'ivoire, se fait jour au dehors {fig. 74), puis c'est le tour de la tigelle et de la gemmule.

Dans les semences saines et vigoureuses, la tigelle comme la radicule se dégagent immédiatement du tégument p^^ ^ jj^^,. (flg. 74 et 75 A) ; quand les semences couudébutde sont affaiblies par l'age ou par toute ratuta^'""''"" autre cause, la tigelle rampe pendant ^ radicule, quelque temps entre l'amande et l'écorce qu'elle n'a pas la force de déchirer {flg. 75 B et Ç); des radicules translucides plus, ou moins contournées dénotent également la mauvaise qualité des semences;

06 LKS SEMENCES.

Phénomènes physiologiques de la germination. — Pendant la germination, la graine se com-

- Blé CD germiDalioa.

sain; B et C, genniDatîaa de grains i

porte comme l'œuf de poule ; la planlule, de même que le poussin, est un être destructeur d'alimonts: le bras-

seur qui fait germer de l'orge pour en fabriquer de la bière, ne retrouve déjà plus dans le malt que 88 p. 100 environ des matières contenues dans le grain quoique la germination soit arrêtée presque à ses débuis. Le scutellum sécrète des diastases [fig. 76] qui solubilisenl l'amidon {fîg. 77], les matières grasses, les matières

PHYSIOLOGIE DES SEMESCES.

azotées des réserves. Ces matières preoDeat une « forme de voyage » qui leur permet de circuler de cellule à cellule jusqu'au point où elles sont consommées. Leur composition se simplifie ; une certaine quantité est assimilée, s'incorpore à la substance de l'embryon et contribue à son accroissement; le reste est brûlé parla respiration et transformé en acide carbonique et en eau. La combustion est assez active, pour qu'un thermomètre placé dans un entonnoir rempli de graines en germination, indique une température supérieure de plusieurs degrés à celle de l'atmosphère ambiante {fig. 78).

En disposant l'expérience comme l'indique la figure 78, l'acide carbonique dégagé par les semences, plus lourd que l'air, s'accumule dans le flacon; eu ouvrant le robinet, on peut faire tomber l'acide carbonique sur une bougie allumée qui s'éteint immé- ^'Ç; 'S- r chaleur

j. , , dègagéfi par des

diatement. hurkoU ea ger-

Durant la période germinative, la miaaiioD.

plantule tolère seulement les aliments organiques que 4ui offre la réserve; les substances minérales dont elle fera plus lard sa nourriture exclusive, nitrate, sels de potasse, etc., lui sont nettement naiéiblea. Le pralinage, pratique recommandée en agriculture envue de favoriser le développement de la plantule, pratique qui consiste à tremper les semences sèches dans du purin, dans des solutions diverses, ou à les enrober de matières nutritives, va à rencontre du but que l'on se propose.

Tandis que le poussin restera un destructeur d'aliments pendant toute son existence, la plantule, au contraire, du jour où, pourvue de chlorophylle, on l'exposera i la lumière, deviendra un être organisateur.

Circonstances diverses qui influent sur la ger-

SCHRIBAUX et Nahot. — Botan. agric. 6

mination des semences. — i°. On débarrasse les semences sèches des insectes parfaits ou des larves qui les attaquent, — le& chrysalides et surtout les œufs sont beaucoup plus résistants, — à l'aide d'une substance ■des plus efficaces, le sulfure de carbone. Un traitement de^juelques heures suffit pour détruire les parasites ; nous avons constaté qu'après vingt-quatre heures les semences n'ont subi aucune altération. . .

2" Le sulfate de-cuivre utilisé pour traiter les semences dé céréales contre la carie est un poison violent de la cellule végétale ; il tue invariablement les grains plus ou moins mutilés par la machine à battre.

Dans l'emploi de celte substance, il faut donc se conformer rigoureusement aux indications des ouvrages d'agriculture, si l'on veut éviter des accidents.

3° Au cours de la germination l'embryon puisant exclusivement sa nourriture dans la réserve qui l'accompagne, les semences demandent simplement au. soi d'être aéré, chaud et suffisamment humide, bref de posséder de bonnes propriétés physiques ; dans du sable stérile, du verre pilé, sur des éponges, de ta flanelle ou du papier buvard imbibés d'eau, la germination se poursuit tout aussi l)ien que dans la terre végétale; les stations d'essais de semences donnent mdme la préférence aux germoirs en papier buvard sur les semis en pleine terre, germoirs qui permettent de suivre aisément les semences pendant toute leur évolution. .

