‹ Botanique agricoleChapitre 55 sur 104 · NATURE DES ÉLÉMENTS FLOBAUX · texte numérisé non relu

NATURE DES ÉLÉMENTS FLOBAUX

dire un mot de leur signiHcalioD morphologique. Cette étude nous permettra de mieux nous rendre compte de leur structure. Les différentes pièces de la fleur ne sont pas autre chose que des feuilles transformées. L'origine î'oliaire des sépales et des pétales, qui ont conservé l'aspect et la structure, sinon la couleur, des feuilles, est assez évidente. Nous verrons bientôt quelesétamineset les carpelles montrent aussi les mômes traits anatomiquesgénéraux que les feuilles. D'ailleurs, il existe certaines fleurs oii la transition se fait d'une façon insensible entre les bractées extérieures, qui sont nettement des feuilles, et les pétales, les sépales et même les étamines (nénuphar). Il y a donc eu métamorphose progressive. De plus, on constate aussi nombre de métamorphoses régressives. Dans certains cas tératologiques (souvent à la suite de piqûres d'insectes ou par suite du parasitisme d'un champignon inférieur) on a vu des carpelles se transformer en étamines et même en véritables feuilles, Cette régression se fait d'une façon constante pour les fleurs doubles {roses, pivoines, etc,)oii les étamines très nombreuses du type primitif se transforment en pétales. Enlin le cas des fleurs prolifères comme les roses {/ig. 181), qui après avoir donné une fleur continuent la croissance de leur axe en un rameau feuille, montre bien que la fleur obtenue n'était qu'un rameau ordinaire sur lequel des feuilles modifiées s'étaient groupées en une fleur.

En résumé, une fleur n'est donc qu'un ensemble de feuilles modifiées dans leur forme et leurs fonctions et ndaptées è des buts spéciaux. Ce sont ces formes et ces fonctions que nous allons maintenant étudier plus en détail.

Calice. — Ses diverses parties. — Le calice est le verticille extérieur ou inférieur de la fleur.

11 esl gamosépale ou monosépale quand les sépales qui le composent sont soudés entre eux sur une plus ou moins grande étendue {fig. 209).

Le calice polysépale ou dialysépale esl formé de plu-

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sieurs sépales distincts. Leur nombre varie dans les diverses plantes : il en existe deux dans le pavot (Papaver), quatre dans la giroflée [Cheiranlhus), cinq dans le fraisier [Fragaria).

Dans un calice gamosépale, oo distingue le tube, le limbe et la gorge.

Le lube comprend la partie inférieure cylindrique du calice où s'est opérée la soudure des sépales; \e limbe est la partie étalée ordinairement restée libre; la gorge est l'orifice du tube calicinal.

Les formes que revêt le tube du calice gamosépale sont très nombreuses: il est cf/Zinc^r/gue dans l'œillet, vésiculetix ou en forme de vessie dans l'alkélcenge, turbiné ou en forme de toupie dans la bourdaine, urcéoié ou en forme de grelot dans la jusquiame, etc.

Calice régulier. Calice irrégulier. — Le calice polysépale est régulier lorsqu'il est formé de sépales égaux et équidistants insérés à la mâme hauteur ; ex. : le fraisier (Fragaria), l'œillet {Dianlkus). il est encore régulier, lorsque, les sépales étant inégaux et insérés à des hauteurs différentes, ces irrégularités se reproduisent régulièrement;ex.: la giroflée (Cheiranlhus), le chou(B/'assica oleracea) qui possèdent deux sépales plus grands, alternant avec deux sépales plus petits, et d'une façon générale toutes les fleurs de la famille des Crucifères.

Le calice gamosépale est régulier, quand les sépales, supposés isolés les uns des autres, réalisent les conditions énumérées précédemment.

Dans le cas contraire, le calice, qu'il soit d'ailleurs gamosépale ou polysépale, est irrégulier, ex. : la sauge (Salvia), l'aconit napel (.ico/ii'/u/n napellus) [fig. 210),

Nous ajoulerons ici, pour ne plus y revenir, que les notions précédentes, relatives à la régularité du calice, s'appliquent légalement aux autres verticilles floraux, corolle, androcée et gynécée.

Si l'on considère la fleur entière, on dit qu'elle est régulière, lorsque tous les verticilles sont eux-mêmes réguliers.

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