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COROLLE

Rapport du calice avec le pistil. — Le calice libre est indépendant du pistil (pavot, colza). 11 est adhérent, quand il se soude à ce dernier sur une étendue plus ou moins grande; les folioles situées au sommet de la poire, de la pomme, du coing, représenlent le limbe d'un calice adhérent; les aigrettes en forme de parasol renversé, qui accompagnent les fruits du pissenlit [Taraxacum], du salsifis [Tragopogort] [fîg. 211), etc., proviennent aussi du limbe calieinal, qui s'esl modifié.

Structure du calice. — Le calice i

est ordinairement vert et présente la |

même slructure que la feuille. Parfois, il ressemble à la corolle, et contribue à donner de l'éclat ^ la tleur ; dans ce cas, on dit que le calice est pélaloïde, ex. : l'aconit {Aconilum), la dauphinelle (Delphiniam).

Durée du calice. — Le calice est appelé fugace lorsqu'il tombe dès que Fig- ïio. - Caiice la corolle s'épanouit, ex. : le pavot 'n^îf^n^^eît^'œnt [Papaver), les Crucifères; il est dit ivm nopeiim). tombant ou cat/uc, quand il disparait en même temps que cette dernière. Le calice persistant dure jusqu'à la maturité du fruit; mais si pendant le développement de celui-ci il se llétril, tout en restant en place, comme cela s'observe dans la mauve {Malva), on le désigne sous le nom de calice marcescent. Le calice accrescenl persiste et s'accroît parallèlement au fruit qu'il accompagne (atkékenge, fig. 213).

Rôle du calice. — Le calice sert à proléger les verticilles plus délicats qui se trouvent à son intérieur. Parfois il est tellement réduit, que son utilité à cet égard est contestable. ,

Corolle. — Ses diverses parties. — La corolle est le verticille floral situé en dedans et au-dessus du calice. Les feuilles modifiées qui la composent portent le nom de pétales,

m t'LEUR.

Un pétale isolé se compose de deux parties : l'une inférieure, étroite, plus ou moins longue, est appelée iinylel [ftg. ai3) ; l'autre, supérieure, plane, élargie, est désignée sous le nom de lame. Quand l'onglet fait défauL, la lame est dite sessile, ex. : la

L'onglet peut être neclarifére, c'està-dire présenter à sa base une glande qui, A l'époque de la fécondation, sécrète un liquide sucré appelé nectar, Fig.ïii.— Caiicedu Souvent le pétale se prolonge à sa créttes Df urne uses P*'"'^'^ inférieure en une bosse ou un \Ti-agopogon). éperon OÙ s'accumule le nectar (vio-

lette, rnudier, ancolie).

Les pétales sont ordinairement colorés des teintes les plus variées, qui font la beauté des fleurs.

Beaucoup de personnes ignorant la conslitulion, el surtout le rôle de la fleur, envisagent la corolle comme en étant la partie la plus im-

Irull qu'il enveloppe.

portante, et admettent qu'une plante n'a pas de fleurs, lorsque la corolle de ces dernières fait défaut, ou

qu'étant peu développée, sa coloration reste faible (1).

La corolle est monopétale ou gamopétale, quand les pétales qui la composent sont soudés entre eux sur une plus ou moins grande étendue, ex, : le tabac (Aicoliana) {fig. 214), le mouron {Anagallis), les véroniques { Veronica).

La corolle polypélale est celle dont les pétales restent distincts les uns des autres.

De même que le calice, la corolle, qu'elle soit monopétale ou polypélale, est régulière ou irréguUère.

Dans une corolle monopétale, comme dans un calice formé d'une seule pièce, on distingue trois parties :

le tube, la gorge et le limbe.

Corolle gamopétale régulière. — La corolle gamopétale régulière affecte les

formas les plus diverses; iig.îi4. — Fleur de nibuc elle est diLe campanulée, lorsqu'elle ressemble à une ^^^^""1°"'^ ^srfolg^JrT'ov.

cloche (campanule); inftin- ovaire, si. slj le; ay. sligmote.

dibuliforme, quand elle figure un entonnoir, ex. : le liseron [Convolvulus]. La corolle urcéolée ressemble à un grelot, ex. : la bruyère [Erica], la corolle rolacée, à une roue, ex. i le mouron fAnagallis], et la corolle étoilée, à une étoile, ex. : le caille-lail [CaHum).