- 4° Par les substances chimiques qu'elle tient en dissolution, la terre peut exercer une action nuisible. ■

11 est prudent, par exemple, d'enfouir la kaïnile, sel brut de potasse, une semaine au pioins avant le» semailles delcéréales.el do pommes de terre, surtout en terres siliceuses, qui possèdent poar la potasse un faible pouvoir absorbant. ; . i

- hecrî'ut ammoniac, sulfate d'ammoniaque impur, est particuhërement dangereux à canse à&s salfbcyanùn» qu'il cenferme; noua enxliroos autant.de la dieux provençntr cojoime le crûd ammoniac, de. l'épuration -du

gaz d'écbirage. Il est indispensable de répandre ces substances à la surrace du sol plusieurs mois avant de les eafouir.

L'engrais humain est parfois désinfecté avec de^ Vacide phénique, du sulfate de zinc, et.c., toutes substances nuisibles à la végétation; par des essais préa-^ labiés sur de petites surfaces, on délermibe les doses qu'il ne faut pas dépasser.

Les autres engrais solubles, bien divisés et bien répandus uniformément, appliqués à des doses normales, n'exercent pas d'action sensible sur la germination.

Si nous enterrons les semences, c'est pour les préserver de la sécheresse, des attaques des animaux, pour permettre à la jeune plante de s'enraciner convenablement. Contrairement à l'opinion généralement admise, la lumière est nettement favorable à la germination ; ce sont les rayons calorifiques qui se montrent particulièrement actifs.

GerminateurB, vigoTisateurs, excitateurs végétaux. — Sous ces différentes dénominations, on offre aux agriculteurs des produits destinés à accélérer la germination, produits dont on asperge les semences après les avoir dissous dans l'eau.

Leur action est parfois nulle, presque toujours nuisible. S'il arrive de constater chez les graines traitées une avance sur celles qui ne le sont pas, c'est que ces dernières sont sèches quand on les sème, alors que les autres ont déjà absorbé de l'eau; les conditions de l'expérience ne sontdonc pas comparables. L'avantage reste au contraire aux semences non traitées, quand on les humecteavec une quantité d'eau ordinaire égale à celle qui a été employée pour dissoudre le prétendu vigorisateur,

CotDinent accélérer la germination?— Pour h&ler la germination des semences confiées au sol, un seul procédé a fait ses preuves.

Voici en quoi il consiste :

Les semences sont trempées dans l'eau ordinaire pendant douze à vingt-quaîre heures — le temps de pénétrera peu près jusqu'au centre de l'amande ; — on les abandonne ensuite en tas dans un local^à la température de 15-20", et, pour que les semences respirent convenablement, on prend le soin de déplacer le tas malin et soir, et de l'asperger légèrement quand la masse parait se dessécher. On exécute les semailles deux ou trois jours avant la sortie de la radicule. Ce procédé si simple est trop peu connu, malgré les services qu'il pourrait rendre, notamment avec des seraences à germination lenfe, telles que la carotle, la betterave, es conifères, etc., etc., ou celles qui en raison de leur volume (fèves, féveroles, haricots, pois), mettent plusieurs jours pour absorber l'eau nécessaire à la germination.

Analyse des semences. — Pour juger de la valeur d'un loi de semences, l'agriculteur procède généralement d'une façon extrêmement sommaire : il en prélève une poignée qu'il presse d'abord entre les doigts pour se rendre compte de son état de siccîté : si elle laisse une impression de sécheresse, si les semences « coulent n facilement, et ne possèdent pas une odeur de moisi, il en conclut qu'elles sont saines.

Il les soupèse ensuite, en examine rapidement la grosseur, la couleur, les impuretés, se renseigne sur le poids de l'hectolitre, et l'épreuve est terminée. Cette méthode d'appréciation notoirement insuffisante conduit parfois les hommes les plus expérimentés euxmêmes, à commettre des erreurs grossières. Sauf de rares exceptions, les essais de semences comportent l'intervention de la balance, de la loupe, du microscope, de réactifs divers.

Pour apprécier exactement la valeur des semences agricoles, on doit déterminer:

\°V identité botanique ; s'assurer que la dénomination «ous laquelle on les présente est exacte, qu'elles appar-

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