MORPHOLOQIE EXTERNE DE LA RACINE
Régions superScielles d'une racine. — Examiaons des plantules de blé, de haricot, de colza que nous aurons fait germer dans un germoir en papier pour que rien à leur surface ne gène Pobservation.
La jeune racine se présente sous forme d'un cylindre d'un blanc d'ivoire (/îj. 79).
1° Coiffe. — Au sommet, où aperçoit une sorte de capuchon G, de couleur plus foncée que le reste de l'organe et formé d'un tissu beaucoup plus résistant ; c'est la coiffe prolectrice.
Elle est constituée par des cellules essentiellement caduques, qui subissent une Usure rapide au contact des matières dures du sol à travers lesquelles elles ouvretit un passage au reste de la racine. A mesure que les cellules superficielles di^araissent, d'autres prennent naissance à l'intérieur de la coiffe. Se trouvant constamment renouvelée, la coiffe conserve le même aspect pendant toute la durée de la croissance de la racine {fig. 79, C).
toi LA RACINE.
2" Région lisse. — Au-dessus de la coifTe, la racine est lissesur uneétenduede quelques millimèlres(^9. 79, CD). Si on la coupe à ce niveau, elle cesse de s'allonger. La région lisse esl donc le siège de l'accroissement en longueur.
L'expérience suivanle en fournit une autre preuve : si, à l'aide d'un vernis inofTensif on marque sur la racine, des points équidistanls, on constate que la ^. région unie est la seule qui grandisse.
Ml On exprime ce fait, en disant que
H.^ÉI| l'accroissement de la racine est subler- B»J«^ minai.
^^ 3° Région pilifëre. — En remontant
^^Ca vers la base de la racine, on trouve d^9| [fig- 79, BD] un manchon formé par un IÇ^^^^^ duvet très apparent, composé de poils - ;■ ' ' mesurant quelquefois plusieurs milli- 7^'V^ mètres de long; au microscope, on cons- |^jQ[fii late qu'U s'agit de poils unicellulaires, issus des cellules de l'épiderme qui se
lie (érniinaie ^o"!' allongées en forme de doigt de de la racine, gant. Nous connaissons déjà ces poils c.coiffe; CD, de nature spéciale, sous le nom de poils région Hase ; radicaux ; on les désigne plus souvent rÈré;BA,'ré8ion SOUS celui de poUs absorbants, afin de aiibéreuse. rappeler le rôle important qu'ils rem-
plissent, rôle qui consiste à puiser des sucs nourriciers dans le sol.
Comme la coiffe, le manchon pilifëre paraît se déplacer & mesure que la racine se développe ; sa longueur et sa position ne changent pas.
' En réalité, les poils radicaux se renouvellent incessamment et la durée en est très courte; les plus jeunes, les plus voisins de la coiffe, se reconnaissent tt leur moindre longueur; à mesure qu'ils apparaissent, lesplus Sgés, situés à l'autre extrémité du manchon, se flétrissent et meurent.