CONSERVATION DES MATIÈRES VÉ6ËTALES
évaporalîoQ, on en retire le sel qui peut être employé à nouveau.
A Thomery, des sarments garnis de deux ou trois grappes [fig. 292) soat introduils dans de petits flacons remplis d'eau, à laquelle on ajoute quelques cuillerées de charbon ; on empêche ainsi le liquide de se putréGer. La section du sarment exposée à l'air, est recouverte de cire à cacheter. Dans ces conditions, les grains restent turgescents et la rafle du raisin conserve même sa couleur verte.
En résumé, un frtiilier doit élrepeu éclairé, mainlenu à une température constante, voisine de ô-S", posséder une atmosphère un peu Immide, sans être jamais complètement saturée.
Dans les exploitations, une cave ou un cellier bien sains servent de fruitier, mais, quand les fruits sont l'objet d'un commerce important, il devient indispensable de recourir à une construction spéciale. La figure 293 représente un type de fruitier bien compris.
Pour l'emplacement, on choisit un terrain sec exposé aunord ; comme matériaux de construction, on emploie des pierres et des briques creuses (des pierres pour les fondations seulement): les murs, de faible épaisseur, sont doubles et laissent entre eux un intervalle de 0",50; une épaisse couverture de chaume abrite la construction.
Les ouvertures de chaque enceinte, toutes de faible dimension, sont fermées par des volets doubles qui joignent parfaitement. Le sol du fruitier est formé par un plancher situéà I mètreoul", 50 au-dessous du solextérieur. Le matelas d'air emprisonné entre les deux murs joue le rôle d'isolant; s'il en est besoin, entre les deux enceintes, on pulvérise de l'eau sur les murs et l'on détermine des courants d'air énergiques qui abaissent la température.
Jusqu'à l°',oO du sol, les fruits isolés les uns des autres reposent sur des tablettes horizontales formées de lattes non joinlives; à une hauteur plus grande, les tablettes sont remplacées par des gradins (fig. 294).