INFLORESCENCE
Le réceptacle commun du capitule est souvent chargé d'écaillés, de paillettes ou de soies séparant les flaurs. Ces productions de formes diverses représentent des bractées.
Vombelle{ftg. 195) est une indorescence dans laquelle les axes secondaires partent du mSme point, et se terminent chacun par une fleur; ils divergent comme les rayons d'un parasol. Ici, les bractées Torment, comme
Vis- '»''■ — figue coupée longlt»- Fij. ijl. — C i.iflule dj Oi-tleiii. diiiBlemeQlpnurmonlperles fleura qui en tapissent l'IolËriaiir, pi, pédoncule ; re, réceptacle.
dans le capitule, un ensemble auquel on donne le nom de collerette ou à'inuolucre.
La grappe est un mode d'inflorescence, dans lequel l'axe primaire allongé porte sur toute sa longueur un nombre variable d'axes secondaires à peu près égaux entre eux et terminés chacun par une fleur, ex. : le groseillier commun [Ribes rubram) (fig. 196), le muguet [Convallaria majalis).
Le corymbe est formé d'un axe primaire duquel partent, à des niveaux différents, des axes secondaires qui se terminent à la m Jme hauteur et figurent une sorte de parasol à rayons inégaux, ex. : le cerisier de Sainte*
2M FLEL'H.
Lucie {Cerasus mahaleb), le poirier {Piriis) {fîg. 197). 0(1 peut faire dériver «le la grappe tous ces modes d'iDdorescence : en allongeant inégalemeot ses axes secondaires, on obtient le corymbe; si, au contraire, les axes secondaires deviennent plus courts, on passe tout naturellement à l'épi, au chaton, au cône etau spadiceil'axe
firimaire étant réduit de façon que es axes secondaires partent du même point, on obtient une ombelle. Enfin, lorsque les axes de différents degrés sont raccourcis et
FIg. J96. — Crsppe di
confondus en un réceptacle commun, l'inflorescence devient un capitule.
Jusqu'alors, nous avons supposé seulement deux degrés de ramtficalions; les axes secondaires peuvent se ramifier de la même façon que les axes primaires, et alors on obtient la grappe composée, ex. : le lilas [Syringa vulgaris), la \'igne ( Vïlis), etc. ; Vépi compose, formé d'épis simples ou épHtels, ex. : le blé [Triticum] {/ig. 199), l'ivraie (LoUarti) ; l'ombelle composée, formée d'ombellules garnies de petits jnvolucres ou invnluceUea,
.,C(X)>^li:
inflorescence:. 26I
ex. : la carotte (Daucus), le persil [Pelroseliimm], le fenouil [Fœniculum) (fig. iiOO),
Dans les inflorescences que nous venons de passer en revue, les fleurs aînées sont celles de la base et de la partie externe ; on dit que la floraison est centripète, c'est-à-dire qu'elle marche de la circonférence vers le centre du groupe de fleurs,
II. Inflorescences définies. — Les inflorescences définies ont reçu le nom colleclirde cymes. En général, à la base d'une ileur portée par un axe primaire, se
Flg. 137. — Corymbe du roirler cammua fPira» ccmmanh) .
trouvent une ou plusieurs bractées, de l'aisselle desquelles partent des axes florirëres secondaires, qui se comportent comme les axes primaires; l'inflorescence, au lieu de s'allonger, s'accroît en largeur à partir de la fleur centrale, ex. : le céraiste {CerasUitm) {fig. 201), la petite cenlaurée [Erylhrœa cenlaarium).
Les cymespeuventaffecter la forme d'épis (campanule), de corymbe (sureau), d'ombelle (cliélidoine), mais alors la floraison est centrifuge, c'est à-dire qu'elle marche do centre vers la circonférence.
Dans \b cgme scorpioïde, les (leurs figurent une grappe qui se roule comme la queue d'un scorpion : de là vient iS.
IMFLORESCEiNCB. S63
son nom. L'axe primaire se lermine par une (leur qui
Fig. 300. — Ombelle compoaÈe ilu fenouil (Fankalam officin
Flg. aoi . — Cjioe du céraislc (Ceraitia-m).
porte une bractée à sa base ; à Vaisselle de celle dernière
a**- FLEUR.
apparaît un axe florifère secondaire qui se comporte comme celui dont il émane ; ces axes subordonnés les uns 'aux autres naissent toujours du même côté, el Tormenl une ligne brisée qui se recourbe en crosse, ex. : la grande consoude iSymphuliim officinale] [fig. S02).