Corolle gamopétale ii régulière. — La corolle gamopétale irrégulière est dite labiée lorsque le limbe est partagé transversalement en deux divisions ou lèvres.

(1) En botanique, on diL qu'un organe fst coloria, lorsqu'il prisenle une couleur autre que la couleur verte.

«76 FLEUB.

comme dans la sauge, le lamier (fig. 215 et 216). La lèvre supérieure esL formée de deux pièces plus ou moins soudées; quand elle est entière et présente une concavité dirigée vers le centre de la fleur, on lui donne le nom de casque; la lèvre inférieure esl formée de trois pétales réunis. Parfois, la lèvre supérieure étant profondément divisée, les deux pétales qui la composent se soudent aux trois pétales inférieurs, de

Fig. ai5. - Fleur du laniler  corolle gamopétale Irrég-ilière, vue de

ai6. Pleur FIg. 317. — Corolle per-

I lamier à CD- souDée du muaier{à

Ile gauiopé' grandes Oeurs {Anlir-

le IrréguliÈre rhinum majat),'

manière à ne figurer qu'une seule lèvre, ex. : les germandrées.

La corolle personnée ou en masque a son limbe aussi divisé en deux lèvres; mais la gorge est fermée au lieu d'être largement ouverte, comme dans les Labiées, ex. : les plantes de la famille des Scrofularinées dont^le muflier [Anlirrhinum majas) est le type {ftg. 211).

La corolle ligulée se compose d'un tube terminé par une languette latérale finement dentée à son extrémité ; on peut admettre qu'elle est formée d'une corolle régulière, généralement à cinq divisions, fendue sur une longueur variable. Les fleurs à corolle ligulée sont presque toujours réunies en capitule sur un réceptacle

commun entouré d'un învolucre; on leur doone le nom de demi-fleurons (fig. 218); le capitule est dit demiflosculeux ou liguUfîore, quand il porte uniquement des demi-fleurons; ex, : le pissenlit [Taraxacum]. Parfois, ces derniers sont situés à la circonférence du capitule; leurs ligules, déjelés en dehors, figurent les rayons d'une roue, dont le centre ou moyeu serait représenté par des ^eu/'ons, petites fleurs monopélales, régulières, à cinq divisions {/î^. 219).

Dans ce cas, la fleur est dite radiée, ex. : le chrysanthème ( Chrysanlhemitm), le topinambour {Heiianthus luberosas). Si le réceptacle du capitule ne supporte que des fleu-

Fig.aiS. — Ileml-fleuron de lAaIhemiê Fig. aig, rigetcent,

roDs, on donne à celui-ci le nom de flosculeux ou tubali flore.

Corolle polypéiale régulière. — La corolle polypétale régulière formée de quatre pétales disposés en croix est dite cruciforme, ex. : le radis [liapbanus), la giroflée (Cheiranlhus) et autres plantes de la famille des Crucifères. Elle est dite rosacée, quand elle se compose de cinq pétales étalés à onglet nul ou court, ex. : le rosier {Rosa), le fraisier (Fragaria).

Corolle polypéiale irrégulière. — La corolle polypétale irrégulière est appelée papilionacée (fig. 220), ScBRiiAUX et Nanot. — Bolan. ogi-îc, 16

lorsque sa forme rappelle grosàèremCDt celle d'un papillon prêt à s'envoler. Elle se compose de cinq pétales, le supérieur étendu embrasse tous les autres, on le nomme étendard; les deux latéraux sont connus sous le nom à'ailes; enfin, les deux inférieurs, généralement soudés, portent, à cause de leur forme, le nom de carène, ex. : le haricot (Phaseolas), le pois [Piaum], la

FIg. 120. — CoroJle polypétole icrÉgullère dite papilionscée de la gesse ù iarges feuilles {^alhyras lalifotliaj.

A, corolle entière; B, l'étendard-, C, une des ailes; D, la carène.

luzerne (Medicago), le trèfle [Trifolium), le cytise {Cylisus), etc.

Cette forme de corolle caractérise les plantes de la famille des Papilionacées, si importante au pointde vue agricole.

La corolle polypélale irrégulière qui n'est point papilionacée, est dite anomale, ex. : l'aconit [Aconilum), la pensée {Viola Iricolor).

