‹ Botanique agricoleChapitre 58 sur 104 · FÉCONDATION · texte numérisé non relu

FÉCONDATION

quefois directement pour assurer la fécondation des plantes. Depuis des siècles, les Arabes secouent, au milieu de l'inlloreEcencc Temelte du dattier, des rameaux chairs de lleurs mâles qu'ils vont couper dans le désert. On a proposé d'agiter les chaumes des céréales en fleurs en y promenant une corde tenue horizontalement pour assurer la chute du pollen sur le pistil. Cette opération, désignée du nom de cordage, ne saurait être efficace dans les céréales à fécondation directe telles que le blé,

A, dem étamines Isolées avec leurs dcui longs conneclifs a el b soudés ea c et supportés par dcui courts Qlets Qiés aui cdtés de la gorge de la corolle. — B, Oeur vue de cûté : d, stigmote biQde ; une Ugne ponctuée indique la pasilion des étamlnes 6 l'intérieur de la corolle; c, c', les deux étamines robatlues après le canlaclde l'insecte en b.]

l'avoine et l'orge où le pollen tombe nécessairement sur le pistil. Dans le seigle, où la fécondation est croisée, il y a toujours une production de pollen si considérable qu'il s'en trouve toujours assez pour féconder le pislil. Des plantes exotiques cultivées dans nos serres, telles que les orchidées, resteraient infécondes faute d'insectes pour transporter le pollen, si les horticulteurs n'y suppléaient. Les anthères sont détachées à l'aide d'une petite pince, au momentoù elles commencent à s'ouvrir; si les fleurs sur lesquelles on vient les appliquer ne s'épanouissent que plusieurs jours après^ le pollen est conservé entre deux verres de montre soudés avec de la gomme arabique et recouverts d'une feuille d'étain ; par

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ce procédé, il peut garder ses propriétés fécondantes pendant assez longtemps ; le pollen est déposé sur le stigmate visqueux du pistil à l'aide d'un pinceau trèsSn.

Les melons, les fraisiers éjevéa en serre à l'abri des insectes sont aussi fécondés artificiellement. Enfin c'est encore de cette façon qu'il faut procéder pour la vigne et pour toutes les plantes dont on veut croiser des variétés pour en obtenir des produits intermédiaires.

Germination du grain de pollen el fécondation proprement dite. — Le pollen arrivé sur le stigmate y trouve un liquide sucré et donne bieotdt un boyau pollinique comme dans le cas de la germination arlificielte que nous avons déjà vue. Le boyau pollinique s'allonge entre les cellules peu coliérentes du stigmate et du style, se nourrit à leurs dépens et pénètre jusque dans l'ovaire en suivant les placentas. 11 prend quelquefois ainsi une grande longueur et peut atteindre jusqu'à un décimètre (certaines orchidées et amaryllis). Peu à peu, il arrive jusqu'à l'ouverture du micropyle et vient s'appliquer sur le sommet du nucelle, au-dessus du sac embryonnaire. Il pénètre jusqu'à ce dernier, perd sa membrane de sorte que le noyau dédoublé de la petite cellule lenticulaire s'avance dans le sac embryonnaire. Des deux noyaux mâles provenant de cette cellule pollinique l'un d'eux se fusionne ainsi que le protoplasme màle qui Tentoure avec le noyau et le protoplasme de l'oosphère qui, dès lors fécondée, devient un œuf. L'autre noyau mâle continuant son chemin vient s'accoler au noyau secondaire du sac embryonnaire. C'est en celte double union que consiste la fécondation proprement dite. Dès lors, l'œuf et le noyau du sac embryonnaire vont commencer une nouvelle évolution qui nous amènera à la formation de la graine.

Coulare. — Lorsque l'ovaire n'a pas été fécondé, il

meurt avec tout le reste de la fleur ; on dit vulgairement

que le fruit a coulé. Les plantes cultivées qui soulîrent

le plus de la coulure sont les céréales, les abricotiers et

■ espèces à fruits pourvus de noyaux ; la vigne y est

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