DISSÉMINATION DES FRUITS ET DES GRAINES
el en général toutes celles qui renferment un très grand nombre de petites graines peuvent être comparées à des sabliers qui n'abandonnent leur contenu que peu à peu même sous l'action des efforts les plus violents. Au lieu de tomber en totalité au pied de la plante mère, les graines se trouvent ainsi dispersées dans toutes les directions. Dans quelques fruits, le péricarpe s'ouvre brusquement et les valves se replient avec une force capable de projeter les graines à une dislance de plusieurs mètres. C'est ce qui arrive dans le lupin et dans la balsamine des jardins.
La capsule d'une planted'Amérique {Hura crepilans) {fig. 286) s'ouvre avec bruit el projette ses graines dans lou testes directions; quand, dans nos collections, on veut conserver ces dernières, il ^'S-^^,r f'"'' '""„"'
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faut absolument serrer la capsule enpiiaai) ou arbre du avec une ficelle afin de prévenir la diaiie.
déhiscence violente et subite.
L'homme contribue pour une grande pari à la dissémination des végétaux ; il s'efforce de réunir tous ceux qui peuvent lui être utiles ou agréables: la pomme de terre nous vient du Chili; le mais, appelé improprement blé de Turquie, est une plante d'Amérique ; à son insu, il propage aussi des espèces nuisibles : les coquelicots {Papaver Rhxas) et les bluets (Centaurea Cyanus) qui infestent nds moissons sont originaires du Levant.
En Amérique, aux environsde Montevideo, le chardon tAaTie{Silybum Marianum) et notre cardon se sont tellement multipliés, qu'ils ont étouffé presque toutes les autres espèces qui formaient les pâturages de cette contrée.
De ce qui précède, nous concluons que pour maintenir des terres propres, il ne faut pas seulement faire la guerre aux mauvaisesherbesqui s'y développent; il faut encore se défendre contre l'introduction des germes qui peuvent dire apportés du dehors.