Structure de la corolle. — Les pétales, de même que les feuilles normales, se composent d'un tîssti parencliyraateux, compris entre deux lames épidermiques, et constitué par de grandes cellules irrégulières laissant entre elles de vastes méats remplis d'air ; les faisceaux libéro-ligneux correspondant aux ner-

ANDROCÉE. ïlf

vures, ne sont guère représentés que par des trachées.

Les pétales sont rarement riches en stomates; quand les cellules épidermiquea se soulèvent en cône de peu de hauteur, la surface prend un aspect velouté, très apparent dans la pensée.

Bdle de la corolle. ~ La corolle comme le calice est un organe prolecteur; de plus, quand elle sécrèle du nectar et qu'elle est brillamment colorée, elle attire les insectes qui sont les agents les plus importants de 1» fécondation.

Aadrocée. — Ses diverses parties. — L'androcée

;iroflée. Fig. aaa. — Coupe transversale dune

A aathftre-F 111et;C, nervure Les loges se sont ouvertes en a ; fT du conneclif; L.loge; P, P, pol- filet; M laiscesu du connectif. leii qui s'en è.happe.

est le troisième verticille d'une Heur complète, en parlant de l'extérieur; il se compose des organes mâles ou et aminés.

Une étamine {fig. 221) est une feuille modifiée formée d'un ftlel qui correspond au pétiole de la feuille el d'un rnnnectif qui correspond au limbe. Le connectif porte en général, sur sa face supérieure et de chaque côté, deux sacs remplis à maturité d'une poussière jaune qui constitue le pollen, agent essentiel de la fécondation. L'ensemble élargi du connectif et des sacs polliniques se dislingue neltement du filet plus grêle et a regu le nom d'anthère.

Le connecUr varie beaucoup dans sa forme et, dans ses dimensions. Les loges de l'anthère sont tantôt allongées, ovoïdes, globuleuses, etc.

Dimensions relatives des élamines. — Les étamines d'une fleur peuvent ne pas avoir la même longueur; les inégalités qu'on observe à cet égard fournissent de bons caractères pour la classification des piaules.

Les étamines didynames sont au nombre de quatre, deux grandes et deux petites; ex. : le làmier (Lamiam) [fig. 216), la sauge ( Salvia ) , la scrofulaire iScrofularia) et beaucoup

:s monadiilphea hig. 32'

d'autres plantes de la famille des Labiées et de celle des Scrofulariées.

Les étamines de la famille des Crucifères sont létradynames; sur six il y en a quaire grandes et deux petites.

Soudure des élamines. — Les étamines sont dites monadelphes (ftg. 223) lorsqu'elles sont réunies par leurs filets en un seul faisceau, ex. : la mauve [Malva); diadelphes, quand elles forment deux faisceaux (/13. 224), ex. : le pois {Pisiim), la fumelerre {Fumaria}, etc. ; polyadelphes, quand il existe trois ou un plus grand nombre de faisceaux, ex. ; le millepertuis (Hypericum).

ANDROCÉË. 281

Si la soudure ne porte que sur les anthères, tes élamines sont dites synanthérées [ftg. 225). Les anthères soudées en tube existent dans les fleurs de la grande famille des Composées, à laquelle on donne quelquefois le nom de famille des Synanthérées.

Les pièces de l'androcée se soudent fréquemment

Fig. n&. — Fleuron du 9ene;an maa- Fig. 216. — FJeur de ta seusitive Irant des étamlnes lyaanLhérées. k ètamlDea hfpDgyaes.

aux autres parties de la fleur; ainsi, dans les fleurs monopétales, les étamines adhèrent à la corolle.

Position relative des étamines. — Relativement à leur situation par rapport au pistil, les étamines sont divisées en trois catégories : les étamines hypogynes, périgynes elépigynes. Les étamines hypogynes {fîg. 226} s'insèrent au-dessous du pistil, c'est-à-dire au fond même de la fleur, ex. : les renoncules {Ranunculas). Les étamines périgynes sOnl fixées sur le calice à une certaine hauteur au-dessus de la base de l'ovaire, ex, : le rosier {Rosa), le cerisier [Cerasus), le poirier {Pirus) (fig. 227). Les étamines épigynes s'insèrent immédiatement sur l'ovaire

comme dans la carolle [Dauctis], le fenouil (Fœniculam) (fig. 228), le caille-lail (Galium) et autres plantes de la famille des Ombelliféres cl des Rubiacées.

