‹ Botanique agricoleChapitre 36 sur 104 · MORPHOLOGIE EXTERNE DE LA HACIKE · texte numérisé non relu

MORPHOLOGIE EXTERNE DE LA HACIKE

foin, s'accommocienl cependant de terres superficielles, pourvu que le sous-sol soit fendillé. Quand des bette* raves et autres espèces à racines charnues se développent dans des terres caillouteuses, mal préparées, soulevées par du fumier, de grosses mottes, etc., le pivot se divise, les racines deviennent fourchues, ce qui en diminue notablement la valeur.

Ajoutons que c'est parmi les espèces possédant des racines pivotantes, qu'il faut chercher les plus résistantes à la sécheresse et aux ePforts des vents.

Les racines source d'engrais. — Les plantes dont nous ne récoltons que la partie aérienne, laissent, comme résidu dans le sol, des racines capables d'en modifier parfois très heureusement les propriétés physiques et chimiques.

C'est surtout par leur teneur en éléments fertilisants, que ces racines doivent nous intéresser; celles des légu mineuses, de la luzerne et du trèlle principalement, laissent assez d'azole dans le sol pour qu'on puisse se dispenser presque toujours de fournir du fumier et des nitrates aux plantes qui leur succèdent immédiatement: dans ces conditions, il suffit d'user de fortes doses d'engrais minéraux, d'acide phosphorîque en première ligne, pour assurer une bonne utilisation de l'engrais végétal dont la légumineuse a enrichi le sol.

On doit procéder de la même façon sur défriches de vieilles prairies; les débris de racines des nombreuses générations de plantes qui s'y sont succédé, peuvent aisément faire face, si la prairie était productive, aux exigences en azote de récolles répétées de plantesracines ou de céréales. Dans ce cas encore, -l'engrais organique, mal équilibré comme composition, a besoin d'être appuyé par une forte fumure d'engrais minéraux; ces matières organiques sont acides ; en terres pauvres en calcaire, un chaulage s'impose pour en déterminer la niiritîcation et rendre l'azote assimilable.

Raunes terminales pivotantes. — On désigné ainsi les racines dans lesquelles le pivotprend un développe- ScaRiBAUx et N*iiot. — Bolan. agrie. "ï

ment prépondérant, et représente l'axe du système radicolaire (fig. 81 et 82)-

FF|p> 81. — Jeune plant'de lupin (*). Fig. Sa. - Jeune plant de trèfle des préB n.

O B. ladoi terminale ou pivot proloDgeant ia tige; I, Une au-dessoua deiii ctitylidona ce' iaxe hypocotylé); T, tige au-dessus des colylédODE; f, jeunes reullles ; e, enveloppe de le graine qui se délsche et toiabe ; co Mltel; r, radicelles ; c/, cf, coïfTea ; pp', poils ebsorbanta.

(")p, pivot; r, radicelles; A, axe bfpocolflé; c, colylédoDS ; ^j, /i, Jeunes feuilles.

Racines terminales fasciculées. — Les monocotylé-

HOHPROLOGIB EXTERME DE U RACINE. IH

dooes (gramiDées, palmiers, etc.) et quelques dicotylédones possèdent un pivot qui se développe peu, ou qui disparaît de bonne heure: les radicelles primaires, mieux alimentées, se développent davantage et forment un

Les radicelles i

Fi g. 83. — BBcine fasciculée.

le développent aulanl que la racin

Taisceau plus ou moins compact, de là le* nom de racines fasciculées qui leur est appliqué {fig. 83).

Racines traçantes. — Les agriculteurs appellent racines traçantes, les racines qui s'enfoncent et courent à une faible profondeur; le prunellier, l'aubépine, le hfilre, le charme et surtout l'acacia en fournissent des exemples.

Ces plantes s'accommodent de (erres superficielles, mais elles sont facilement envahissantes, nuisent aux cultures voisines en épuisant le sol et en produisant des rejets (drageons] difGciles à extirper.

Le mélèze, le pin sylvestre, le pin maritime sont pourvus à la fois d'un pivot vertical et de radicelles traçantes, aussi ces essences réussissent-elles et dans les terres superficielles et dans les terres profondes. Le pin maritime offre cette particularité que les racines secondaires traçantes émettent à leur tour des pivots verticaux; c'est celte circonstance qui le rend si précieux pour la fixation des dunes.

L«s\ agriculteurs désignent également du nom de

l,iertb,G00^k'

Iraçantes les tiges soalerraines que nous étudierons dans un autre cliapilre (p. 151).

Habillage des racines. — Quand on repique une plante, on a l'habitude d' « habiller » les racines, c'est-àdire d'en amputer l'extrémité. Le pivot cesse de se développer au profit des radicelles; une racine pivotante tend à devenir une racine fasciculéc.

Les jeunes arbres fruitiers subissent souvent plusieurs transplantations avant d'être mis définitivement en place. Les habillages répétés favorisent le développement superficiel du système radiculaire; la plante profile alors plus largement des arrosages et des fumures. Dans une terre qui souffre de la sécheresse, où l'influence de l'eau prime celle des éléments fertilisants, l'habillage des racines est au contraire plutôt nuisible qu'utile.

Racines latérales. — Elles prennent naissance le long de la tige, oudes feuilles, les unes, toujours à la même place, les autres, sur des points quelcon ques, dont la position dépend des conditions ott se trouve placé le sujet (boutures de peuplier, de vigne, etc.). Les premières sont appelées racines latérales régulières, les autres, racines Fig. 8i. — Pied de fraisier muni d'un eoalant. adi'entives. J

Les racines latérales apparaissent principalement sur les tiges ram-, panles connues sous le nom de stolons [fraisier (flg: 84),

Page 1