111. Inflorescences mixtes. — Dans certaines plantes, l'infloresceDce générale peut différer des inflorescences partielles, c'esl-à-dii e decellesqu'on observe sur les axes secondaires.
Dans les Labiées, le lamier blanc(Lom(«n album), par
Hg. Î02. — Cyme scorpiolde de la çreodo consouc'e (Sffixphglttm offi-
exemple, l'inflorescence générale est indéfinie, puisque l'axe primaire n'est pas terminé par une fleur ; les inflorescences partielles, au contraire, sont définies.
Dans le séneçon (Senecio), l'achillée [Achillea], l'inflorescence générale est un corymbe, et les inflorescences partielles, des capitules. Dansravoine(^rena), le paturin (Pod), lagroslide [Agroslis] (/ïj. 198),le brome(Bromus) linflorescenee est une grappe d'épis, qu'on appelle particule (1).
(I) On peut reprësenler clairement les divei-s modes ci'inlloreaccuce i l'aide de figures Echëmaliques, dans leEquelles 1rs «xes
Tnflorbscencf:. ses
Tableaa rfes principales infloreictncea.
l^pi simple Ex. : vei'vuine, pUnlain.
Épi composé.... Ex. : blé, ivraie.
Clialon El. : noisetier, noyor, saule.
icône Uli. : pin, sapin, houblon.
Spadice Ex, : gouet.
Régime Ei. : Palmiers.
Capitule El. : pissenlit, chardon, fipue.
Ombelle simple.. Ex. : cerisier.
Ombelle composée Ex. : carotte, persil.
Grappe simple.. Ex. : groseillier, muguet.
Grappe composée Ex. : lilas, vigne.
I Corymbe simple. Ex, : cerisier de Sainte- Lucie. , Corymbe co m-
' posé Ex, ; alisier des bois,
Inflorescences 1 „ .... „ ...
lermioalea „„ ( Gj'me dicholome. Ex. : céraiste.
e inies ( Qy^g acorpioïde, Ei. : grande consoude, myoa no raison ^^^^^
centi-ifuge. '
InDorescencest Ex. : Labiées, séneçon, avoine. ■ mixtes. S
sont représentés par de simples traits portant les numi^ros 1, ?i
Fig. 303 (')' ^>t- loi
O Hg. 3o3. — Figure schémalique du
mAles sessllea fliées dlreclemenl sur (") Fig, ïo4. — Figure scbémalique
maire; 3. axes secondaires porlaat de (■") Fig, 105, — Figure schémaliqi
:» primaire ; 1*, lleurs
Floraison. — La floraison, qu'on désigne encore soua le nom d'anlhèse, est l'époque où les plantes fleurissent. Les espèces annuelles développent nécessairement leurs fleurs pendant leur année d'existence. Les plantes bisannuelles, belleraves, carottes, oignons, fleurissent normalement pendant la deuxième année ; il faut ajouter que plusieurs d'entre elles fleurissent et fructilient comme des plantes annuelles; ce fait se produit sous l'influence de toutesies circonstances qui déterminent au début de la vie de la plante un arrêt dans la végétation (gelées printantères, durcissementdusol, etc.).llesl fort redouté des cultivateurs de betterave auxquels il cause de grands dommages. La formation des (leurs et des fruiû entraîne la consommation de la plus grande partie des réserves de la racine, dont le rendement est ainsi de beaucoup diminué.
L'âge auquel les végétaux ligneux commencent à fleurir varie de l'un à l'autre : le hêtre fleurit à cinquante ans, le sapin commence à donner des fleurs . entre soixante et quatre-vingts ans. Celui des jeunes pousses sur lesquelles les fleurs apparaissent exclusive-
3, elc, suivant qu'il s'agit d'anes primaires, d'aies secondaires, d'à j es tertiaires, etc.
Si les (leurs de l'inllorescence sont unisexuées. on aHecte les numéros des indices m ouf, lesquels indiquent que les axes porLent des fleurs mâles ou des fleurs remelles.
Pour bien Taire compre.idre notre pensée, noua donnons dea Sgiirea schématiquea du chalon (ftg. !D3), de l'ombelle simple (/îff. S04S du capitule {fig. ÎOS), et de la cj-me acorpioîde {pg. S06).
l,iertb,G00^k'