Les étamines sont appelées gynandres lorsqu'elles se soudent avec le gynécée (orchis).

Structure des étamines. — Le filet se compose de trois parties :

1° D'un faisceau libéro-ligneux central qui se prolonge dans le connectif;

2" D'un parenchyme homogène entourant le faisceau;

3° D'un épiderme muni de stomates.

L'anllière, formée à l'origine d'un tissu homogène, se difîérencie peu à peu et présente à l'état adulte une région centrale de tissu compact constituant le conoecUf traversé par le faisceau libéro-ligneux du filet{/iî, /Î3.229.} De chaque côté se forment les deux sacs polliniques. Au débutdeleur dilTérenciation, ils présentent, enallanl de l'extérieur vers l'intérieur: 1" un épiderme {ep)\ 2" une ou plusieurs couches de cellules qui épaissiront irrégulièrement leur membrane (1, 2, 3, fig. 229 et 230) et <lonneront la ou les assises mécaniques (cf, fig. 231) ; 3° des cellules polygonales à contenu granuleux, à parois minces peu consistantes (el, el' fîg. 230). C'est l'assise nourricière qui se résorbera plus tard pour nourrir les

ANDHOCÉE. 263

grains de pollen; 4" les cellules mères du pollen {p,p, (îg. -229 et 230) qui se distinguent par leur Terme arrondie et leurs dimensions des cellules polygonales dont nous venons de parler; elles se divisent d'abord en deux, les cellules filles se segmentent encore une fois ; en définitive, une cellule mère poUim({ue donne naissance à quatre cellules formant chacune un grain de pollen.

Lorsque l'anthère mûrit, l'assise nourricière se résorbe

: Fig. 239. — Coupes tranaver - mm deU«nfA.i

chyme

i Bous-è pi dermiques: P,P, ceilul du eonneclif. [D'après 'Warmi.

et sert à nourrir les grains de pollen; ces grains de pollen s'isolent les uns des autres, épaississent leur membrane exierne. Pendant ce lemps, les cellules de l'assise mécanique se vident de leur contenu et prennent des épaississements sur leurs membranes. L'anthère est alors prête pour \a.déhiBcence.

Déhiscence de ianlhère. — Elle consiste dans l'ouverture plus ou moins brusque des loges de l'anthère. Elle

2S4 t'LEUR.

s'elfeclue lorsque les graioa de pollen ou cellules mMes sont prêts à féconder les cellules femelles. Généralement, il se fait une fente le long de la cloison séoarant les deux loges de chaque c6fé de l'anthère, de .açon qu'à la maturité il n'y a plus qu'une cavité latérale ;

Mêmes leUres qu'à la figura 229. En outre, et, couche cellulaire eotouranl Im média te meol la maase des cellules mèraa dupollen ;«(', la même du cfilé du lonneclif (enviroQ3oo,'i) (d'après Warmine).

plus rarement, la fente est transversale. Le pollen s'échtippe quelquefois par le sommet de l'authère {/ig. 232) comme dans la pomme de terre {Solarium luberosum), ou par l'ouverture que laisse une sorte de valve qui se soulève latéralement, ex. : l'épine-vioette (Berberis), le cannellier {Cinnamomum Zeylanicum) {fig. 233).

L'anthère est intvorse, quand l'ouverture par laquelle se fait la déhiscence regarde le centre de la fleur; elle est exlrorse, quand elle regarde le périanthe, el latérale,

ANDROCËE. 285

lorsque la situation de l'ouverture est inlerniédiairc aux deux précédenles.

Mécanisme de la déhiscence de l'anthère. — Il ne suffit pas que les grains de pollen trouvent une issue, il faut encore que celle-ci soit largement ouverte; c'est alors qu'interviennent les cellules de l'assise mécanique. Comme elles sont inégalement épaissies sur leurs faces externes et internes, il se produit par suite de la dessiccation des inégalités de tension qui amènent bientôt une rupture.

Celte rupture se fait aux points les moins résistants, c'est-à-dire ordinairement entre les deux sacs poUiniques de chaque de mi -anthère, oîi les cellules de l'assise mécanique n'ont pas formé d'épaississements.

