‹ Botanique agricoleChapitre 35 sur 104 · MORPHOLOGIE. £XTER\E DE LA RACINE · texte numérisé non relu

MORPHOLOGIE. £XTER\E DE LA RACINE

espèce; ainsi, dans les crucirèrés, les solaaées, il. y a 2 rangées de radicelles' prïmaires sur le pivol; on va compte 3 dans le pois, 4 dans la carotte, 10 à SOdansIos graminées (Chalon); nous verrons plus loin la raison de cette fixité.

Le pivot, sollicité par la pesanteur, se dirige toujours vers la terre, quelle que soit la position qu'il occupe ; si on lourne la pointe en l'air, l'extrémité se recourbe et il reprend la direction verticale ; on dit qu'il est géotropiqu^.

Le géotropisme va s'alténuant progressivement dans les radicelles d'ordres successifs; la tendance à s'enfoncer! dans le sol est plus marquée chez les radicelles prîmaires que chez les radicelles secondaires, et ainsi de suite.

Les radicelles de l'ordre le plus élevé, radicelles très déliées et très actives, sont orientées dans touslesseos, aussi bien de bas en haut, que de haut en bas. La perméabilité du sol, le degré d'humidité, la teneur en sucs nourriciers sont les trois circonstances principales qui en déterminent la direction ; elles sont attirées du côléoà elles rencontrent les conditions les plus favorables à la vie de la plante. Grôce à ces heureuses propriétés, les racines arrivent à tirer bon parti de très faibles quantités d'engrais.

11 faut que le système absorbant des racines soîi bien puissant, bien étendu, pour que 100 à 200 kilogrammes de scories, par exemple, enfouis dans une couche de 20 centimètres d'épaisseur — ce qui représente seulement 1 à 2 grammes d'engrais pour 40 kilogrammes de terre, — produisent un effet utile assez marqué. Notons de plus que le phosphate étant insoluble dans l'eau, il lest indispensable que les poils absorbants aillent à la renconlre de l'engrais et s'appliquent sur ses particule! pour l'utiliser:

Port, et répartition dû système, radiculaire. .t~ Leâ radickUes de différents ordres se déveloj^ent dlautant tnoinS en longueur qu'elles partent de points plus éloignés de la surface du sol. ,

L'ensemble du système radiculaire peut, être comparé à un cône, ou mieux encore à l'ensemble des rameaux d'un arbre renversé. Les plus grosses racines sont les mieux nourries, celles qui correspondent aux branches les plus fortes.

Pour étudier le système radiculaire d'une plante âgée, on ouvre une tranchée de 2 mètres de profondeur environ dans un champ où la plante est cultivée, de préférence dans un sol meuble composé de terre fine.

En projetant de l'eau sous pression contre les parois -de la tranchée, le sol se désagrège sans léser les racines ; -en les soutenant à mesure qu'elles se dégagent, onarriveà se faire une idée précise de leur répartition en largeur et en profondeur. Ces études, malgré l'intérêt considérable qu'elles présentent pour la pratique agricole, sont encore très peu avancées. Elles nous ont appris cependant : 1° que toutes nos plantes cultivées, même les plantes céréales et les graminées fourragères, qu'on a qualifiées longtemps de plantes à racines superficielles, enfoncent leurs racines à plus de 1 mètre de profondeur, quand le sol n'y met pas obstacle. On ne saurait donc assez recommander Vameablissement des couches profondes par des sous-solages ou des labours et leur enrichissement en éléments ferlilisanls.

2" Dans la couche superficielle de 20 cenlimètres d'épaisseur, on trouve ordinairement autant déracines que dans toutes les autres couches réunies.

C'est donc celle qui est la plus épuisée par les plantes, celle à laquelle nous devons toujours apporter le plus d'engrais.

Les racines profondes fournissent un appoint important de nourritureauxplantescullivées, mais ellesont surtoutpour mission d'a/imen/e/'/ap/anieeneau dont elle fait une si grande consommation. Les légumineuses (luzerne, sainfoin, trëDe, mélilot, lupin, etc.), le colza, le lin, le chanvre, possèdent des racines puissantes qui descendenl très avant dans le sol : ces plantes réclament des terres profondes et meubles ; quelques espèces, comme le saia-

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