MORPHOLOGIE EXTERNE DE U RACINE
trèfle blanc, agrostis stolonirére. renoncule rampante} et sur les liges enterrées appelées rhizomes (chiendent, et autres graminées, pomme de terre) (Voy. p. 151).
Racines latérales des graminées et profondeur des semis. — Pour les graminées, les racines latérales sont les racines essentielles. Si nous suivons le blé, par exemple, dans son développement, nous constatons que les premières racines, les racines primaires (/■,, fîg. 85)
Flg. 86. — Blé semé i dlSËrentes profonr
meurent peu de temps après que les réserves du graio sont épuisées; ce sont les racines latérales (r^, fig. 85) appelées racines secondaires qui, dans la suite, alimentent la céréale. Notons que ces racines nourricières prennent exclusivement naissance sur un ou plusieurs nœuds situés tout près de la surface du sol. La portion de tige comprise entre le grain elles premières racines latérales, meurt aussi bien que les racines primaires, c'est donc une production qui épuise inutilement la plantule ; dans l'intérêt de la graminée, il faut placer le grain sensiblement à la profondeur que ne dépassent pas les racines latérales. La figure 85, empruntée à l'excellent
ouvrage de notre cher maître M. Risler (1), démontre d'une façon saisissante les dangers d'un enfouissement trop profond des semences.
La plante A, issue d'un grain enterré à 1 centimètre de profondeur, est la plus vigoureuse ; dans les plantes B et C, les tigelles, obligées de s'allonger dans le sol et en outre d'en vaincre la résistance sur une grande épaisseur, arrivent à la surface en partie épuisées; aussi, dans la suite, les plantes B et C se montrent -elles inférieures à la plante A. La tigelle de D, sortie d'un grain enfoui à 11 centimètres, n'a pu sortir de terre. La forme contournée de son extrémité montre que sa vigueur va progressivement diminuant. N'ayant pas la force de pousser verticalement, elle suit dans le sol la ligne de moindre résistance.
Les semences de graminées des prairies possèdent pour la plupart des amandes très petites; elles ne peuvent développer par conséquent que des tigelles de faible longueur aux dépens des réserves; presque toujours, on les enterre trop avant alors qu'il suffirait de les recouvrir de quelques millimètres de terre; c'est là une des printàpales causes des insuccès si souvent constatés dans l'établissement des prairies k inse de graioiDées.
Décltaussement des céréales. — Les liges «tes graminées produisent des racines au niveau d'un nœud quelconque, si celui-ci est maintenu dans un milieu humide. La culture tire parti de cette observation : on roule les gazons des pelouses décoratives après les avoir fauchés très près du sol, puis on les arrose et oa les recouvre de terreau dans, le but d'amener les chaumes couchés à développer des racines latérales et à se ramiiier.
En buttant le mais, les racines latérales nouvelles qui se forment sur la tige enterrée augmentent la solidité de la plante et contribuent à son alimentation.
Dans les terres calcaires, le sol gorgé d'eau se soulève
(1j RiBLGn, Physiologie et eallure da blé.
MOItPaoLOGIE BXTERNE DB LA RACINE. IIS
pendant l'hiver, entraînant avec lui les plantes à racines délicates (céréales, graminées de prairies, etc.); quand, au printemps, le sol se désagrège, se détache des racines et tend à reprendre son niveau initial, les plantes se trouvent déracinées, déchaussées suivant l'expression consacrée.
Le déchaussement est beaucoup plus redoutable encore en terres tourbeuses qu'en terres calcaires : elles foisonnent en absorbant de l'eau, se contracteot ei parfois tombent en poussière en se desséchant; aussi, la réussite des cultures qui passent l'hiver en terre ou qui occupent le sol à la iin de l'été y est-elle très aléatoire; les plantes jeunes ou pourvues de racines délicates telles que les graminées, sont évidemment celles qui souffrent le plus.
En roulant énergiquement le sol, les graminées reprennent facilement, grâce aux nouvelles racines émises à la base des tiges sur lesquelles le rouleau a comprimé de la terre.
Milieux dans lesquels les racines se développent. — Les racines se développent dans le sol [racines souterraines), dansl'eau (racines aquaiiques), „ „ ,.
dans 1 air [racines aériennes), à la surface ^"'".*°" "'",'■' '*^''"Tif*Z^JSïI.' ,, , '' , ,, 1 . en a cinq suçoirs qui onl été déUchéa
d espèces végétales qui de force de la planle nourricière dans leur servent seulement laquelle ils simpianiBiaot. de point d'appui {racines
épiphyles), ou dans la substance d'autres plantes aux dépens desquelles elles se nourrissent {racines endo-
phgies). Les plantes à racines endophytes sonl redoutables pour nos plantas cultivées ; citons notamment la cuscute {ftg. 85 biii), l'orobanche, le gui, le mélampyre. La cuscute, qui vil sur les trèfles et les luzernes, se montre particulièrement dangereuse ; elle se multiplie par ses ijraines et aussi par ses filamenls qui, à l'aide de suçoirs, se fixent facilement sur la plante hospitalière.
Quand on achète des semences de trèfle ou Je luzerne, on doit se faire garantir sur /a c/ure l'absence de cuscute et s'assurer, par une analyse exécutée dans une station d'essais de semences, que ta marchandise répond bien aux garanties données. Si, malgré ces précautions, le parasite apparaissait, il faudrait le couper au ras du sol, et, pour une prairie qui doit durer plusieurs années, retourner à la bêche la plante attaquée, y semer du fromenlal et du dactyle, graminées vivaces auxquelles la cuscute ne s'attaque pas. S'agit-il d'un trèfle qui ne doit durer qu'une année, on fauche également les taches aussi près que possible du sol, puis on les arrose avec une solution de sulfate de fer à 5-10 p. 100, solution qui brûle et noircil les filaments. On peut encore „ 6 retourner la tache et y semer du ray-
grass d'Italie, plante à végétation rapide et de bonne qualité fourragère.
" Structure primaire. — C'est celle
^'/rans'veiTBie'd'une qu'on observB dans les jeuncs raciuesel jeune mcine. daus les raciues d'un âge quelconque
'I. faisceau ligaeiii; qui, en vieillissant, n'augmentent pas (,, faisceau libérien; de diamètre. Si nous faisons une coupe hndreceniraL' ^^ transversale dans une jeune racine, au niveau des poils absorbants par exemple, où la différenciation des tissus est déjà achevée [ftg. 86), nous relevons la présence : d'un cylindre de faible diamètre, qu'on appelle cylindre central; d'un manchon plus épais qui forme Vécorce.