Elle se produit parfois brusquement. Quand, par unejournéechaude, on traverse un champ de seigle en pleine floraison, il n'est pas rare de voir des anthères se dégager subitement de la fleur et éclater, en proje- pig. aSi. — Coupe tant autour d'elles un nuage de '™"^j^7°"^,hi^ d"

pollen. E,;;™Bi «iip«rtum.

Pollen. — Le pollen est ordinairement composé de grains jaunâtres de formes très variables (fig. 234), ayant l'aspect d'une fine poussière.

Dans les forôls de pins, il est lellement abondant qu'il colore le sol en jaune. C'est la chute do ce pollen transporté par les vents à une grande distance qui, dans quelques circonstances, a pu faire croire à des pluies de soufre .

Dans les Orchidées, les grains de pollen s'échappent en deux masses, désignées sous le nom de pollinies, et supportées chacune par un pédicule fixé sur une base glanduleuse aplatie nommée rélinacle {(ig. 235). Les pol-

ip, épider

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l,iertb,G00^k'

Jy.-"* .-o> A''"'

Mû'

PISTIL OU GYNËCÉB. 287

L'enveloppe extérieure, appelée exine, esl épaisse, fortement eu tinisée, résistante et souvent couverte de proéminences en forme de pointes, de tubercules, d'ailes de dimensions variables; elle offre des ponctuations qui correspondent à des amincissements appelés pores.

La membrane interne connue sous le nom d'inline, analogue à la membrane cellulosique ordinaire, est mince et extensible. Cette double enveloppe contient un protoplasme très dense, bourré de matières nutritives de réserve. Au milieu se trouve un gros noyau et latéralement une petite cellule lenticulaire à noyau distinct et à membrane albuminoïde {ftg. 236).

Un semblable grain de pollen mis dans l'eau ou dans un liquide nutritif ne tarde pas à germer. Le contenu du grain de pollen gonfle et fait hernie au travers des pores de l'exine, toujours recouvert de l'intine. 11 s'allonge en un tube,

le boyau poUinique (fig. 234} Ob a, eilne; B, Inllne; c,

pénètre le noyau central et à sa «roa noyau central; a'. suite la petite cellule lenticulaire. %\e.° enucu ajre lai*- Arrivée à ce stade, la germination artificielle du grain de pollen s'arrête, le boyau pollinique meurt. Nous verrons ce qu'U devient dans la nature.

Pistil ou gynécée. — Ses diverses parlies. — Le pistil ou gynécée est le verticille central de la fleur. Les feuilles modifiées qui constituent le pistil ont reçu le nom de carpelles.

Un carpelle se compose de trois parties : Vovaire, le style et le stigmate {ftg. 237).

Vovaire, situé à la base du carpelle, est une cavité close provenant d'une feuille repliée dont le limbe s'est soudé par ses bords ; on donne le nom de salure ventrale à la ligne suivant laquelle les deux bords de la feuille carpellaire se réunissent. La nervure médiane est désignée sous le nom de suture dorsale.

Le slyle est une petite colonne formée par le prolongement de la nervure médiane de la feuille carpellaire.

Le sligmale, situé à l'exlrémité libre du style, est un organe très diversement figuré; couvert de poils ou de papilles, il sécrète un liquide visqueux, destiné à retenir le pollen au moment de a fécondation; le style manque quelquefois, alors le stigmate est sessile, ex. :

Fig. 237. — Pistil de la (urne- Fig. 338. — FeuElIe Cai^llalre théorlqnelerre ofOcioale (fuoiaria oflidnalit). 0, ovaire ; P, placenta ; Ou. ovules ; Sty.

le pavot (Papaver). Dans l'ovaire, se Irouvent les ovales ourudimentsdesgraines. Ces petits corps ovoïdes, comparables morphologiquement aux dents d'une feuille ou aux folioles d'une feuille composée, sont insérés sur les côtés de la feuille carpellaire, le long d'un faisceau libéro-tigneux qui en longe les bords. La ligue d'insertion des ovules, plus ou moins renflée et formant salifie à l'intérieur de l'ovaire, a reçu le nom de placenta. Les ovules se fixent au placenta par l'intermédiaire d'un petit corps cylindrique nommé funicule.

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